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lundi, mars 3 2014

Le vent se lève de Hayao Miyasaki


Rassurez vous je ne vais pas vous raconter le film, ni en faire une analyse.
Je vais juste vous donnez mes impressions en toute modestie et peut-être même un conseil: visionnez ce film sur grand écran.

Quand je vais au cinéma (assez souvent, carte UGC encourage; et ce même si il n'y a pas de cinémas UGC ou ayant en accord avec UGC dans mon département), je choisis le film par rapport à une histoire.
Je n'ai pas dépassé le stade de l'enfance et j'aime qu'on me raconte, qu'on me fasse rêver. J'aime sortir de ma vie pour en vivre une autre. Quelque soit le support: livre, ciné, théatre etc...

Or pour la première fois, lorsque ce film a commencé, j'ai été avalée par l'image. Une telle beauté de la peinture (faut-il préciser qu'il s'agit d'un dessin animé), que tout le reste est passé au second plan.
J'étais rentrée dans un musée où tout n'était que flamboyance; même les nuages noirs.

Pourtant l'histoire n'a pas démérité bien au contraire avec ce rêve d'enfant qui se réalise. Ambiance exaltante et mortifère.
Un paysage doux et la guerre sous jacente. Douceur et violence.
Des personnages suffisamment complexes avec cet héros tendre, sensible, terriblement égocentrique et par conséquent attachant.
Des questions de fond autour de la vie de la mort; des belles découvertes qui créent des calamités.

Mais pour que vous ne quittiez pas ce billet plus idiot que lorsque vous avez commencé à le lire, sachez que le titre de ce film a pour origine le poème de Paul Valéry: "Le cimetière marin".

                                    LE VENT SE LÈVE, IL FAUT TENTER DE VIVRE.


dimanche, avril 21 2013

De la Walkyrie à Siedfried...

Bon! Je ne suis pas une mélomane aguerrie mais une curieuse invétérée...
Sachant cela papa Noël m'a offert 3 spectacles (ses aides me gâtent toujours beaucoup et à bon escient): un one man show  (Gaspard Proust) qui m'a aidée à finir l'année; une pièce de boulevard avec, entre autre, isabelle Mergault, que la neige m'aurait fait rater si le père Noël n'était pas repassé quelques jours plus tard; et la Walkyrie à l'opéra Bastille au mois de mars.
N'ayant jusque là assisté qu'à des opéras de Mozart, j'étais, pour le coup, plutôt anxieuse. Wagner c'est du "gros" et ce ne sont pas les quelques extraits entendus, et que j'avais aimés, qui suffisaient à me rassurer...
Encore moins lorsque j'ai découvert la veille au soir  que la séance durerait de 14h à 19h!
Mais à cœur vaillant rien d'impossible, et puis un cadeau ne se refuse pas.

J'en suis revenue enthousiasmée! Au passage, pour ceux qui seraient effrayés par 5 heures de spectacle: l'opéra ne dure qu'un peu plus de 3 heures; entrecoupé de 2 longs entre-actes.
Assister à un spectacle vivant, dans une salle à l'acoustique idéale, où l'orchestre mené par un des meilleurs chefs de sa génération (Philippe Jordan), ne couvre pas la voix des chanteurs; lesquels se sont montrés aussi  de merveilleux acteurs, suscite une émotion que j'ai rarement éprouvée aussi intensément.

Dés le lendemain matin, après avoir ouï au réveil  sur France-Inter un panégyrique sur ce chef d'orchestre, je me suis précipitée sur internet et ai réservé des places pour les épisodes 3 et 4 (soit "Siegfried" et "le crépuscule des Dieux"; sachant que j'avais raté le 1er épisode de cette tétralogie qu'est  "l'anneau du Niebelung" ).

Je pars donc le 7 avril, sans crainte et remplie d'enthousiasme vers la Bastille: en passant j'admire les derniers coureurs du marathon de Paris; les plus courageux, car ce n'est pas drôle d'être en queue;



Puis un petit tour sur le marché du Boulevard Richard Lenoir

Avant d'aller me régaler d'un croque-monsieur maison, dans une brasserie d'habitués du quartier.

Et me voici prête pour un après-midi de rêve:



Pour moi, Siegfried, c'était l'histoire d'un jeune homme qui pour venger ses parents morts, forgeait son épée et allait, comme le prince charmant, réveiller "la belle au bois dormant", c'est à dire Brünnnhilde , la Walkyrie, fille du Dieu Wotan, et demie sœur des Walkyries.

Dans l'épisode 2 son père l'avait endormie, en la protégeant derrière une barrière de feu.

Le premier acte de Siegfried est présenté, dans le livret à disposition, comme un spectacle se rapprochant de l'opéra comique!
Mais de là, à nous montrer Siegfried comme un ado pataud, en pleine crise d'adolescence, qui arrive à me faire prendre en pitié son père adoptif Mime, avant que je ne le découvre fourbe lors du deuxième acte, est peut-être excessif. Le metteur en scène va jusqu'à faire renverser par Siegfried un plat de pâtes sur la tête de Mime!  Aucune élégance non plus lorsqu'il forge l'épée...
L'interprète sera fortement applaudi pour sa performance de sale gosse. Mérité car il était tout à fait convainquant dans ce rôle.

Malheureusement, à mon avis, mal dirigé, il n'arrivera pas à en sortir pour devenir le "Prince charmant" attendu au troisième acte.
Dés l'épreuve du feu, qui aurait du et pu être un moment fort du spectacle (comme, par exemple, l'initiation lui permettant de passer du statut adolescent au statut adulte), j'ai été déçue.
Le metteur en scène par une ruse absurde, l'a installé dormant sous une couverture sur des marches, au delà des flammes... A deux pas de Brunnhilde.

De fait jusqu'au bout de cet opéra, Siegfried sera représenté comme un guignol et non un héros.
Seule la musique me consolera, ainsi que les voix des chanteurs (Siegfried compris).
Au point que pendant la fin du dernier acte j'ai fermé les yeux et me suis focalisée sur le son; voir cet ado en pantacourt et chaussettes rayées s'écrier "oh! une femme" d'un air surpris et niais, alors qu'il dormait à côté d'elle et était venu pour la délivrer; le voir hésiter entre amour et désir lubrique (à plat ventre sur une sorte de table!?!)... Tout cela était trop insupportable.

Ne plus bénéficier de la traduction du texte n'était pas gênant, dans la mesure où les phrases, tout au long du spectacle, furent affichées en retard ou soudain par deux: même moi, apte à la lecture rapide, n'avais pas le temps de les déchiffrer.

En temps que néophyte j'ai hésité à écrire ce billet. J'ai finalement osé car j'ai trouvé sur le net d'autres personnes semblant aussi surprises que moi.

Était-ce un signe?
Pour "la Walkyrie", avant le spectacles des gens cherchaient des places à acheter...
Pour "Siegfried" il y avait dehors, beaucoup de personnes qui cherchaient à revendre des places...

J'espère que le metteur en scène se sera ressaisi pour le "crépuscule des dieux" d'ici le mois de juin?
Car pire que ce que je vous ai décrit jusque là: lors de "la Walkyrie" nous avions des combattants nus qui se promenaient sur la scène.
Pour "Siegfried" ils étaient, bien que nus, peinturlurés en couleurs camouflages!
Oui, je confirme: il faut vraiment qu'il se ressaisisse...

dimanche, février 26 2012

El Chino

Si je n'écris pas ce n'est pas par manque d'idées, ni manque de temps! Seulement parce je suis atteinte d'une flemmingite aiguë et persistante...

Bon en attendant Moscou, dont le premier billet est déjà conçu par mon cerveau (mais n'est pas encore arrivé à atteindre le bout de mes doigts), quelques lignes sur un film qui donne la niak!

