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lundi, décembre 17 2012

Emigrés ou Emigrés?


Afin de vous faire patienter, le temps de mon voyage-retour à Moscou, un petit (tout petit) tour en Bretagne en guise de hors d'oeuvre...

Juste le temps de poser une question: pensez vous que le peuple érigera une stèle comme celle, ci-dessous, à tous les émigrés fiscaux qui débarqueront dans quelques années,sur nos plages, nos tarmacs et nos gares pour délivrer les pauvres contribuables du joug fiscal subi?
Joug que d'ailleurs ils "contribuent" (j'aime les ambiguïtés de la langue française) à alourdir en partant...Même si d'autres en restant ne se débrouillent pas mal non plus malgré leurs cris d’orfraie!


(Pour ceux qui auront du mal à lire l'inscription: "A l'aube du 27 juin 1795 les régiments d'émigrés foulent le sable des plages de Carnac").

A noter
: je n'y suis pour rien si c'est un menhir! D'autant que la photo a été prise bien avant "l'AFFAIRE" du siècle...

A vous de répondre! Et en connaissance de cause puisque l'histoire de ces émigrés là est ici.

dimanche, septembre 23 2012

Le festival "Visa pour l'image" à Perpignan


Pour la troisième année consécutive je suis partie début septembre du côté de Perpignan afin de visiter les différentes expositions composant "visa pour l'image".
Il s'agit d'un festival international de photojournalisme, où des photos-reporters nous présentent un évènement en plusieurs images et le moins de mots possibles.
Cette année nous en sommes à la 24ième édition et je regrette les 21 que je n'ai pas vues...

Ce sont souvent des images très dures, de guerres, de révoltes, de misères. Au hasard je dirais qu'un reportage sur dix est reposant...Et encore, n'ayant pas fait de statistiques précises je crains que mon optimisme naturel me joue des tours!

Mais j'ai trouvé pire dans Télérama en la personne de Luc Desbenoit qui sous-titre son article:
"virage à 180 degrés pour cette édition qui mise sur des images ultra léchées, belles et douces (...)"
Et que trouve-t-il pour illustrer son article: la photo d'une gamine de 11 ans obligée d'épouser un homme de 40 ans en Afghanistan; photo issue du reportage de Stéphanie Sinclair: "ces petites filles que l'on marie"...souvent dès leur 5 ans!
Il est vrai qu'il n'y a pas de sang comme dans le reportage d'Erika Larsen nous présentant "ces gens qui marchent avec les rennes", qui est apaisant même si de temps en temps on doit tuer un renne pour vivre...

Pour être juste cet article est publié dans la rubrique "art"...
Serait-ce l'ambiguïté du photo-reportage? Je connais des personnes de la région de Perpignan qui ne veulent plus visiter ce festival qui leur remue trop les tripes. Pour ma part je suis passée très vite devant certaines images de guerre; mais en même temps j'ai beaucoup appris.

Cependant, on ne se refait pas: je me suis surtout intéressée aux faits sociaux:

Les prisons: 2 reportages lors de l'exposition 2011

Valério Bispuri: "Voyages dans les prisons d'Amérique du sud" qui traite de la violence et de la surpopulation qui règne en ces lieux.
Fernando Moleres: "incarcération des jeunes en Afrique", où des gamins sont emprisonnés avec des adultes. Surpopulation, problèmes d'hygiène, harcèlement sexuel, manque de soins...

J'attends qu'un reporter sud-américain ou africain viennent faire un photo-reportage dans nos prisons...

La psychiatrie:

En 2011, Lu Nan nous présentait "Etat des services de psychiatrie chinois". Lu Nan avait pris ces photos entre 1989 et 1990, visitant 38 hôpitaux situés dans 10 provinces. On y voyait des malades enchainés, mal nourris et qui n'avaient des médicaments que si leurs familles pouvaient les payer...
En 2012, Robin Hammond expose "condamnés-La santé mentale dans les pays africains en conflit", où les hôpitaux se transforment en prisons et où les handicapés mentaux sont stigmatisés car considérés comme possédés. Ils sont attachés à leur lit, quand ils en ont un; sinon à un grillage et comme seul soin, des prêtres qui viennent les exorciser.

Il faut reconnaitre que chez nous les malades mentaux sont mieux traités: hospitalisés, parfois d'office, on les "stabilise" avec des médicament et ils peuvent rentrer chez eux...Même lorsqu'ils sont SDF, qu'ils n'ont pas de famille et que par conséquent ils oublient de renouveler leur traitement. S'ils ne meurent pas dans la rue ils commettent des délits, lors d'une phase de délire. Mais, manque de chance les experts psychiatres les examinent presque toujours lors de leur phase de lucidité...Et ils se retrouvent en prison au milieu des caïds...

Expulsion: un reportage en 2012

Sebastian Liste: "Urban Quilombo" ; ce reportage se déroule au Brésil, à Salvador de Bahia pour être précise. En 2003 des familles qui vivaient dans les rues dangereuses de cette ville ont occupé une chocolaterie désaffectée, en ruine. Petit à petit plusieurs douzaines de familles y vivaient et avaient créé un lieu de vie. Un microcosme où elles arrivaient à gérer, avec le soutien de la communauté, les problèmes de drogues, de prostitution et de violence...
Ces familles viennent d'être expulsées, sont dispersées; la scolarité des enfants est remise en cause...

Cela ne vous rappelle rien? Cherchez bien...

Bon, pas de photos sur ce billet! Pour le prochain je reprends mon visa pour Moscou, où vous aurez des photos soft (hélas pas vraiment artistiques) car je ne suis pas reporter et ne fait que du tourisme de masse....

mardi, septembre 27 2011

Tous à la cantine...

Interdiction de cantine pour les enfants de chômeurs...Scandale!

Et si les choses n'étaient pas aussi simples?
Que je vous raconte: il y a 3-4 ans le nombre d'inscrits à la cantine du village (où je suis élue) étaient plus important que le nombre de places.
Bien entendu, il était hors de question pour la plupart des membres de notre équipe d'interdire la cantine à quelque enfant qui soit. Et surtout pas à ceux issus des familles les plus démunis...
Oui, mais comment faire quand on ne peut pas repousser les murs; qu'il est inenvisageable de construire une nouvelle cantine faute de moyens; c'est à dire sans subvention, donc pas avant quelques années?

