Dans son dernier billet zoridae raconte quelques anecdotes du temps où elle partageait sa chambre avec sa petite soeur.

Cela m'a rappelé des souvenirs : nous sommes une soeurerie de 4 filles;Je suis la numéro 3 et j'ai longtemps partagé avec soeur numéro 2 de trois ans mon ainée , non seulement la chambre ,mais aussi le même lit.

Autant dire qu'avant de dormir il y avait quelques échanges souvent ludiques entre nous.

Notre jeu préféré ,initié par ma soeur (c'était quand même,elle, l'ainée!!!) s'appelait " les deux soeurs" (admirez l'originalité!) .Pour ce jeu nous avions chacune un accessoire indispensable : une mini cape à capuchon de poupée ,que nous mettions sur notre tête et qui figurait des cheveux longs indispensables dans ce que nous imaginions être notre vie d'adulte. Le jeu commençait toujours par un "dring ,dring " représentant le réveil matin qui nous faisait virtuellement lever pour vivre une nouvelle journée de travail ,mais aussi de rencontre amoureuse .Rassurez vous ! Tout cela était très chaste car nous étions encore dans les années cinquante où même l'idée d'embrasser un garçon était beaucoup trop osée ;D'autant que nous n'avions pas de frère ,fréquentions une école où garçons et filles étaient séparés et avions un père pas très présent à la maison......Mais je m'éloigne de mon sujet d'autant plus facilement que je n'ai guère plus de souvenirs que le "Dring dring " du début ou alors de vagues réminiscences d'hôtesse de l'air qui prenait l'avion et ??.

Mais parfois l'humeur n'était pas au jeu mais au conflit ; nous trouvions alors un cordon ,une ficelle ou un bout de laine pour séparer le lit en deux ; Le marquage de cette frontière ne faisait qu'envenimer les choses : trop d'un côté ,trop de l'autre , pas droite , un doigt de pied qui dépassait ....Bref nous avons vite appris que "frontière = guerre sans merci ".

Nous avons grandi ,mais toujours partagé le lit .C'est là que ma soeur ,qui passant un CAP avait des cours d'anatomie , m'a appris ,livre de sciences à l'appui comment était fabriquée une fille.Merci à elle qui m'a évitée bien des angoisses.

Merci aussi à sa patience , car en grandissant ,figurez vous que j'avais HORREUR de me lever la première.Aussi ,lorsque mes cours commençaient plus tôt que les siens ,je me bougeais suffisamment dans le lit pour qu'elle ouvre un oeil ; moment que j'attendais avec impatience pour entamer la conversation ; Et je me souviens plusieurs fois lui avoir dit d'un ton péremptoire " il faudrait que TU te lèves , sinon JE vais être en retard "....... et gentiment elle le faisait....alors ,qu'elle , avait le temps...