El Chino est un film argentino-espagnol qui commence par une vache qui tombe du ciel en Chine et se termine en Argentine.
Tout est plausible, et expliqué; ce n'est pas de la science fiction...
Il y a même du Kafka argentin lorsqu'un des héros s'aventure dans les dédales de l'administration argentine.
Trois personnages principaux: un chinois paumé, un argentin misanthrope généreux, et une amoureuse tenace.
Le film commence avec une vache chinoise et finit avec une vache argentine...
Et mélangeant tous ces ingrédients, Sebastian Borensztein, nous concocte un film drôle souvent, émouvant parfois et caustique par dessus tout.

Bref je vous le conseille vivement!

mercredi, mars 30 2011

CELINE:" Voyage au bout de la nuit" et "Dieu qu'ils étaient lourds".


Puisque officiellement le Ministère de la Culture ne célèbre pas Céline, je vais le faire à ma façon.

Il y a longtemps que j'avais en tête de lire du Céline; tellement longtemps que je croyais l'avoir déjà fait.
Heureusement ce n'était qu'une illusion car sinon je l'aurais lu, peut-être apprécié mais oublié peu à peu.
La censure a comme souvent été une bonne publicité et la polémique m'a donnée envie d'en savoir plus.
Bien entendu je savais qu'il avait eu des propos antisémites; mais il n'avait pas été le seul.
Qu'on ne le commémore pas en se contentant d'une hagiographie d'accord.
Mais qu'on se contente de le cacher dans le placard, sous des draps sales, comme s'il n'avait jamais existé est pour moi d'une bêtise sans nom!

J'ai donc commencé par lire son livre le plus connu: "voyage au bout de la nuit".
Grand fiston qui l'avait étudié au lycée fin des années 80 m'avait dit: "tu verras, il a un style extraordinaire".
Ah? Quand j'ai commencé à lire les premières pages, je me suis demandé si mon ainé n'était pas tombé sur la tête.
A force d'écouter causer dans le poste et de lire des polars pas toujours haut de gamme je m'attendais à un français "pur"; à l'ancienne.
Il m'a fallu un moment pour réaliser que l'auteur de ce texte, paru en 1932, se mettait dans la peau de ses personnages et écrivait une langue parlée.
En fait il était d'avant garde.
Tout ce livre est d'avant garde: il honnit la guerre, jusqu'à prôner la désertion; il se moque des colonialistes etc...
Son personnage est moderne: cynique, misanthrope, désespéré, limite dépressif. Et humain...

Après avoir lu ce livre je me suis demandée comment un type qui a écrit cela pouvait être antisémite et avoir écrit des pamphlets tellement violents qu'ils sont toujours interdits.
Je ne les ai pas lus, mais il semble que tombés dans le domaine publique, ils soient téléchargeables sur le net; tout le monde, même les personnes plutôt favorables à l'auteur, s'accorde pour dire que ces écrits sont odieux.

Il se trouve que j'ai changée de mutuelle il y a environ un an pour adhérer au groupe "France Mutuelle", celle-ci en plus de prestations mieux disantes et d'un "esprit  mutualiste" qui me correspond mieux, propose régulièrement des invitations gratuites à certains spectacles; ce que je ne savais d'ailleurs pas au départ.
C'est ainsi que j'ai pu assister à "Dieu qu'ils étaient lourds" au théatre Trévise.
(Ne cherchez pas, car apparemment ce spectacle était uniquement programmé pour nous. Mais vous avez les rares possibilités actuellement prévus pour le voir. Je vous le conseille).
Céline représenté par Marc-Henri Lamande (qui est fantastique) est interviewé par Luc Longelin; le texte reprend plusieurs entretiens enregistrés par Céline dans les années 50 pour la radio.
C'est comme vous le voyez ici, lui qui a indirectement trouvé le titre de ce spectacle dont voilà un extrait.

L'intervieweur n'élude pas les questions génantes, notamment sur son anti-sémitisme?
Réponse qui m'a surprise si je l'ai bien entendue (je ne garantis pas le mot à mot): " c'est parce que je suis pacifiste , or ce sont les juifs qui ont provoqué la guerre".
En même temps il insiste sur le fait qu'il n'a jamais dénoncé qui que ce soit et soigné tout le monde à égalité.

Résultat: cette complexité de pensée m'intrigue. J'ai envie de comprendre. Je pars du principe que si on veut gagner un combat, il faut connaitre son ennemi et non pas fermer les yeux en donnant des coups de pied dans le vide...
J'ai donc commencé à chercher.

Il continue à être ostracisé: il est inconnu du "Lagarde et Michard" (collection de livres que tous les lycéens d'avant les années 70 ont connus) du XXième siécle.
Même l"'encyclopédia Universalis" (édition 1985) s'en étonne: "Plus de 20 ans après sa mort Céline ne se laisse toujours pas ranger parmi ceux que l'on a coutume d'appeler les -classiques de notre temps-(...) On a fini pas amnistier, à titre posthume, Brasillach, Drieu et Pound; on a même déterré Rebatet et Maurice Sachs. Tout Sade est en collection de poche. Céline, lui, continue de gêner: il pourrait bien être le dernier occupant de l'enfer littéraire."
L'article continue narrant ce que l'on connait de sa vie (de l'enfance à sa mort). Aucune supposition prédomine. Sa vie et son oeuvre sont atypiques. Ses faits, ses écrits ses dires et ses gestes semblent souvent contradictoires: chacun peut trouver quelque chose en lui qu'il aime; à l'inverse chacun peut trouver en lui quelque chose qu'il honnit. Il n'est pas classable, et d'une intelligence hors norme. Il est méprisant quand il parle des gens; et en même temps semble les aimer quand il les soigne etc...etc...
Or cela, "les gens" n'aiment pas. Chacun trouve en lui quelque chose d'étrange, d'étranger. Cela fait peur.
Et dire que sans l'absurde censure je serais passée à côté de cet homme qui de par sa complexité nous questionne sur ce que nous sommes, nous.

Bravo cependant à celui qui l'avait mis au programme lorsque grand fiston était au lycée; et je vous rassure tout de suite: cela n'empêche pas, bien au contraire, mon fils de faire la part de ce qui est bon de ce qui est "pourri" en Céline...

Voilà, pour l'instant j'en suis là dans mes réflexions...peut-être à suivre...Ou pas!
Mais essayez de vous faire votre propre opinion: tapez "céline écrivain" sur Google et lisez les avis contradictoires, regardez et écoutez les diverses vidéos. Vous aurez tout compris lorsque vous n'aurez plus aucune certitude à son égard.

mercredi, janvier 19 2011

Petit interlude en attendant...

Si les fonctionnaires sont "absolument débordés" (référence au livre de Zoë shepard dont les dernières nouvelles sont ici), votre ex-fonctionnaire (préférée, of course), est totalement débordée!
Fonctionnaire j'étais, fonctionnaire je reste! Ce n'est pas moi qui l'ai dit mais ma directrice mal-aimée au moment de mon départ.
Ce n'est donc pas, parce que je n'ai pas encore eu le temps d'écrire le billet promis sur Taos Pueblo (avec bien entendu de nombreuses excuses: réunions mairie, travaux qui redémarrent, soldes etc...) que je n'ai pas eu le temps d'aller au cinéma!

Cela me permet de vous conseiller très vivement d'aller voir:
"Même la pluie".

Ce film, se passe en Bolivie et met en parallèle le tournage d'un film qui se passe au 16ième siècle et des évènements se déroulant de nos jours:
Dans le premier cas des Indiens qui ont accueillis avec bienveillance les conquistadors se révoltent contre le non respect de ceux ci à leur égard et leur violence.
Dans le second cas, l'équipe de cinéma qui tourne le film et semble sincèrement soutenir cette révolte, n'accepte pas que la même chose se passe aujourd'hui, car cela met en cause son projet.
Si elle admire les héros du passé, elle n'a pas envie de prendre des risques pour ceux du présent.