Nous avons donc programmé une réunion avec les représentants des parents d'élèves, le Directeur de l'école et quelques élus. Après calculs et réflexions nous sommes partis sur l'idée de 3 services: les maternelles seraient servis les premiers, avant d'aller à la sieste, puis deux services de primaires.
C'était sans compter sur le refus de dérogation de l'Education Nationale car notre système faisait manquer 10 minutes de cours par jour aux maternelles. Or nous ne pouvions pas jouer sur les heures d'entrée et de sortie de classe à cause des cars scolaires qui sont à flux tendus et ont plusieurs tournées à effectuer (autres écoles, collèges, lycée!).
Ne restait plus qu'à diminuer le temps de repas pour chaque service!
Bilan? au bout d'un an, même en essayant de privilégier les plus petits, tous les participants de la réunion ont été d'accord pour dire que ce système était inhumain: entre le temps de se mettre à table, de sortir de table, et de permettre aux femmes de service de débarrasser et remettre la table (et nous avons la chance d'avoir un personnel particulièrement performant), les enfants avaient entre 15 et 20 minutes pour avaler leur repas. Et ce dans un stress énorme. En fait seuls les plus grands appréciaient la plaisanterie.

Nous avons donc programmé de nouvelles réunions et sommes arrivés à un règlement qui, je n'ose écrire satisfait, mais convient, faute de mieux à tous:
Il n'y a plus que 2 services.
Seront prioritaires les enfants dont les 2 parents (ou un seul en cas de famille monoparentale) travaillent.
Nous demandons à certains parents ayant des horaires irréguliers de nous donner leur dates un mois à l'avance. Et là...Première dérogation: beaucoup de ceux-ci n'ont pas leur planning sur un mois. Heureusement ils sont peu nombreux.
Nous réservons aussi 2 ou 3 places pour des enfants qui arriveraient en cours d'année scolaire.
Et c'est ainsi (réserves de places et parents aux horaires irréguliers) que nous pouvons répondre à certaines demandes exceptionnelles: parents chômeurs devant se rendre à un entretien; maladie, accident de la vie empêchant le parent à la maison de s'occuper de son enfant, et même convenance personnel sachant que dans ce cas là nous leur préconisons de choisir plutôt le lundi ou le vendredi (RTT des "travailleurs" libérant des places); de plus nous ne garantissons pas une réponse favorable à chaque fois quand il s'agit de convenance personnelle.

J'oubliais une autre contrainte: il est important de s'inscrire, si possible, au moins 24h à l'avance car nous sommes livrés par un traiteur.

Je tiens aussi à vous préciser que le CCAS (Centre communale d'Action Sociale) a toute latitude à faire admettre à la cantine des enfants de familles en grande difficulté et qu'il nous arrive souvent de prendre en charge leur repas.

Alors la prochaine fois que des journaleux feront un Buzz sur des enfants de chômeurs interdits de cantine vérifiez bien ce qu'il en est en réalité, car on pourrait, aussi dire que chez nous les enfants de chômeurs sont interdits de cantine...Mais avec des nuances.

Et pour conclure, le maire de Thonon Les Bains a tout à fait raison: rien n'oblige une commune d'ouvrir une cantine dans son école car c'est un choix politique ou...de moyens.


vendredi, janvier 21 2011

Qu'est ce que la sagesse?

On parle souvent de la sagesse des anciens.
Je crains bien qu'actuellement on ne confonde sagesse et somnolence.
Sont considérés comme sages, ceux qui assis dans leur fauteuil, "charentaises" au pied, dodelinent de la tête en faisant croire qu'ils réfléchissent alors qu'ils dorment.

Heureusement que certains vieux ont une autre image de leurs responsabilités:
Vous n'avez pas pu échapper au revigorant opuscule de Stéphane Hessel:




Mais savez vous que le vieux Siné sème toujours sa zone sur la toile?
Un brin provocateur...Mais qu'importe!
Les deux ont en commun de réfléchir à notre société et d'essayer d'éveiller nos consciences.

Que ce soit par indignation ou esprit révolutionnaire, peu importe!
Il est certain, qu'ils dérangent:
si le second a été viré de "Charlie Hebdo" par Philippe Val, nommé depuis par "tout'ptit" (c'est dire!) directeur de l'info à France inter (et condamné en première instance à verser 40000€ à Siné pour licenciement abusif!);
le second vient de voir annuler sous la pression de notre gouvernement (la minuscule n'est pas une faute de frappe) une conférence qu'il devait donner le 18 janvier 2011 à l'Ecole Normale Supérieure (ENS).

Voilà ce qu'est pour moi la sagesse des vieux: nous rappeler que nous ne sommes pas obligés de subir; d'autant moins que pour l'instant nous avons la chance d'être, encore un peu, en démocratie et de pouvoir avoir une influence sur les évènements...

Et dire que ce matin France Inter a réalisé une matinale spéciale en directe de Tunisie pour fêter la démocratisation possible de ce pays! C'est-y pas de la provoc!

vendredi, octobre 22 2010

Vacances ?!?

Dans ma chambre à coucher je capte très mal la FM.
Je suis arrivée, en cherchant bien, à me dégotter un réveil qui a encore une plage "grandes ondes".
Je navigue donc le matin entre France-Inter, Europe 1 et radio-Luxembourg RTL.
Je sais, il y a mieux et il serait plus judicieux que j'écoute un CD pour un réveil plus doux; par contre pour l'efficacité d'un réveil dynamique les radios captées sur GO sont un bon choix au regard de la colère qui monte en moi au fur et à mesure de ma navigation.

Ce fut le cas ce matin: en effet les trois stations ont démarré leur journal par une question existentielle des plus importantes: "les vacances de la Toussaint commencent aujourd'hui! Les Français vont-ils pouvoir partir?". Ce bien entendu suivi par de plus ou moins longs commentaires...


Ne croyez pas que je sois indifférente aux déceptions des futurs ex-vacanciers; c'est super de partir, de retrouver la famille, des amis etc...C'est même important.
Il est certain que si dans quelques semaines, faute de carburant et de train, je suis dans l'impossibilité de rejoindre Carnac, sa thalasso et les copines et copains que je ne vois qu'une fois par an, je serais profondément déçue!
Mais j'attendrai de mes proches et éventuellement des médias une aide pour sortir de mon égocentrisme et relativiser l'évènement ou plus précisément le non-évènement .

Ce qui se joue actuellement c'est notre avenir, celui de nos enfants.
Les grévistes ne vont pas partir en vacances et les personnes qui les vilipendent seront bien contents de profiter des avantages qu'ils pourront peut-être nous/leurs obtenir.

