CHINE 4: le vieux Shangaï 1
Par jelaipa le dimanche, novembre 1 2009, 15:39 - Grandes vadrouilles - Lien permanent
L'apparition des concessions à la fin du XIX° enclot les Chinois à l'intérieur des murailles, datant de 1553, entourant la vieille ville (Nanshi); celle-ci resta confiné dans un passé révolu jusqu'à ces dernières années. Bien qu'au cours du XIX°, elle subit plusieurs incendies, elle conserva quand même son architecture ancienne.
En 1912, les remparts furent démolis, et remplacés par la Renim Lu, c'est à dire une avenue circulaire, qui aujourd'hui encore délimite Nanshi.
Avant 1949, seule celle-ci était administré par les Chinois, tandis que les concessions étrangères se partageaient le reste de Shanghaï.
Nanshi était devenu un repaire de gangsters et de trafiquants d'opium, mais aussi de révolutionnaires qui pouvaient se cacher dans ses ruelles étroites, au milieu des tripots et des fumeries.
Même aprés 1949, elle fut laissée dans l'oubli.
Mais en 1994-1995 de grands travaux sont entrepris: le jardin Yu a été remodelé, des architectures d'imitation ont remplacées des maison traditionnelles et tout autour du jardin Ming Yuyuan le bazar s'étend de plus en plus:
Comme vous pouvez voir, cette partie est extrèmement commerçante; Nous aurons du temps de libre après la visite du jardin du jardin Yuyuan pour y faire nos premiers achats! je résisterais vaillamment, car amoureuse de la soie, j'ai décidé de garder tous mes deniers pour le magasin d'usine que nous visiterons dans quelques jours.
Pour aller au jardin nous passons devant Huxinting Chashi qui est la plus ancienne maison de thé de la ville; elle date des Qing c'est à dire au moins du XIX° puisque cette période va de 1644 à 1911...
Mais nous voilà devant l'entrée du jardin du mandarinYu:
C'est un jardin Ming du XVI° siècle, que Pan Yunduan, ancien gouverneur de la région du Sichuan, mais originaire de Shanghaï, fit aménager en l'honneur de son père Pan En.Mais comme je vous l'ai dit précédemment l'ensemble fut entièrement rénové par des spécialistes des jardins à la fin du siècle dernier.
Le jardin s'étend sur deux hectares et représente le monde en miniature.
Tout est rond pour symboliser le ciel. Les chemins sont sinueux; il n'y a pas de vue d'ensemble, l'objectif étant de se couper du monde.
Les monticules de terre représentent des collines
Les ruisseaux: des rivières
Un étang: la mer
Les toits des pavillons sont ornés de dragons ondulant symbole de puissance impériale:
Mais ausi de guerriers et de monstres pour certains:
Cet ensemble a tout pour respirer la paix...malheureusement pour nous, nous sommes samedi et la foule envahit le jardin, comme elle envahit le bazar; il me plait de rêver être mandarin (Non! pour une fois je ne jouerai pas à la féministe et ce nom restera au masculin!) et de me promener dans les sentiers de ma propriété, philosophant tranquillement, observant les oiseaux...
Bon à dans 15 jours pour la suite de ce périple!
Commentaires
Argh, l'endroit qui m'a fait conceptualiser (en plus des "hutong" pékinois) la disneylandisation à la chinoise : je ne comprends même pas comment ce jardin peut avoir autant de succès auprès des tour-operators... (Auprès des Chinois, je comprends.)
Tout simplement parce que c'est ce que le touriste moyen, d'après les tours opérators, ont envie de voir: ouf! un peu de typique...Ce n'est que plus tard, lorsque nous verrons vraiment de "l'ancien" qu'on réalisera.
Donc soit on commence par Shangaï et on nous fait plaisir avec ce jardin.
Soit on finit par cette ville et nous ne voyons que le moderne après avoir visité pékin...
Et pour être honnête si maintenant je vois à quel point c'est artificiel ( d'où l'intérêt pour moi de revenir en arrière gràce à ce blog), sur le moment, je n'ai pas trop été choquée car nos guides ont bien su nous le vendre...Et c'est cette première impression que j'essaie de faire passer dans mon écrit ( car en fait, n'ayant pris aucune note, et m'écroulant de fatigue le soir) toutes les histoires autour des sites sont essentiellement des recherches à postiori.Ce qui explique ma lenteur à écrire ce carnet de voyage.