Ce film démontre à quel point il est facile de s'enthousiasmer pour des causes lorsque on n'est pas directement concerné.
Cependant on voit sous nos yeux, peu à peu, certains membres de l'équipe évoluer.

De plus pour ce blog la première partie du film est très importante, même si elle se passe en Amérique du sud: jamais je ne pourrais vous décrire aussi bien les causes profondes de la révolte en 1682 des indiens, que les images du film dans le film.
Et comme me l'a dit une charmante vieille dame assise devant moi parlant de l'action se déroulant de nos jours: "cela me fait penser à la Tunisie".

Accessoirement (?) ce film est magnifiquement interprété et je ne suis pas d'accord avec Télérama qui ne lui met qu'un T...Ni avec les Inrocks qui regrettent que le film reste "au ras de son scénario psychologique"et "à l'étroit de sa morne fiction de gauche".




A bientôt à Taos...

jeudi, novembre 25 2010

Je suis sortie et me suis reposée au ciné...

Marcher dans Paris est pour moi un plaisir; vieillir et avoir mal au pied est une réalité.
Où m'asseoir? Sur un banc, en cette saison ce n'est pas top; dans un café: parfois amusant; je préfère cependant le cinéma.

Voici les derniers films que j'ai vus dans une salle (depuis qu'avec Canal+ numérique j'ai droit à la VM et à Canal+ cinéma je me suis goinfrée de films que j'avais ratés; ce qui explique, en partie, la raréfaction de billets sur ce blog et beaucoup de retard dans mes lectures!):

CATEGORIE FILMS COMPLETEMENT IDIOTS:

VERY BAD COPS:


Surement le plus idiot de tous: une parodie grossière de films d'action avec la caricature de flics qui sont déjà eux même une caricature...
Mais c'est aussi celui qui m'a le plus fait rire; et sans même être obligée de réfléchir aux jeux de mots éventuels: OSS117 est par rapport à celui là un film d'intello!

DATE LIMITE:


J'avais un peu vite lu le résumé et juste retenu l'idée de "road movie".
En fait c'est l'histoire classique de 2 personnes qui se rencontrent par hasard et que les circonstances obligent à faire un bout de route ensemble; après de nombreuses aventures et des gags plus ou moins plausibles une amitié nait.
Pour autant ce film n'est pas désagréable à regarder et je ne me suis à aucun moment ennuyée.
Son défaut est d'être moins idiot que le précédent: il ne va pas jusqu'au bout de son absurdité.
Le personnage interprété par Zach Galifianakis est inénarrable...

CATEGORIE BONS FILMS:

VOUS ALLEZ RENCONTRER UN BEL ET SOMBRE INCONNU
:


Il s'agit du dernier Woody Allen; normal que je le mette dans les bons films.
Beaucoup de personnages, qui se croisent et se recroisent; s'aiment, se disputent, s'agacent.
De la psychologie mâtinée d'humour...Et pourtant j'ai envie de dire "peut mieux faire".
Venant d'un autre je l'aurais classé dans les "excellents"; mais lui nous a habitué à mieux.
Même si je l'ai bien aimé, cette bluette n'est pas son meilleur film.

THE SOCIAL NETWORK:


La création de Facebook par Mark Zuckerberg.
Je ne sais pas jusqu'à quel point ce film se rapproche de la réalité, mais tel qu'il est présenté ici, le personnage de Mark Zuckerberg m'a émue; je ne l'ai pas perçu comme un salaud mais comme un sur doué un peu autiste qui ne se rend pas réellement compte du mal qu'il fait et qui trahit ses amis malgré lui.
Maintenant je ne saurais dire si ce portrait est objectif?
De toute façon ce film est un fantastique film d'aventure que je ne peux que vous conseiller.

CATEGORIE "BONNE SURPRISE":

LE DERNIER VOYAGE DE TANYA:


Dans une région isolée de Russie, Tanya est décédée.
Son mari veut l'enterrer selon un rituel ancien sur une ile.
Accompagné du narrateur il part avec le cadavre. Ce film les suit dans leur périple et nous montre la cérémonie: 1H15 de poésie, de magnifiques paysages; de souvenirs ponctués de quelques dialogues; et pas une minute d'ennui.
En effet le réalisateur, A.Fedorchenko, a eu l'intelligence de ne pas se sentir obligé de faire un film de 2 heures. Celui-ci dure jusque ce qu'il faut, sans être pour autant un film minimaliste.
Il mérite d'être vu.

POETRY:


Film Sud Coréen: lorsqu'on lit le pitch on a envie de fuir tellement cela ressemble à un mélo.
Une grand mère qui se rend compte qu'elle commence à perdre la mémoire doit assumer l'adolescence criminelle de son petit fils dont elle s'occupe seule; elle est entourée de violence. Mais sous son apparence de faible femme elle est plus forte qu'on ne pense; elle sait chercher l'aide où elle se trouve et découvrir une certaine sérénité dans la poésie.
Ce film est pour moi le meilleur des six.

jeudi, août 5 2010

Vanité: Mort que me veux tu?

Pour une fois que je ne vais pas voir une expo 1 ou 2 jours avant sa fermeture, vous allez avoir le temps d'en profiter:


Cette exposition, qui dure jusqu'au 19 septembre 2010, est présentée à la Fondation Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, au 5 avenue de Marceau.

Les Vanités sont des compositions où sont présents des objets relatifs à la mort ou des figures et attributs rappelant que la vie est éphémère.
L'école "du nord" plutôt d'obédience Protestante, aurait tendance à nous montrer les objets; l'Homme étant représenté le plus souvent par un crâne:



L'école du sud, dans la sphère de la Contre-réforme, est plus spirituelle et allégorique: nous sont présentés des Saints mais aussi des figures qui sont déclinées selon les âges de la vie et associées à des attributs ou évoquant les métamorphoses du corps etc...


Ainsi, sur ce tableau, vous pouvez apercevoir, en arrière plan, un crâne qui nous rappelle notre mortalité.

J'ai beaucoup aimé cette exposition, très claire et bien présentée.
De plus en ce mois d'août il n'y a pas la foule.

Dés mon arrivée j'ai été mise dans le bain: je demandais le billet à tarif réduit auquel les plus de 60 ans ont droit (oui! Je trouve cela injuste. Mais cela ne vous rapporterait rien que je n'en profitasse pas!); le charmant monsieur qui me le délivrait me signala qu'il devrait me demander ma carte d'identité. En riant je lui dit qu'il n'y avait aucun problème d'autant que j'avais plus de 65 ans et je le remerciais de ce que je pouvais prendre comme un compliment.
Nous avons alors eu un petite discussion sur le "paraitre", qui fut une bonne introduction à ce que j'allais voir.
Ce qui ne m'empêche pas de remarquer, avec ironie, que l'été, lorsque je ne traine pas avec mon vieux (et bien aimé) duffle-coat usé les gens me regardent avec plus de respect...

La visite d'une telle expo devrait être obligatoire pour tous ceux qui nous gouvernent!

Sinon au 25-29 avenue Marceau, je vous recommande les sandwitchs libanais et les petits gâteaux de chez "Noura"; ils coulent et je me suis tachée, mais qu'est ce qu'ils sont bons!
Et vous ne savez pas la meilleure: en cherchant le lien, je viens de découvrir qu'il y a un Noura au Val d'Europe à 20mn de chez moi...Voilà qui valait la peine d'écrire ce billet...

Quoi "les vanités"?

mardi, juin 22 2010

GREENBERG

Comédie romantique de Noah Baumbach avec Ben Stiller et Greta Gerwig.

Quand j'ai lu la présentation de ce film et les critiques j'ai eu très envie d'aller le voir; mais avec en même temps une petite réticence.