Alors, Mesdames, Messieurs les journalistes si vous n'êtes pas en grève, au moins ne vous contentez pas de lire une quelconque dépêche, mais aidez nous à réfléchir et élargissez notre vision en élargissant la votre!
Déjà que lors des infos matutinales nous ne savons jamais ce qui se passe hors de France hormis les indispensables résultats sportifs...

Oh! My god...Mais j'y pense: dans une semaine s'ouvre le salon Majolaine au parc floral de Vincennes: vais-je avoir assez de carburant pour aller acheter ma tisane?

jeudi, octobre 14 2010

FAKIR (Journal faché avec tout le monde. Ou presque.)


On peut être un "professionnel de la profession", mais à force d'accointance se contenter de copier les dépêches AFP estampillées "officiel".

On peut être bénévole, avoir un autre métier pour vivre, et publier depuis 11 ans un journal dont on écrit les articles, avec des interviews non bidouillées; bref faire de la Politique, comme les Grecs anciens l'entendaient: en s'occupant en tant que citoyen de la vie de la Cité.
Savez vous, par exemple, comment la nomenklatura financière s'est fabriquée le candidat PS idéal qui oeuvrera pour elle?
Comment les accidents du travail des pauvres sont enterrés par la justice avec les victimes?

Houla! la vieille à la retraite; elle commence à délirer et elle fantasme...personne n'osera écrire cela!
Et bien si: des journalistes amateurs et engagés qui ont encore un idéal.
Leur journal parait, apparemment, une fois par trimestre...Sans pub, avec des reportages, des réflexions, et des dessins, de l'humour noir, bref un petit "Siné trimestro".

Vous trouverez Fakir dans toutes les bonnes librairies (3€ le numéro) ou par abonnement.


Tous les renseignements sont sur leur site.
Bravo les Picards et merci les réseaux sociaux qui élargissent leur lectorat potentiel.

Pour le fun, une petite vidéo.

jeudi, juillet 1 2010

Zoé Shepard

Le conseil de discipline vient de se réunir.

Il propose 2 ans de suspension, sans salaire et sans pouvoir travailler dans la Fonction Publique.
C'est maintenant au responsable du Conseil Régional d'Aquitaine ( certains des fonctionnaires criant haut et fort qu'ils s'étaient reconnus dans "coconne", "simplet" et autres caricatures...On a la gloire que l'on peut!) de prendre une décision.
C'est à dire qu'il va être juge et partie.
En effet les membres du conseil de discipline ne donnent qu'un avis!
Et pour en rajouter à l'esprit de démocratie, seulement moins de 5 membres sur 7 auraient lu ce livre, alors qu'ils devaient dire si celui-ci portait atteinte au devoir de réserve ou non.

Dernières nouvelles:

En fait ce serait 2 membres sur 7 qui auraient lu le livre; c'est peut-être pour cela qu'il serait de plus en plus difficile à trouver : ils essaient de se rattraper!
Attention: collector!

Apparemment le verdict tomberait le 24 de ce mois.

Il y a une page spéciale avec tous les articles de presse sur Facebook

vendredi, juin 25 2010

Pleurez les humoristes: après Siné, S.Guillon, D.Porte...Z.Shepard!


Décidément ce n'est pas la joie pour les humoristes!
Taisez vous!
Il n'y a rien à voir, rien à dire.
La petite maison dans la prairie; tout va bien!
Et si vous ne voulez pas, nous avons les armes pour vous faire taire...

Cela a commencé par Siné...
Puis cela continue avec Stéphane Guillon et Didier Porte virés de France Inter: on en parle, ils sont connus...peut-être arriveront-ils à rebondir?

Et maintenant cela continue avec Zoé Shepard, qui m'a tant fait rire avec sa "pochardise"!
Bon, cette fois-ci Philippe Val n'y est pour rien, je pense!
Mais justement, elle fait partie des petits, des pas connus, des peu médiatisés...Si vous aimez rire, si vous êtes pour la liberté de parole, seule solution:

           MEDIATISONS LA ET NE LAISSONS PAS LES CONS GAGNER

lundi, février 8 2010

les dégâts cachés de la merveilleuse Présidence Française actuelle...

De peur d'être contaminée je fuis tous les discours et toutes les interventions Présidentielles; mais en citoyenne responsable j'écoute quand même les infos où certains extraits de ces discours nous sont infligés, imposés, présentés.
J'ai eu d'excellents profs de Français qui étaient aussi d'excellents profs de latin.
Et ne voilà-il pas qu'en relisant mon billet d'hier je découvre, à ma grande honte, qu'il manque plein de "ne" et de "n' "; que j'ai mis un "à " là où il aurait fallu un "pour" etc...
Ne cherchez pas j'ai corrigé ces fautes...enfin! j'espère ne pas en avoir oubliées!

La nocivité s'introduit partout!
Et dire que les immigrés ne vont avoir le droit d'entrer en France qu'à condition qu'ils causent maitrisent bien notre langue!
Et quels dégâts sur les jeunes générations...


mercredi, décembre 16 2009

Chacun dans sa bulle étanche....Et ne parlons pas Politique

Quand je lis mes journaux préférés: Siné Hebdo et le Canard Enchaîné...
Quand j'écoute Didier Porte...
Quand je lis certains blogs...
Je suis rassurée et me dis qu'avec toutes les bêtises que fait ce gouvernement, il va suffire qu'une femme ou un homme un peu plus à gauche sorte du rang avec quelques idées pour que je redevienne fière de ma France!

Mais lorsqu'un collègue trouve tout à fait normal que le Président de la République utilise les grands pontes de sa police pour le scooter de son fils ou utilise l'argent publique d'une façon éhontée pour des sondages alors que les hôpitaux se meurent, parce que lorsqu'on a le pouvoir c'est normal d'en profiter...
Quand dans l'ascenseur de mon administration, deux hommes que je ne connais pas, dans la cinquantaine, bien nourris et regardant les autres de telle manière que nous sentons bien que nous ne les valons pas, disent en parlant de l'organisation des centres de vaccination sur le département: "Aaaah! Si Sarko venait, il nous organiserait cela en un rien de temps"...sous entendu: "tous nuls! attention on va le dire à papa..."
Quand on me prévient de ne pas dire de mal de Sarko parce que un tel ou une telle sont des fans!

Je me dis que ce serait bien que les uns et les autres se rencontrent et ne restent pas chacun avec son pair car:
Je me dis que la Démocratie est bien mal au point.
Je me dis en voyant notre Président en colère parce que des députés de son bord émettent des réserves, qu'il ne nous montre pas l'exemple de cette Démocratie qu'il devrait représenter.
Et je me dis qu'il est grand temps que les citoyens aient le courage de reparler Politique! et tant mieux si on s'engueule car c'est ainsi que les idées avancent alors que si nous restons chacun dans notre clan nous courrons vers la catastrophe...


lundi, octobre 5 2009

Coup de gueule du jour....et la Chine attendra!