Il faut dire que "l'histoire d'un type si déprimé qu'il finit par filer sa neurasthénie à son chien" (télérama) avait de quoi m'émoustiller...
Par contre les allusions récurrentes à Woody Allen m'ont fait longtemps hésiter; aucune envie d'aller voir des succédanées ou de pâles imitations d'un cinéaste que j'apprécie particulièrement.

J'avais tort: Noah Baumbach n'imite pas. Il a sa propre écriture. Mais effectivement son humour, sa drôle désespérance ont quelque chose de woody Allen. Et puis entendre tout au long du film Greenberg-Stiller s'exclamer, lorsqu'on lui parle, d'un ton étonné, mâtiné d'ironie: "realy?" m'ont rappelé des merveilleux moments passés aux Etats Unis.
En effet je me demande toujours quels étaient les taux de moquerie et de sérieux lorsque que mon beau frère américain, plein d'humour et fan de Woody Allen (Tiens!) répondait à nos remarques,exactement sur le même ton et l'oeil rigolard: "realy?"...

Conclusion: c'est mon préféré des 9 derniers films vus...



Car, depuis mon dernier billet ciné, datant du 7 mars, j'ai vu, en espérant ne pas en oublier, mais sans avoir le temps de développer:

Que j'ai beaucoup aimé
Dans ses yeux: thriller psychologique

Que j'ai bien aimé
The ghost Writer
Soul kitchen

Pas mal
A serious man
Les chèvres du pentagone
Crazy night

Bof
I love you Philipp Morris
Ensemble c'est trop

Et, au risque de me répéter, cela ne veut pas dire que les "bof" soient de mauvais films et que les "beaucoup aimés" soient de bons films: ce sont juste les goûts d'une non spécialiste..

dimanche, mars 28 2010

One man show; comédies musicales; pièces de théatre...

En moins de 2 mois, 5 spectacles "vivants" offerts à la nouvelle retraitée: 3 par Grand Fiston à Noël et 2 par des invités à une choucroute partie.
Je profite d'une petite accalmie dans ma vie trépidante pour vous les présenter avant qu'ils ne disparaissent  de la scène:

Le one man show:

Didier Porte:




Celui ci se produit tous les seconds lundi du mois à 19h au "Café de la Gare" à Paris.
Je n'ai pas du tout apprécié son introduction où il s'est attaqué violemment aux fonctionnaires, et particulièrement aux fonctionnaires retraités! Mais ensuite, après ce début laborieux (oui, Monsieur Porte, j'ai bien dit "laborieux" à propos des fonctionnaires, surtout retraités!), cela s'est amélioré et j'ai pu rire à gorge déployée en me moquant des Sarko et consorts; quoique! Ce fut parfois un rire jaune, Didier Porte nous démontrant souvent à quel point nous nous faisions entuber...

Les comédies musicales:

"Monty python's spamalot":




Si vous connaissez le film "sacré graal" des Monthy Python(1974) vous avez déjà une idée du drame que j'ai été voir! Vous rajoutez une adaptation française réalisée par Pef des "Robins des Bois" et vous devinerez toute de suite qu'il ne s'agit pas d'une des ces comédies musicales gnangnans, où tous les airs se jouent sur le même ton mais d'une parodie où le rire est de mise...

"La mégère à peu près apprivoisée":




Là aussi il s'agit d'une parodie, jouée par une jeune troupe plein d'allant et prometteuse: avec les défauts et les qualités des débutants. C'est à dire peut-être un peu moins travaillée que la précédente, mais plus spontanée et plus vivante. Ne se prenant pas au sérieux; essayant de faire participer une salle plutôt froide au départ et qui finit par taper des mains, leur enthousiasme est communicatif. Cette foi de la jeunesse m'a finalement donnée au moins autant de plaisir que le spectacle plus rodée des précédents.
J'oubliais, mais vous l'aurez deviné: il s'agit d'une parodie de "la mégère apprivoisée"...

Les pièces de théatre:

"Boire, fumer et conduire vite":




Des cinq spectacles, c'est sûrement celui qui m'a fait le plus rire: 3 individus, qui n'auraient jamais du se rencontrer, se retrouvent en salle de garde à vue d'un commissariat le jour du réveillon du Nouvel An. Des trois hommes présents je ne sais pas lequel jouait l'homme ivre; mais c'est à lui que je dois mon hilarité. Pourtant, liée à certains souvenirs, la vision de l'ivresse a en général du mal à même me  faire sourire...la finesse du jeu et des dialogues l'a permis...Je n'en dirais pas plus!

"Une comédie romantique":




Encore un spectacle plaisant! Si on devine de suite comment l'histoire va finir, les dialogues sont réjouissants et les acteurs très bons. On ressort du spectacle le sourire au lèvres en ayant passé un excellent moment. Rien d'extraordinaire: nous pourrions ou aurions tous pu vivre cette histoire. Pas de prise de tête: juste du plaisir à l'état pur...

dimanche, mars 7 2010

J'ose parler de Chef d'Oeuvre

Oui je sais: chaque fois que je vous parle d'un film, c'est rarement en mauvais termes.
Il est vrai que je suis bon public. En tous cas sur le moment. Après coup je peux cependant avoir un regard plus critique.
Mais ce que je ne vous dis pas, c'est qu'il est rare que j'écrive sur un film que je n'aime pas. Je pense, en effet, qu'un film que je n'aime pas, n'est pas pour autant un mauvais film que vous, vous n'aimerez pas. Je n'ai pas plus les compétences pour dire qu'un film est mauvais que je ne l'ai pour dire qu'un tableau n'est pas beau ou un plat pas bon: je peux juste dire que cela ne convient pas à mon goût.
Ce que je ne vous dis pas non plus, c'est que je choisis soigneusement les films que je vais voir, en tenant compte de mes goûts, de mes envies du jour, et des critiques de divers journaux dont je fais un amalgame; j'ai en effet l'avantage d'habiter assez prés de Paris pour avoir un très grand choix possible.

Ce film là, je n'avais pas trop envie d'aller le voir.
D'abord il avait eu droit à T T T sur Télérama; or j'ai souvent été déçue par les 3T de ce journal: soit trop intello, prise de tête, et ennuyeux; soit, à mon avis, ne les méritant pas. Je préfère en général les films notés T T.
En plus j'aime les films où de temps en temps il y a un sourire; celui là était marqué comme "angoissant, froid". Je suis suffisamment capable de m'angoisser toute seule, pour rien, sans qu'on m'y aide.

Devant les critiques unanimement dithyrambiques, j'ai un peu hésité.
Mais un film qui dure 2h28, et qui, lorsque je me suis enfin décidée, ne se joue plus que dans quelques salles, certains jours, à certaines heures, est difficile à caler dans un emploi du temps; même à la retraite.
Et puis lundi dernier ce fut possible...ET?
L'enchantement!

Un film en noir et blanc, sans musique pour vous dicter vos sentiments; lorsque le générique du début a commencé, la salle a cru à une panne de son; puis un écran blanc; silence dans la salle; et dans ce silence, le générique de fin; oooh de désappointement de la salle!
Personne n'avait vu passer les 2h30.

Une discussion est née spontanément dans les toilettes, au point que celles de la fin de la queue ont du rappeler à l'ordre celles du début qui avaient oublié pourquoi elles étaient là...

Le film? Ceux qui l'ont vu ont surement deviné: "Le ruban blanc" de Mickael Haneke.



Je n'ai pas envie de vous raconter l'histoire. Je pourrais vous dire "thriller psychologique"...Mais c'est bien plus.
Quelques mots clés en vrac: début du XX° siècle, village du nord de l'Allemagne, culture protestante, groupe d'enfants, famille d'aristocrates...Débrouillez vous avec cela, mais surtout saisissez la première occasion pour aller le voir.
Tous les films que j'ai aimé auparavant, même ceux de mon cher Woody, me paraissent bien petits à côté de celui-là.

mercredi, février 3 2010

J'ai rentabilisé ma carte cinéma...

En deux jours, je suis allée voir 4 films et me suis régalée...
Pas des films grand public, mais de petits films intimistes ou hors normes.

Still Walking: film japonais réalisé par Kore Eda Hirokazu




Tous les ans à Yokohama, une famille se retrouve pour commémorer la mort du frère ainé, décédé en sauvant un enfant de la noyade.
Sont présents le vieux père grognon qui a la nostalgie de son travail de médecin; la mère qui veut faire plaisir à tous, tout en pleurant son fils; la fille avec son mari jovial, qui va faire mais ne fait rien et leurs deux enfants turbulants; le frère cadet, écorché vif, qui se sent mal aimé par ses parents, avec sa femme jeune veuve et le fils de celle ci; et enfin au goûter le jeune garçon, maintenant jeune homme obèse, rendu responsable de la mort du fils ainé.
Beaucoup de non-dit dans ce film; de paroles malheureuses et de sentiments qui n'arrivent pas à s'exprimer.
Pour autant ce n'est pas un film triste; on sourit souvent.
Si parfois les mots sont durs, la tendresse est là. J'ai éprouvé beaucoup d'empathie avec les différents personnages car tout est parfaitement crédible et souvent j'ai eu envie de me mêler à leur conversation.

Max et Mary: film d'animation en pâte à modeler, réalisé par Adam Elliot.




Echange de courrier entre deux personnes un peu paumées et se sentant très seules: Mary, une petite fille de 8 ans joufflue et binoclarde qui vit dans la banlieue de Melbourne en Australie; et Max un monsieur obèse et atteint du syndrome d'Asperger qui vit à New- york.
Mary croit que ses parents ne l'aiment pas; je pense surtout qu'ils la négligent et que dans le fond ils l'aiment. Mais mal...
Cet échange épistolaire va permettre à chacun d'évoluer. Une amitié va naitre. Mary va grandir.
Comme dans toute amitié il y aura des hauts et des bas; des fâcheries; des moments de silence; mais il finiront chaque fois par se retrouver.
Ce film est tendre jusqu'au bout; mais jamais vraiment triste; juste légèrement, très légèrement, mélancolique.

La terre de la folie: ovni de Luc Moullet





Film inclassable. Luc Moullet, avec le plus grand sérieux essaie de nous prouver que dans les Alpes de Haute Provence existe "un pentagone de la folie", dont Digne est la capitale.  Dans ce périmètre les faits sanglants seraient supérieurs à la moyenne, sans explications à priori rationnelles.
Est ce du à la malnutrition qui provoque des goitres, au nuage de Tchernobyl, à la consanguinité, ou...?
Documentaire ou parodie de documentaire? au fil des investigations et des interviews on ne sait plus si Luc Moullet croit en ce qu'il dit où s'il s'amuse de notre crédulité.
J'ai, ainsi que le salle, beaucoup ri: mais finalement qui rit de qui?

La merditude des choses: film belge de Félix Van Groeningen.




Ce film raconte le quotidien de Gunther Strobbe, jeune garçon de 12-13 ans, dans sa famille composée de sa grand-mère avec ses 4 grands gaillards de fils, dont son père.
La grand mère, avec un courage admirable, essaie de maintenir un semblant de cohérence et d'équilibre pour son petit fils, malgré les beuveries et la fainéantise de ces quatre énergumènes.
Ces quatre là sont éminemment sympathiques. Si la loi est faite pour être transgressée, il y a des règles à respecter. Le père ne montre pas souvent le bon exemple mais il aime son fils.
Toute l'histoire irradie de chaleur humaine. Et là encore, j'ai souvent ri...
Ce milieu me semble moins nocif à long terme que certaines familles "clean", non considérées comme cas social, mais où l'enfant est toujours livré à lui même, l'affection consistant juste à lui donner des billets pour s'acheter ce qu'il veut...
A noter que le film est adapté d'un roman auto-biographique de Dimitri Verhust qui apparemment s'en est bien sorti...

mardi, janvier 5 2010

In the Loop


J'ai inauguré mon premier jour de retraite en inaugurant ma carte UGC illimité.
Et je dois dire que le choix du film était à la hauteur d'évènements aussi importants dans ma vie:



Ce film traite des tractations que se livrent les gouvernements Britanniques et Américains avant une possible invasion guerrière au Moyen Orient; chaque camp ayant ses faucons et ses pacifistes.
Ce film caustique, à l'humour noir est féroce. J'ai beaucoup ri, mais souvent d'un rire jaune, car j'ai bien peur que la réalité dépasse la fiction.
Il semblerait qu'Allistair Campbell, l'ex Directeur de Stratégie sous Tony Blair n'ait pas du tout apprécié ce film où les "politiques" apparaissent comme des marionnettes sous l'emprise des communicants, qui comme de bien entendue se bouffent entre eux....Une mention toute spéciale à Malcom Tucker, conseiller en communication du premier ministre qui agonit tous ses collaborateurs d'injures hystériques, émaillées tous les deux mots de "Fucking"...
C'est bien la première fois que je regrette de ne pas mieux comprendre l'anglais et donc de devoir me contenter des sous titres; hélas pour certains sur fond blanc...De plus c'est un film très bavard et il vaut mieux savoir lire vite... Mais à mon avis la version française ne peut être que terne, et tant pis pour ce que j'ai raté!
Afin de vous faire une petite idée de ce film vous trouverez ici la bande annonce et 6 extraits qui si vous aimez le fait Politique et l'humour anglais vous donneront peut-être envie d'aller le voir, tant qu'il est encore en salle.
Il le mérite!

lundi, septembre 7 2009

Jean Christophe Averty

Pour ceux qui ne le connaissent pas, jean Christophe Averty est un réalisateur télé, depuis longtemps à la retraite, mais qui a toujours aimé provoquer et qui fit, scandale au début des années 60  en passant dans chaque épisode de sa série "les raisins verts" un poupon à la moulinette.
Il était ce soir l'invité d'Yves Calvi dans "Nonobstant".
Yves Calvi qui m'a un peu déçu car, est ce parce que JCA partait un peu trop dans tous les sens, ou parce qu'YC avait peur du scandale, mais le recadrage de la parole de son invité n'était parfois pas loin de la censure?

Malgré tout, il y eu des moments très amusants et moins futiles qu'il n'y parait ou surtout pas toujours politiquement corrects.

Par exemple YC s'étonne que son invité ne zozote plus...
Réponse de celui-ci: " avant j'avais les dents du bonheur! il y a 3 ans on m'a tout arraché et j'ai maintenant un dentier de 30 dents! pas 32...30! le plus dur ce n'est pas de le mettre, mais de l'enlever, car avec la colle...on s'arrache la mâchoire" et d'éclater de rire!
YC: " vous êtes incroyable! Alors que tout le monde cache ça, vous, vous parlez de votre dentier sans complexe!"
JCA: "pas de Mon dentier! de Mes dentiers: un pour le haut, l'autre pour le bas! D'ailleurs je suis tout en plastique, parce que j'ai aussi de fausses oreilles"

La, YC est vite passé à des choses plus dans le ton de son émission et lui a demandé, entre autre, s'il lisait encore des journaux?
JCA: "je lis tous les jours "le Monde", qui me déçoit bien depuis plusieurs années! en fait c'est pour leur météo, qui est très bien faite et les mots croisés; et puis aussi la nécrologie: je découvre la mort de tous ceux que je n'ai pas aimés! de tous ces salauds! Ah! les salauds! ...Aussi de ceux que j'ai aimé...hélas...(...) Figurez vous que dans ma promotion de Louis Le Grand où nous devions être une quarantaine, je suis le seul encore vivant!" Eclat de rire...
YC surpris:"Et cela vous fait rire"
JCA: "Et bien oui! Comme ça c'est moi qui ai le dernier mot!"