Dieu sait que ce gouvernement a fait des conneries! Mais alors là on atteind un sommet....
Donner des primes aux écoles qui gardent leurs "décrocheurs" (On appelle "décrocheurs ceux qui ne vont plus en cours soudainement)! et ces primes serviront à faire, entre autre des voyages scolaires!

Mais les décrocheurs, s'ils décrochent, c'est parce qu'ils ne se sentent pas intégrés à l'école; en général pour de multiples raisons, ne serait-ce que parce qu'à un moment ils n'ont plus rien compris au cours et se sont sentis largués...Ce qui veut dire qu'ils ont besoin que l'on s'occupe, fermement, d'eux....Et que fait ce gouvernement?

Il diminue le nombre de profs et donne de l'argent pour des activités dont ils n'ont rien à faire.
Et pire: alors que ces gamins se sentent en échec et sont persuadés qu'ils n'arriveront jamais à rien, ils vont être en plus responsables si leurs petits camarades n'ont pas de sorties!

Mais quel est le psy (doit bien y'en avoir un pour une idée aussi naze) qui a eu cette idée délirante.

Au fait! si on a quelques sous on pourrait déjà commencer par verser leur bourse aux étudiants dés septembre-octobre et non pas en mars; car c'est au début de l'année universitaire qu'ils en ont besoin pour la piaule ou les transports en commun, les livres, le resto U.
C'est comme le RSA que les moins de 25 ans auront le droit de toucher seulement s'ils ont travaillé deux ans...Cherchez l'erreur...



Je ne connais pas ce livre ni cette auteure mais le titre exprime parfaitement ma pensée...

dimanche, juillet 5 2009

La dernière blague de Jacques Chirac Président...

Avant de partir en retraite, Jacques Chirac a donné son accord pour l'organisation d'une " année de la Turquie en France"; ceci pour faire pendant à l'année de "la France en Turquie" qui s'était déroulée en 2006.
Au départ les manifestations devaient débuter au mois de mars de cette année.
Notre Super-Président ( j'fais gaffe à ce que j'écris car avec Hadopi...), qui n'était déjà pas trop enthousiasmé ( c'est le moins qu'on puisse dire!) par cette manifestation, paniqua en décembre dernier, lorsqu'il réalisa que les festivités commenceraient en mars 2009, à quelques semaines des Européennes!
Fichtre! qu'allait penser son électorat? branle bas de combat...Ouf! Un accord fut signé: l'année de la Turquie en France,commencerait le 1er juillet 2009 pour finir le 31 mars 2010: non seulement la campagne (mémorable comme nous avons pu le constater...) des Européennes fut sauvée; mais, cerise sur le gâteau, on a quatre mois de moins à subir ces envahisseurs.

Je sais bien que tous les Turcs n'apprécient pas non plus ces festivités; et que dire des Arméniens!
Mais si on veut que la démocratie triomphe et que les extrémismes soient marginalisés, la meilleure solution est d'apprendre à nous connaitre.

Et savez vous quoi? Est prévu pour l'an prochain un évènement majeur, soit: " 2010, Istanbul Capitale Européenne de la Culture"....



Jacques Chirac est un grand filou, dont je n'ai pas souvent apprécié la Politique.
Mais je regrette sa grande Culture Humaniste, qu'il a trop souvent caché...

dimanche, juin 28 2009

A bas les cases...

L'âgisme c'est comme le racisme: on met tout le monde dans une petite case; on cale le tout avec des a-priori et on emballe l'ensemble avec des platitudes exemplaires. 



 

                                               

lundi, mai 25 2009

Julien Coupat et le terrorisme

Il y a longtemps que je ne vous avez pas interpelé sur la Politique...
Mais si vous voulez connaitre la pensée de Julien Coupat;
Mais si vous voulez découvrir une définition du terrorisme;
Et surtout si vous voulez faire travailler vos méninges, loin,des discours politiques lénifiants;

Alors je vous conseille fortement cette interview de Julien Coupat par le journal "le monde".

Imprimez l'article et relisez le! Quel beau sujet pour le BAC philo!

samedi, mars 14 2009

Vous y comprenez quelque chose, vous, à l'urbanisme ?

Que vous ayez quelques connaissances, ou que ce terme n'évoque  rien pour vous: je vous conseille vivement le nouveau blog d'Ardente.
Soit vous y découvrirez un monde inconnu clairement expliqué.
Soit vous échangerez des idées, car en plus d'être claire dans son propos, la dame donne son avis.

Et de toute façon vous comprendrez mieux ce qui se cache parfois derrière les "grands projets" qui nous concernent tous.

samedi, mars 7 2009

C'est écrit dans les journaux; et puis nous on a payé.....

Et voilà! tout est dit:
Du moment que les journaux en ont parlé on n'a plus rien à apprendre!
Et si on a payé, on a tous les droits!

Mais de quoi je parle? de certains participant(e)s à l'université inter-âges.
Basile Baudez est venu faire son cours.S'il avait été absent à la dernière séance, c'est parce qu'il était en grève.Il allait nous expliquer pourquoi....il n'a pu....
Des cris se sont élevés dans l'amphi: "on a payé nous!" (oui...75€ pour 12 séances!) Monsieur Baudez a essayé de dire que cet argent n'était pas pour lui....les cris ont continué: "nous ne voulons pas savoir pourquoi; nous savons! c'est écrit dans les journaux..." hurlait une femme derrière moi.
Un monsieur qui voulait entendre ce que Monsieur Baudez avait envie de nous dire, a demandé que ceux qui étaient d'accord avec lui lèvent la main: nous étions une très grosse majorité...
Mais dès que Basile Baudez essayait de parler les cris hystériques reprenaient....Il a abandonné, hélas.

Mais il nous a fait un cours toujours aussi remarquable et passionnant.
Fin de la séance: le quart d'heure des questions-réponses.
Première question:"est ce que le cours de la dernière fois sera remplacé?" Gloups....
Même la femme, très réservée, assise à mes côtés était outrée :"quelle impolitesse! quelle incorrection! Vous allez voir qu'ils vont demander le remboursement!"
Quand je lui ai répondu que c'était pire que de l'impolitesse; que c'était un manque de citoyenneté! Et qu'en riant j'ai ajouté, qu'une grève qui ne génait pas, n'était pas une grève; je ne suis pas certaine qu'elle ait été d'accord sur tout.Mais je l'horripilais moins que ceux qu'elle considérait comme des mal polis.