Je le lui laisse...


dimanche, août 2 2009

Mes films de juillet

C'est par vague...Ce mois ci je suis allée 3 fois au cinéma.

Le premier film vu est: "Bancs publics-Versailles rive droite" de Bruno Podalydès.
A partir d'un thème très léger: une banderole à une fenêtre sur laquelle est écrit "homme seul" nous avons droit à trois sketchs avec des bribes de vie, souvent très drôles, ne serait-ce que parce que nous aurions pu nous retrouver dans la même situation et que les lieux et les gens nous sont familiers. Enfin presque, les acteurs faisant partie de la fine fleur scénique actuelle; mais peut-être est ce aussi pour cela que les personnages nous paraissent encore plus familiers?
La première partie se passe dans un bureau, lorsque jetant un oeil par la fenêtre, une des employées découvre la banderole. J'ai beaucoup ri, et pas par contagion, puisque, ce matin là, j'étais la seule spectatrice dans la salle: entre la nana qui imagine un drame, celle qui est déjà amoureuse et pense qu'il s'agit d'un appel au secours, le chef qui voudrait que l'équipe travaille, mais qui au fond aimerait aussi savoir etc...J'ai bien retrouvé la mini vie de bureau, ses discussions passionnées, et son humanité...
La seconde partie se déroule au square (d'où le titre); les employées y mangent le midi, les enfants y jouent, les messieurs d'un certain âge y viennent avec leur jeu de société...J'ai nettement moins aimé ce passage, sans queue ni tête, avec des bribes de conversation volés de-ci de-là, de la part de personnes qui, si on observe bien la vie des squares, ne sont jamais là au même moment. A vouloir trop en mettre, Bruno Podalydès noie le poisson.
Je ferais le même reproche à la troisième partie, qui se situe dans un magasin de bricolage; pourtant j'ai beaucoup ri car j'y ai retrouvé le vendeur qui se moque de ce qu'il vend et qui attend que le temps passe; celui qui n'est intéressé que par le bricoleur confirmé avec qui il peut discuter d'égal à égal; et enfin celui qui ne prend plaisir à faire son métier que face à la femme qu'il a envie de séduire...Et au milieu de cela des clients qui n'intéressent personne.
Malheureusement cette partie là s'avère trop longue, à moins que ce ne soit le film lui même?
En conclusion, donc, un film à voir, plaisant, souriant, mais qui, à mon avis, aurait été plus réussi avec quelques coupures...



Le second film vu est : "Whatever works" de Woody Allen mais sans lui; je dois cependant reconnaitre que Larry David le remplace avantageusement dans le rôle principal.
L'histoire est celle d'un homme atrabilaire, Boris Yellnikof, génie de la mécanique quantique, au QI supérieur, qui a failli avoir le prix Nobel, et qui vit seul; jusqu'à ce que le hasard lui fasse rencontrer une jeune fugueuse, apparemment inculte mais pleine de vie et qu'il va épouser.
Mais qu'importe l'histoire! Ce film fait partie des "films bavards" de Wooody Allen: c'est à dire que l'on rit beaucoup des bons mots, que tout est humour.
Mais pas n'importe quel humour; celui qu'on dit être "la politesse des rois": si, comme souvent avec Woody, la société, et particulièrement la société New-Yorkaise, est prise pour cible, le sujet principal reste la vie qui passe; les jeux de l'amour et du hasard peuvent-ils régler les questions existentielles de chacun? Comment vivre sa vie, même quand on est trop vieux pour encore y croire? Et Woody nous répond oui! tout est encore possible. Vivons! Vivons intensément! Oublions notre intellect; il sera toujours temps de nous poser des questions plus tard si nous en avons envie....
Bon, je ne vais pas vous faire l'injure, de vous dire que j'ai aimé....



Et enfin en troisième lieu, j'ai vu: "L'anniversaire de Leïla" film Palestinien réalisé par Rashid Masharawi et qui a obtenu récemment le prix "amour et psych" au 14ième festival de medfilm à Rome.
Nous suivons pendant une journée un chauffeur de taxi dans Ramallah. Mais pas n'importe quel chauffeur de taxi, puisque Abu Laila , superbement interprété par Mohamed Bakri, est un juge revenu en Palestine pour aider à relever le pays; sauf qu'il n'arrive pas, malgré une visite quotidienne à la préfecture, a obtenir son mandat de juge, donc comme il faut bien manger...
De plus, aujourd'hui il a un impératif supplémentaire: être rentré à 18 heures pour l'anniversaire de sa fille qui va avoir 7 ans.
Mais quand on est juge on reste juge; nous nous trouvons donc face à un homme rigoureux, physiquement raide et droit, qui veut bien faire "taxi" mais refuse d'aller aux check-point, ne veut pas qu'on fume dans son taxi et refuse de rouler si le passager ne met pas sa ceinture.
Et nous voyons cet homme, au milieu de nombreuses péripéties, essayer de rester inflexible tout en voulant gagner sa vie dans un pays où l'irrationnalité et le manque d'organisation prédominent.
Cependant derrière cette rigueur se cache un homme gentil et sensible.
L'humour, de plus est toujours présent, et on sourit beaucoup.
Voilà un film, qui la semaine dernière ne se jouait que dans une ou deux salles à Paris, et que je vous recommande fortement d'aller voir s'il est projeté près de chez vous.




Mon tiercé: 2-3-1

samedi, juin 27 2009

Histoire des musées: suite imprévue


Suite au commentaire de Chouyo sur le billet précédent, je vous laisse découvrir ici le Musée Juif de Berlin sur le site "Obsküre" où Daniel Lieberskind et François Morellet nous font découvrir jusqu'à quel point le contenant peut être le symbole du contenu.


jeudi, juin 11 2009

Histoire des musées: la muséographie


Le rôle du conservateur est extrêmement important pour la mise en valeur d'une oeuvre.
L'accrochage nécessite une grande réflexion, car comme nous l'a dit joliment, monsieur Baudez, il s'agit d'établir "un discours sur l'oeuvre sans les mots".

Commençons par la répartition des tableaux :
Faut-il les répartir par "écoles" ou confronter les oeuvres les une par rapport aux autres?
Fin du 18e, en Allemagne, la collection des Habsbourg, fut non seulement présentée par Ecoles mais de plus en ordre chronologique.
D'abord l'Ecole italienne, puis l'Hollandaise, ensuite la Française et enfin la Germanique: ainsi, l'histoire visuelle des arts était centrée sur les arts germaniques.
Mais les tableaux tapissaient toujours les murs, d'une manière très dense.


Pourtant dés la fin du 17e, Roger de Piles pense que ce n'est que par comparaison que l'on peut juger une oeuvre; c'est aussi l'avis du financier Crozat, mécène de Watteau :

Juxtaposer un dessin de Poussin à côté d'une peinture de Rubens; ou un Raphaêl (école Florentine) à côté d'un Titien (école Vénitienne) valorisait chaque tableau.
La plupart des collections privées de Paris adoptèrent cette disposition, où on oubliait l'Histoire de l'Art afin que chaque oeuvre soit appréciée par elle même.
En 1793 le Louvre ouvrit en adoptant l'accrochage de confrontation.Des amateurs protestèrent ( dont un célèbre marchand qui se nommait Lebrun).

Enn 1794, ceux-ci gagnèrent la partie et ce fut le système Ecole+chronologie qui fut adopté.

Actuellement ces deux versants, pédagogie ou harmonie, sont encore les fondements de la muséographie...pensez-y lors de vos prochaines visites d'expos ou de musées!

Autre élément important: l'éclairage
Il faut se rappeler que si maintenant nous avons des moyens techniques ajustables depuis que l'électricité existe, avant il fallait surtout jouer avec la lumière du jour: zénitale ou latérale? d'où la creation de grandes verrières.De plus l'accrochage tapissant ne facilitait pas la visibilité.

Mais en dehors de ces deux bases de la muséographie, que sont la répartition des tableaux et l'éclairage, un certain nombre d'élément apparemment moins importants induisent la qualité du regard que nous portons sur les oeuvres comme par exemple: la nature de la cimaises:


Nous voyons ici " l'Olympia de Manet" au musée d'orsay actuellement, seule, sur une cimaise allongée, et que l'on aperçoit dès que l'on entre dans la pièce.
Elle est mieux mise en valeur qu'auparavant dans ce même musée où elle etait nichée dans une cellule, non visible de l'entrée et au milieu d'autres oeuvres, donc moins mise en valeur.
Ci-dessus, la cimaise rouge absorbe la lumière.
Par contre un mur en pierre distrait le regard du fait du quadrillage visible des joints

L'échelle peut cependant aussi tuer une oeuvre si celle-ci est trop petite sur un trop grand mur

Mais une grande question divise le monde de l'art: cartel ou non cartel?
Qu'est-ce qu'un cartel? c'est ce petit carton où l'on écrit les indications sur l'oeuvre.
Les conservateurs les détestent; les visiteurs les demandent...

Sans cartel on a une vision plus sensuelle, moins intellectuelle.
Avec cartel, le regard est plus posé sur l'histoire de l'oeuvre que sur l'oeuvre elle même...ce qui rejoint la réflexion abordée au début de ce billet sur la répartition des tableaux.

Que préférez-vous?
Peut-on concilier les deux ou faut-il vraiment choisir?






Celui-ci est plus sobre et déplait moins aux conservateurs...






dimanche, mai 24 2009

Histoire des musées: ouverture du musée du Louvre


Et me voilà arrivée à la conférence qui a généré cette série de billets!
C'était pour arriver à la conclusion de ce billet que je voulais, comme introduction, vous résumer en quelques lignes tous les billets précédents...et puis je me suis laissée entrainer par mon sujet et me voilà embarquée dans une série; j'espère que vous ne le regrettez pas trop?

Venons en donc à notre sujet du jour: l'ouverture du musée du Louvre.
Mais d'abord, savez vous quel a été le premier musée ouvert en France? J'entends par là un lieu précis où existait la permanence des collections et une ouverture large au public?
Le Louvre? Que nenni!
Le musée du Luxembourg, en 1750, sous l'influence de la Marquise de Pompadour.


                              (Ci dessus le palais du Luxembourg au 17ème siècle)

Ce musée, rassemblait des peintures qui occupaient deux ailes du Palais.
Les tableaux étaient présentés selon leur nature: les petits dans une aile; les grands dans l'autre aile.Leur présentation était normalisée: même type de cadre doré sur des cimaises recouvertes de tissus vert uniforme.
Il était ouvert au public deux jours par semaine (le mercredi et le samedi) pendant 3 heures et l'entrée était gratuite grâce à l'ouverture d'esprit de Charles François Le Norment de Tournehem, nommé à la tête du ministère de la culture de Louis XV, et qui pour la petite histoire serait le père biologique de la Marquise de Pompadour.


Cette expérience dura jusqu'en 1779: mais quels progrès entretemps: le souci de la conservation des oeuvres se fit jour et c'est ainsi qu'un poêle fut installé l'hiver et des rideaux aux fenêtres l'été;un catalogue fut rédigé et vendu à l'entrée donnant pour chaque tableau le nom de l'artiste, le titre de l'oeuvre et la description du sujet; une école de restauration fut créé; en même temps Le Norment invitait les artistes à copier les oeuvres et parallèlement le gouvernement commanda des d'oeuvres à des artistes contemporains comme la série des ports de Claude joseph Vernet.


Bien entendu tout cela n'était pas complètement innocent et avait un but politique: montrer au peuple que le gouvernement était un bon gouvernement qui s'occupait correctement du patrimoine national.

En 1779 le Comte d'Angivlliers fut nommé surintendant par Louis XVI .
Il décida de redonner ses lettres de noblesse au palais du Louvre et d'y ouvrir un musée universel à la gloire du Roi et des artistes français.
Il faut dire que nous venions de perdre le Canada et que l'Angleterre nous avait vaincu.
On reprit donc le projet de 1768. Je vous passe toutes les péripéties, les transformations.
La politique d'enrichissement continua, un réseau de marchands dans toute l'Europe se créa.
Un triple parrainage présida au destinée du Louvre:des artistes nommés par le directeur des bâtiments, des amateurs et des professionnels.
La révolution va accélérer les choses: elle va déclarer l'inaliénabilité des oeuvres par les décrets du 22 novembre 1790 et du 1er décembre 1790 qui sont encore à ce jour d'actualité; le 17 décembre 1792 l'ensemble des collections va être nationalisé; Lebrun va proposer que ce ne soit plus un politique qui dirige le musée, mais un connaisseur: le "conservateur" est né; et enfin le 10 août 1793, un an après la chute de la royauté, "on" assiste à l'ouverture du "Museum National".

Qui est ce "on"?
J'arrive à ce que je veux vous dire depuis plusieurs semaines: comme au palais du Luxembourg il y a un catalogue, des tableaux dans un cadre doré, des cimaises recouvertes de tissus verts.
Mais les 537 tableaux et les 124 sculptures, ainsi que les curiosités et les objets d'art ne seront autorisés, sur les 8 jours par semaines ouverts (non, je ne me trompe pas! nous sommes en semaines décadaires), que 3 jours au public! les 5 autres jours seront réservés aux artistes.
Je vous entends déjà : "c'est plus que les 6 heures du Luxembourg!"
Sauf que par public, et contrairement au musée du Luxembourg, il ne s'agit pas du "grand public"; les citoyens sont divisés entre les visiteurs de qualité ( c'est à dire ceux qui ont un bon de visite du directeur du Louvre), "la bonne société", et tous les étrangers qui pourront propager le rayonnement de la France.
Cela ne vous rappelle rien? Allez...cherchez bien...Mais oui! Louis XIV....

Je trouve, je vais dire "ironique", que la révolution soi-disant faite par le peuple qui aurait pris le pouvoir, ne privilégie pas ce peuple et l'exclut d'un musée qui vient d'être, de plus, nationalisé et ce contrairement à la royauté; enfin, je parle de celle à partir de Louis XV!
Heureusement qu'il y a un bon moment que je n'ai plus d'illusions sur les Hommes et leur vanité. Cela m'évite d'être déçue...

dimanche, mai 17 2009

Histoire des musées: Le Louvre


Comme nous l'avons vu ici, Louis XIV avait commencé à exposer ses Collections au palais du Louvre avant de les rapatrier dans ses appartements de Versailles.
Louis XV s'en était désintéressé et les avait confinées dans un garde meuble dont elles sortaient une fois tous les deux ans pour être présentées aux Parisiens, au début dans une galerie du Palais royal puis au Louvre.

Au début ce fut seulement dans la grande galerie, puis dans la grande galerie et le salon carré.
C'est à ce moment là que les expositions vont prendre le nom de "salon" (puisque située en partie dans un salon...).
Celui-ci a lieu tous les 2 ans, le jour de la St Louis en août et dure un mois.
Il ne s'agit plus d'exposer seulement les anciennes collections royales.
Les seuls qui ont le droit d'exposer sont les académiciens de l'Académie de peinture et de sculpture, soit 40 peintres et 20 sculpteurs.C'était un jury qui les choisissait.Ce jury etait composé des instances dirigeantes de l'Académie: le directeur, deux recteurs, des conseillers, des professeurs.

Sur quels critères une oeuvre était-elle refusée? parce qu'elle était de mauvaise qualité, ou indécente ou parce que le peintre voulait présenter son tableau dans un format inadéquat au genre pictural prévu ( paysage, religieux, portrait...)