Et pourtant quand on a un professeur de la qualité de celui là (je vous en ai déjà parlé ; et son CV -ici- est ébouriffant) on le respecte et on écoute ce qu'il a à dire sur les évènements présents.Et puis, quels journaux elle lit la brailleuse?

mardi, février 17 2009

Un fonctionnaire doit-il seulement exécuter?


La Loi 83-634 du 13 juillet 1983 " portant droits et obligations des fonctionnaires"
Loi dite " Le Pors"; version consolidée au 19 juin 2008 dit:

Article 28
Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public.

(Cet article est surnommé : "droit à la désobéissance")

Cependant dans une note écrite le 23 septembre 2007, le cabinet d'avocats "Patrick Lingebe" fait remarquer qu'il n'existe pas de définition légale et jurisprudentielle expliquant la notion cumulative d'ordre "manifestement illégal" et "de nature à compromettre gravement un intérêt public".
Cela veut dire que le fonctionnaire est "tout seul pour se rebeller contre l'autorité hiérarchique avec les risques professionnels que cela comporte".

Alors? que faire?
Peut-on associer cet article avec l'article 223-6 du code pénal (ordonnance n° 2000-916 du 19 septembre 2000) concernant la "non- assistance à personne en danger" dans la mesure où le fonctionnaire est aussi un citoyen? ceci au cas improbable où il viendrait l'idée à quelqu'un d'interdire au 115 ( numéro d'urgence pour les SDF) de payer des nuits d'hôtel à une mère Roumaine et son enfant?

Mais comment une idée aussi saugrenue peut-elle me passer par la tête en cette période de paix sociale?

jeudi, janvier 29 2009

Rassurez moi! ce n'est pas vrai?

Les gens sont dans la rue.
Le service publique se fait démanteler.
Il y a du chômage.
Il y a beaucoup trop de personnes sans abris.
Plus d'argent dans les caisses; je veux dire pour les pauvres, parce que nos gouvernants semblent s'en sortir!
Le moyen Orient est en guerre.L'Afrique craque de toute part

Et que ferait la Bécassine du PS?
Elle aurait commis un livre-interview où elle pleurerait sur son enfance avec un père sévère? Il serait temps à son âge qu'elle s'en remette!
Et en plus elle cafterait ses petits camarades qui auraient été méchants avec elle?

Ne me dites pas qu'elle voudrait en plus nous gouverner?
Qu'elle pense à 2012 en se foutant de maintenant?

Moi j'ai besoin d'une adulte qui s'assume.D'une dirigeante aux nerfs d'aciers face aux loups extérieurs!Et surement pas d'une pleurnicheuse qui n'arrive pas à se faire des copains...

L'info que j'ai lu sur internet est surement fausse, car une future chef d'Etat ne peut pas être comme cela....


lundi, janvier 12 2009

La guerre d'Israël en Palestine

Depuis quelques jours j'écris des billets futiles, alors que ce qui me préoccupe le plus, est ce qui se passe actuellement en Palestine.
L'horreur est telle, que j'ai du mal à en parler...
Par hasard je suis tombé sur un blog où une israëlienne , avec bonne foi, défendait son gouvernement, employant des arguments comme: les palestiniens mettent en avant leurs enfants; le Hamas fait de la propagande; regardez sur ces photos: nos soldats sont gentils, ils donnent des bonbons aux enfants....

Quels mots employer pour lui faire comprendre que la propagande est aussi dans son pays?

Et puis, comment ne pas attiser la haine en France? je ne suis pas d'accord avec ceux qui brulent des synagogues, qui profanent des cimetières.C'est de l'antisémitisme; c'est idiot et ne peut que renforcer la haine

Ne confondons pas israëlites et Israëliens.

Ne confondons pas Israëliens et le gouvernement d'extrême droite qui dirige leur pays.

Lisez les deux articles suivant, écrits par des Israëliens; ils expliquent beaucoup de choses:

« LE TEMPS DES JUSTES »

Gideon Levy

Cette guerre, peut-être plus que les précédentes, expose le véritable esprit de fond de la société israélienne. Les Israéliens se nourrissent du racisme et de la haine, comme le montrent leur pulsion pour la vengeance et leur soif de sang. Ainsi que le décrivent les correspondants militaires à la télévision, « L’inclination du commandant » dans les Forces de Défense d’Israël est à présent « de tuer autant de personnes que possible ». Et même si référence est faite aux combattants du Hamas, cette inclination fait toujours froid dans le dos.

L’agression et la brutalité débridées sont justifiées comme un « exercice d’avertissement » : le prix effrayant du sang – environ 100 Palestiniens pour chaque Israélien tué – ne soulève aucune question, comme si nous avions décidé que leur sang valait cent fois moins que le nôtre, signe de reconnaissance de notre racisme inhérent.

La droite, les nationalistes, les chauvins et les militaristes sont les seuls à pouvoir légitimement donner le ton. Ne nous bassinez pas avec l’humanité et la compassion ! Ce n’est qu’en périphérie qu’une voix de protestation – illégitime, ostracisée et ignorée par la couverture médiatique – peut se faire entendre de la part d’un petit groupe courageux de Juifs et d’Arabes.

A côté de tout cela, une autre voix se fait entendre, celle des « justes » et des hypocrites. Mon collègue, Ari Shavit, semble être leur porte-parole éloquent. Cette semaine, Shavit a écrit dans ce journal (« Israel must double, triple, quadruple its medical aid to Gaza » [Israël doit doubler, tripler, quadrupler son aide médicale à Gaza], Haaretz du 7 janvier): « L’offensive israélienne sur Gaza est justifiée… Seule une initiative humanitaire immédiate et généreuse prouvera que durant cette guerre brutale qui nous a été imposée, nous nous souvenons qu’il y a des êtres humains dans l’autre camp. »

Pour Shavit, qui a défendu la justesse ce cette guerre et a insisté qu’elle ne devait pas être perdue, son prix est immatériel, comme l’est le fait qu’il n’y a aucune victoire dans de telles guerres injustes. Et il ose, dans la même tirade, prêcher « l’humanité » !