Un académicien désigné par ses pairs, le "tapissier" décidait de la manière d'exposer: il tapissait les murs.
On découvrit alors l'importance de l'accrochage des tableaux selon le lieu, l'éclairage, les oeuvres les unes par rapport aux autres. Sujet toujours d'actualité comme on l'a vu dernièrement où un tableau d'Yves St Laurent a été décroché et changé de place à la demande de Pierre Bergé....
Mais en ce temps là, à la fin du XVIIIe les grands tableaux étaient accrochés en haut et les petits en bas.
En haut donc les tableaux historiques qui étaient de grande taille.
En bas les natures mortes, qui devaient être petites.
Quant aux statues, les petites étaient sur une table et les grandes dans l'antichambre.

Le salon étant ouvert au public gratuitement tout au long du XVIIIe, et celui-ci commence a comparer les oeuvres: c'est la naissance de la critique moderne, avec par exemple "les salons de Diderot".
Si le salon était gratuit, le livret était payant; c'est ainsi qu'en 1759 par exemple il y en eu 7000 de vendus; à la fin du siècle il y en aura plus de 30000.
Ce salon a un tel succès que la cohue est immense.


 http://www.nella-buscot.com/photos/Salon.jpg

Ce type de salon est typiquement français; ailleurs les tableaux sont exposés dans des "expositions".
Il y a bien la "Royale Académie" en Angleterre, mais en fait il s'agit d'une académie privée, dont l'exposition au public est payante, ce qui permet de faire vivre cette institution.

Ce salon a perduré tout le XIXe siècle et sera même organisé tous les ans.
En 1863 les artistes dont les oeuvres ont été refusés créeront leur propre salon, avec le soutien de Napoléon III qui voulait amuser les visiteurs: le "salon des refusés".

http://peintres.celebres.free.fr/AA_IMG/manet42.jpg

Manet:" le déjeuner sur l'herbe" qui fit scandale lors du "premier salon des refusés"

Mais nous sommes encore loin du Louvre actuel...à suivre...

dimanche, mai 10 2009

Histoire des musées: le château de Versailles


                          Le château de versailles en 1668

http://www.forum-auto.com/uploads/200409/gtmoi_1096554584_mv7651.jpg

Au départ Versailles fut seulement la résidence de campagne de Louis XIV.
A partir de mai 1682 Versailles devint sa résidence.
En 1673 puis en 1680, le Roi ordonna à Lebrun, directeur des bâtiments de France, de transférer des tableaux du Louvre à Versailles.
Les visiteurs pouvaient entrer dans le château et contempler ces tableaux comme ils voulaient, du moment où ils avaient une épée......épée qu'il était possible de louer!

En 1682, le Roi s'installe donc à Versailles.
En 1683, la Reine meurt. Louis XIV récupère ses appartements et change la distribution des pièces.
Ce que l'on appelle "le petit appartement" et "la pièce des médailles" regroupent la majeur partie des Collections Royales; très peu subsistent dans le reste du château.
Ces collections, ou chefs d'oeuvre du Roi" feraient plutôt penser à un cabinet de curiosités.
Seuls les membres de la famille Royale et les privilégiés que le Roi voulait éblouir, pouvaient y accéder.
Mais l'idée d'accès aux Collections Royales s'est propagée dans le public, car parfois en l'absence du roi, pour une raison ou une autre l'accès était permis, par exemple aux ambassadeurs, aux visiteurs étrangers susceptibles de propager la gloire de Louis XIV. Mais rien ne dit que parfois aussi...d'autres...qui connaissaient quelqu'un....

En 1715, Louis XIV meurt. Il va falloir attendre 1722 pour que Louis XV, âgé de 12 ans s'installe à Versailles, qu'en fait il appréciera toujours peu.
Il y fit beaucoup de travaux et de transformations.
En 1741 les chefs d'oeuvre du cabinet des médailles partirent au garde meuble à Paris.
En 1751 toutes les statuettes en argent furent fondues....

Versailles aura abrité les Collections Royales moins de 100 ans....

Mais rappelons nous que dés avril 1667, sous l'impulsion de Colbert, en avance sur son temps, s'était tenu un salon où les parisiens avaient pu voir une partie des Collections Royales.
Ce salon se tint ensuite tous les deux ans au Palais Royal, et sera ensuite transféré à la fin du XVIIIe siècle au Louvre.
Commence alors une nouvelle histoire.



Louis XIV aurait-il apprécié Jef Koons?



vendredi, mai 8 2009

Histoire des musées: les collections Royales


Dans le premier chapitre nous avons vu comment sont apparus en Italie les prémices de nos musées, mais aussi comment Venise attirait les Princes d'Europe qui désiraient se constituer des collections, notamment de peinture.
Dans le deuxième chapitre nous avons découvert l'expansion des "cabinets de curiosités", où tout ce qui existait avait vocation à être exposé; au point que l'idée d'une spécialisation commence à se faire jour.

Bien entendu l'histoire n'est jamais aussi linéaire.
En France dés Charles V les rois se sont constitués des collections. Mais ces collections n'étant pas inaliénables, elles furent dispersées peu à peu; que ce soit pour faire des cadeaux diplomatiques ou tout simplement en les vendant.

Au début du XVIe siècle François 1er décida de les reconstituer par confiscation de collections appartenant à des notables condamnés pour diverses raisons,  mais surtout par achat.Il joua aussi les mécènes en commandant des oeuvres à des artistes contemporains.
Ces collections furent installées au château de Fontainebleau; mais à la seule disposition du roi.

(ci dessous " le sauveur du Monde", oeuvre de léonard de Vinci, qui aurait fait partie des collections de Louis XII et de Louis XIV et qui appartient à ce jour au musée de Nancy après avoir été réquisitionné à la révolution.)




Tout changea avec Louis XIV qui voulait faire de la France la première puissance d'Europe.
Non seulement il augmenta considérablement les "collections", aidé pour cela par Colbert et accessoirement un règne suffisamment long (53 ans) pour travailler dans la durée; mais aussi parce qu'il fut suffisamment modeste (si,si malgré les apparences!) pour savoir s'entourer, car ne se pensant pas le plus compétent en tout...
Il fut aussi celui qui étendit l'inaliénabilité, existant pour les bijoux de la Couronne aux meubles de la Couronne.Cette notion d'inaliénabilité est extrèmement importante, car cela interdit la vente, la saisi ou la transmission à autrui des oeuvres.
Mais Louis XIV voulut aller encore plus loin: les collections devaient être exposées au palais du Louvre. Et pour la première fois il était prévu une séparation entre l'appartement du Roi et le lieu d'exposition des collections, avec une division rigoureuse des espaces, pour un parcours hiérarchique allant du moins prestigieux (médailles, petits tableaux etc...) au plus prestigieux( grands tableaux par la taille et venant d'écoles prestigieuses).
Malheureusement, quand les travaux se terminèrent en 1665, après un incendie en 1661, les collections étaient déjà trop nombreuses.Des travaux sont alors prévus pour reconstruire un "grand Louvre" et les collections ont été déplacées aux Tuileries et exposées en vrac.
Et Versailles me direz vous?
Ce sera l'objet du prochain chapitre et si ce billet vous semble court il est le résultat d'un long travail de synthètisation.

(ci dessous le monogramme de LouisXIV dans la cour carrée du Louvre)



Cependant, pour la petite histoire, vous ne saurez pas ce qui s'est dit hier, et moi non plus: j'étais tellement fatiguée que je n'ai pas eu le courage d'aller à Paris.Pas bien cela! Mais peut-être qu'avec un peu de chance il y aura 3 phrases pour en dire l'essentiel avant le démarrage de la prochaine conférence?

Par contre je vous recommande chaudement le dernier "OSS 117: Rio ne répond plus", car grand fiston, peut-être parce qu'il n'aime pas voir sa mère s'avachir, m'a entrainée avec lui au cinéma! Un vrai bonheur; sous la gaudriole, une grande de finesse, et les différents degrés d'humour vous laissent le choix de la rigolade...


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