Shavit nous souhaite-t-il de tuer et tuer et après coup installer des hôpitaux de campagne et envoyer des médicaments pour soigner les blessés ? Il sait qu’une guerre contre une population sans défense, peut-être la plus impuissante du monde, qui n’a nulle part où s’enfuir, ne peut être que cruelle et méprisable. Mais ces personnes veulent toujours s’en sortir la tête haute. Nous larguerons des bombes sur des immeubles résidentiels et ensuite nous soignerons les blessés à Ichilov [l’hôpital de Tel Aviv] ; nous pilonnerons des refuges précaires dans les écoles de l’ONU et ensuite nous pourvoirons à la rééducation des estropiés à Beit Lewinstein. Nous tirerons et ensuite nous pleurerons, nous tuerons et ensuite nous nous lamenterons, nous abattrons des femmes et des enfants, tels des machines automatiques à tuer, et nous préserverons également notre dignité.

Le problème est que cela ne fonctionne tout simplement pas de cette façon. C’est une hypocrisie et une autosatisfaction scandaleuses. Ceux qui lancent ces appels enflammés à toujours plus de violence sans prendre en considération les conséquences sont au moins plus honnêtes sur le sujet.

On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. La seule « pureté » de cette guerre est « l’épuration des terroristes », c’est-à-dire, semer véritablement des tragédies horribles. Ce qui se déroule à Gaza n’est pas un désastre naturel, un tremblement de terre ou une inondation, pour lequel il serait de notre devoir et de notre droit de tendre une main secourable à ceux qui sont affectés, d’envoyer des équipes de sauvetage, comme nous adorons le faire. Manque de bol, tous les désastres qui se produisent à Gaza sont créés par l’homme – par nous-mêmes ! Les mains tachées de sang ne peuvent secourir. De la brutalité ne surgit pas la compassion.

Pourtant il y en aura qui voudront toujours le beurre et l’argent du beurre. Tuer et détruire sans distinction et également en sortir la tête haute, avec une conscience propre. Continuer avec les crimes de guerre sans le moindre sens de la lourde culpabilité qui devrait les accompagner. Il faut avoir du culot ! Quiconque justifie cette guerre justifie également tous ses crimes. Quiconque prêche pour cette guerre et croit en la justesse des massacres qu’elle inflige n’a aucun droit de parler de moralité et d’humanité. Il n’y a rien de tel que tuer et nourrir simultanément. Cette attitude est une représentation fidèle du sentiment israélien basique et dual qui nous accompagne depuis toujours : Commettre le mal, mais se sentir purs à nos propres yeux. Tuer, démolir, affamer, emprisonner et humilier – et être dans notre droit, pour ne pas dire des « justes ». Les va-t-en-guerre « justes » ne pourront pas se permettre ce luxe.

Quiconque justifie cette guerre justifie également tous ses crimes. Quiconque la considère comme une guerre défensive doit porter la responsabilité morale de ses conséquences. Quiconque encourage aujourd’hui les politiciens et l’armée à la poursuivre devra aussi porter la marque de Caïn qui sera gravée sur son front après la guerre. Tous ceux qui soutiennent cette guerre soutiennent aussi l’horreur.

Gideon Levy
Haaretz, 9 janvier 2009

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« COMBIEN DE DIVISIONS ? »

 Uri Avnery

Un crime effroyable a été commis à Leningrad, il y a soixante dix ans, pendant la seconde guerre mondiale.

Pendant plus de mille jours, un groupe terroriste, « l’armée rouge » a tenu en otage des millions d’habitants de la ville et a provoqué la réplique de la Wermacht allemande contre des lieux où se trouvaient la population. Les allemands n’ont pas eu d’autre choix que de bombarder et de pilonner la population et d’imposer un blocus total, qui a causé la mort de centaines de milliers de personnes.

Quelque temps auparavant, le même crime a été commis en Angleterre. Le groupe Churchill s’est caché parmi la population de Londres, utilisant des millions de citoyens comme des boucliers humains. Les allemands ont du envoyer leur aviation, la Luftwaffe, et , à leur corps défendant, ont réduit la cité en cendres. Ils ont appelé cette opération « le Blitz ».

Voilà ce qu’on aurait pu lire dans les livres d’histoire si les allemands avaient gagné la guerre.

C’est absurde? Pas plus que ce que nos medias écrivent jour après jour, répétant jusqu’à la nausée : les terroristes du Hamas ont pris les habitants de Gaza en otages et se servent des femmes et des enfants comme de boucliers humains, ne nous laissant pas d’autre choix que de lancer des bombardements massifs, lors desquels, à notre grande tristesse, des milliers de femmes, d’enfants et d’hommes sans armes sont tués et blessés.

Dans cette guerre, comme dans toutes les guerres modernes, la propagande joue un rôle primordial. La disparité entre les forces, entre l’armée israélienne – avec ses avions, ses vedettes, ses drones, ses bateaux de guerre, son artillerie, ses tanks -et les quelques milliers de combattants du Hamas dotés d’armes légères, est de l’ordre de 1 pour 1000, voire de 1 pour 1000000. Sur le plan politique l’écart est peut-être encore plus grand. Mais, pour ce qui est de la propagande, il est presque infini.

Presque tous les medias occidentaux ont d’abord répété la ligne officielle de la propagande israélienne. Ils ont presque entièrement ignoré le versant palestinien de l’histoire, sans parler des manifestations quotidiennes du camp de la paix israélien. Le discours du gouvernement israélien ( « un état doit défendre ses citoyens contre les missiles qassams ») a été accepté comme la vérité vraie. Le point de vue de l’autre camp, que les qassams n’étaient que la réponse au siège qui affamait un million et demi d’habitants de la Bande de Gaza, n’était mentionné nulle part.

Ce ne fut qu’au moment où les images d’horreur venant de Gaza commencèrent à apparaître sur les écrans occidentaux que l’opinion publique mondiale se mit à changer. A dire vrai, les télévisions en Israël et en Occident ne montrèrent qu’au compte goutte les évènements effroyables qu’Aljazeera, la chaîne arabe, diffusait 24 heures sur 24, mais la photo d’un enfant mort dans les bras de son père terrifié a plus de pouvoir de conviction qu’un millier de belles phrases sortant de la bouche du porte- parole de l’armée israélienne. Et finalement, ce fut décisif.

La guerre – toute guerre – est faite de mensonges. Qu’on l’appelle propagande, ou guerre psychologique, on accepte qu’un pays en guerre a le droit de mentir. Quiconque parle vrai peut-être considéré comme un traître.

Le problème est que la propagande convainc d’abord le propagandiste. Et quand l’on s’est convaincu que le mensonge est la vérité et la falsification la réalité, on ne peut plus prendre de décision rationnelle.

Prenons l’exemple de l’atrocité la plus choquante de cette guerre, du moins jusqu’à aujourd’hui : le bombardement de l’école de l’ONU de Fakhura, dans le camp de réfugiés de Jabaliya.

Dès que le monde a connu cet incident, l’armée a « révélé» que les combattants du Hamas avaient lancé des obus de mortier à partir d’une position proche de l’entrée de l’école. Pour preuve, ils ont produit une photo aérienne qui montrait, en effet, l’école et le mortier. Mais il n’a pas fallu longtemps pour que le menteur officiel de l’armée admette que la photo datait d’un an au moins. Bref, une falsification.

Le menteur officiel déclara ensuite que « nos soldats avaient subi des tirs qui venaient de l’intérieur de l’école ». Un jour passa avant que l’armée ne doive admettre devant le personnel de l’ONU que c’était un autre mensonge. Personne n’avait tiré depuis l’école, il n’y avait pas de combattants du Hamas mais des réfugiés terrifiés.

Mais, cet aveu fit difficilement la différence. Le public israélien, pendant ce temps, fut totalement convaincu qu’ « ils avaient tiré depuis l’intérieur de l’école », et les journalistes de la télévision firent comme si c’était un fait acquis.

Il en fut de même pour les autres atrocités. Tout bébé fut métamorphosé, par sa mort, en terroriste du Hamas. Toute mosquée bombardée devint une base du Hamas, tout appartement une cache d’armes, toute école un poste de commandement, tout bâtiment public « un symbole du pouvoir du Hamas ». Ainsi l’armée d’Israël préserva la pureté de « l’armée la plus morale du monde ».

La vérité est que les atrocités sont le résultat direct du plan de guerre. Elles reflètent la personnalité d’Ehud Barak, un homme dont la façon de penser et les actes ressortent à l’évidence de ce qu’on appelle « un désordre moral », un trouble sociopathique.

Le but réel ( si l’on exclut le gain de sièges lors des prochaines élections) est d’en finir avec la domination du Hamas sur la Bande de Gaza. Dans l’imagination des concepteurs, le Hamas est un envahisseur qui s’est emparé d’un pays étranger. La réalité, bien sûr, est tout à fait autre.

Le mouvement Hamas a remporté la majorité des votes lors d’élections éminemment démocratiques qui ont eu lieu en Cisjordanie, à Jérusalem Est, et dans la Bande de Gaza. Il a gagné parce que les Palestiniens sont arrivés à la conclusion que la stratégie pacifiste du Fatah n’avait permis d’obtenir rien de tangible d’Israël – ni un gel de la colonisation, ni la libération des prisonniers, ni aucun pas significatif vers la fin de l’occupation et la création d’un état palestinien. Le Hamas est profondément enraciné dans la population palestinienne – pas seulement parce qu’il est un mouvement de résistance combattant l’occupant étranger, comme l’Irgoun et le Groupe Stern l’avaient fait dans le passé – mais aussi parce qu’il est une organisation politique et religieuse qui s’occupent de services au public, sociaux, éducatifs et médicaux.

Pour la population, les combattants du Hamas ne sont pas un corps étranger, mais les enfants de chaque famille de la Bande et d’autres régions de Palestine. Ils ne se “cachent pas dans la population”, mais la population les voit comme ses seuls défenseurs.

Ainsi, toute l’opération est basée sur des présomptions fausses,. Faire de sa vie un enfer n’amène pas la population à se lever contre le Hamas, mais au contraire, la rassemble derrière lui, et renforce sa détermination à ne pas se rendre. La population de Leningrad ne se leva pas contre Staline, pas plus que les Londoniens ne se levèrent contre Churchill.

Celui qui a donné l’ordre de mener une telle guerre, avec de telles méthodes dans une zone si densément peuplée, savait qu’il allait provoquer le massacre épouvantable de civils. Apparemment ça ne lui faisait ni chaud ni froid. Ou, croyait-il, “ ils changeront leurs manières” et “ cela leur fera prendre conscience”, et dans le futur, ils ne résisteront pas à Israël.

La priorité des priorités pour les concepteurs était d’obtenir qu’il y ait le moins de morts possibles parmi les soldats, compte tenu du fait qu’une large partie de l’opinion favorable à la guerre pourraient changer d’avis si elle savait qu’il y avait des pertes. C’est ce qui est arrivé lors des deux guerres du Liban.

Ces considérations ont d’autant plus joué, que la guerre est une pièce maîtresse de la campagne électorale. Ehud Barak, que les sondages donnaient vainqueurs aux premiers jours de la guerre, savait très bien que ses pourcentages pourraient s’effondrer si les écrans se remplissaient de soldats morts.

Donc on a appliqué une nouvelle doctrine : éviter les pertes parmi nos soldats par la destruction totale de toute chose sur leur route. Les concepteurs étaient prêts à tuer non pas 80 palestiniens pour sauver un soldat israélien, mais 800. Eviter les morts de notre coté est l’ordre suprême, qui cause dans l’autre camps un nombre record de morts de civils.

Cela veut dire la décision consciente d’une guerre particulièrement cruelle – ce qui a été le talon d’Achille.

Une personne dépourvue d’imagination comme Barak ( son slogan électoral : “ Pas un type bien, mais un chef”) ne peut imaginer comment les gens qui ont une conscience partout dans le monde réagissent à des actes comme le massacre de toute une grande famille, la destruction de maisons sur la tête de ceux qui les habitent, les files de garçons et de filles dans leurs linceuls blancs attendant qu’on les enterre, les récits de la mort de gens vidés de leur sang parce que les ambulances ne peuvent arriver jusqu’à eux, la mort de personnels de santé et médecins allant sauver des vies, l’assassinat de chauffeurs de l’ONU lors du transport de vivres. Les photos des hôpitaux, avec les morts, les mourants et les blessés étendus par terre, emmêlés par manque de place ont choqué le monde. Aucun argument n’a la force de l’image d’une petite fille blessée étendue au sol, se tordant de douleur et hurlant “maman, maman !”.

Les concepteurs pensaient qu’ils pouvaient empêcher le monde de voir ça en en interdisant de force la couverture par la presse. Les journalistes israéliens, pour leur grande honte, ont accepté de se contenter des rapports et des photos fournies par le porte parole de l’armée, comme s’il s’agissait d’informations authentiques, tout en restant eux-mêmes à des kilomètres des évènements en cours.
La presse étrangère aussi ne fut pas autorisée à pénétrer à Gaza, jusqu’à ce qu’à force de protestations, les journalistes aient droit à de petites excursions par groupe sélectionnés et contrôlés.
Mais dans la guerre moderne, une telle conception aseptisée ne peut en exclure complètement d’ autres – il y avait des caméras dans la Bande, au coeur de l’enfer, incontrôlables. Aljazeera a filmé à toute heure et a été vue dans toutes les maisons.

La bataille des écrans est une des batailles décisives de la guerre.
Des centaines de millions d’arabes, de la Mauritanie jusqu’en Iraq, plus d’un milliard de musulmans du Nigéria jusqu’en Indonésie, voient ces images et sont horrifiés. Cela a un impact énorme sur la guerre. Beaucoup de ceux qui voient ça considèrent les dirigeants de l’Egypte, de la Jordanie et de l’Autorité Palestinienne comme des collaborateurs d’Israël qui perpètre ces atrocités contre leurs frères Palestiniens.

Les services de sécurité des régimes arabes ont enregistré une fermentation dangereuses dans leurs peuples. Hosny Moubarak, le leader arabe le plus menacé à cause de la fermeture du Passage de Rafah devant des réfugies terrorisés, commence à faire pression sur les décideurs à Washington, qui jusqu’à lors avaient toujours bloqué les appels à un cessez-le-feu. Ceux ci commencent à comprendre la menace qui pèsent sur les intérêts vitaux américains dans le monde arabe et changent soudainement d’attitude – à la consternation des diplomates israéliens auto satisfaits.

Les gens qui ont des troubles du sens moral ne peuvent comprendre les motivations des gens normaux et doivent deviner leurs réactions. “Le pape, combien de divisions” se moquait Staline. “Les gens qui ont une conscience, combien de divisions ? “ pourrait bien se demander Barak.

A l’évidence, plusieurs. Pas énormément. Pas très réactives. Pas très fortes ni très organisées. Mais, quand les atrocités gonflent le nombre de protestataires et qu’ils se regroupent, cela peut décider du sort de la guerre.

Le manque à comprendre la nature du Hamas a entraîner le manque à comprendre les résultats pourtant prédictibles. Non seulement Israël ne peut pas gagner la guerre, mais le Hamas ne peut pas la perdre.

Même si l’armée israélienne pouvait réussir à tuer tous les combattants du Hamas jusqu’au dernier, le Hamas gagnerait pourtant. Les combattants du Hamas seraient des exemples pour la nation arabe, les héros du Peuple Palestinien, des modèles qui provoqueraient l’émulation pour chaque jeune du monde arabe. La Cisjordanie tomberait entre les mains du Hamas comme un fruit mur. Le Fatah sombrerait dans une mer de mépris, les régimes arabes seraient menacés d’effondrement.

Si la guerre se termine avec un Hamas toujours debout, exsangue mais invaincu, face à la toute puissante machine de guerre israélienne, cela sera une victoire fantastique, une victoire de l’esprit sur la matière.

Ce qui marquera la conscience du monde sera l’image d’un monstre assoiffé de sang, Israël, toujours prêt à commettre des crimes de guerre et incapable d’être retenu par quelque considération morale que ce soit. Ceci aura des conséquences graves sur notre avenir à long terme, notre place dans le monde, notre chance de faire la paix et d’obtenir le calme.

En fin de compte, cette guerre est un crime contre nous mêmes, un crime contre l’État d’Israël.

Le 10 janvier 2009.

samedi, août 16 2008

Réveille toi mon indignation......

Depuis quelque temps je suis dans un consensus mou!
S'il n'y avait que le consensus qui soit mou.....
Je suis dans un minimum tout azimut

Par exemple: je suis arrivée à me secouer et à peindre mes porte-fenêtres; mais si sur 90% de la surface le décapage était inutile, j'aurais d'autant pu et du le faire sur les petits 10% restant.Mais non:le minimum d'effort.

Mais où je commence à m'inquiéter, c'est en constatant à quel point mon esprit est dans le même laisser-aller.

Ce blog révèle bien ma vacuité intérieure actuelle : j'ai saisi le prétexte d'un tag, pour me contenter ces derniers temps de lien vers des sites musicaux.Sympa, mais facile!

Et mes incursions sur des sites amis ne sont pas plus dynamiques.
Ainsi, j'ai suscité, par hasard, chez Ardalia, une polémique à propos de l'art : a-t-il pour objectif le plaisir et/ou l'élévation de l'esprit?Il y a-til des auteurs méprisables et de bons auteurs.Faut-il opposer Proust (à lire) et Marc levy (à jeter)? Bien que plus ou moins directement à l'origine de cette polémique, j'ai vite laissé les "pour" et les "contres" affuter leurs arguments, sans m'en mêler.
Il est vrai que je n'aurais fait que répéter ce que j'avais déjà écrit;
D'autant nous nous positionnions sur des plans différents puisque les uns parlaient de l'Art et de son apport au monde et les autres de son accessibilité qui commençait peut-être par le plaisir parfois léger.Les deux visions ne sont pas inconciliables;cependant lorsqu'on les met en opposition la discussion est enrichissante mais sans fin.
Hélas même cela je ne suis pas arrivée à l'écrire chez Ardalia, car l'idée de polémiquer à vif, m'ennuyait.Et puis, il est vrai que j'ai toujours eu l'esprit un peu lent et qu'il y a peu d'espoir que cela s'améliore maintenant!

Mais lorsque Shakti, l'esprit toujours vif, aborde mon sujet préféré, le fait Politique, la seule chose qui me vienne à l'esprit est de lui écrire qu'elle a raison; sans autre commentaire, c'est un peu court!

Et pourtant il s'en passe des choses en ce moment : Grand Fiston a bien essayé de me titiller en m'envoyant un mail recensant les habituels méfaits gouvernementaux du mois d'Août.Cela m'agace comme tous les ans, et puis?

Les gesticulations internationales de notre président "Sha Ke Qi" (" l'idiot en colère"; surnom donné par les chinois...); les droits de l'homme bafoués partout dans le monde (et même en France dans les centres de rétentions et les prisons) pendant que notre Secrétaire d'état aux Droits de l'Homme fait la belle; notre justice qui manque de moyens pendant que la ministre réceptionne sur son budget en robe Dior; nos riches chirurgiens qui s'enrichissent sur le dos de l'hôpital et avec qui le ministère de la santé négocie alors que les Urgentistes sous payés crèvent sous le travail...etc...etc
Et Sha Ke Qi , toujours lui,qui essaie de se donner de l'importance en allant en Georgie; je n'ose penser que c'est parce qu'une guerre est une opportunité pour la France de vendre des armes?

Et pendant ce temps que fais-je? Je rejoins la cohorte des gens qui oublient leurs soucis en chantant!
Réveille toi! Tu vieillis ma belle....

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