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dimanche, avril 21 2013

De la Walkyrie à Siedfried...

Bon! Je ne suis pas une mélomane aguerrie mais une curieuse invétérée...
Sachant cela papa Noël m'a offert 3 spectacles (ses aides me gâtent toujours beaucoup et à bon escient): un one man show  (Gaspard Proust) qui m'a aidée à finir l'année; une pièce de boulevard avec, entre autre, isabelle Mergault, que la neige m'aurait fait rater si le père Noël n'était pas repassé quelques jours plus tard; et la Walkyrie à l'opéra Bastille au mois de mars.
N'ayant jusque là assisté qu'à des opéras de Mozart, j'étais, pour le coup, plutôt anxieuse. Wagner c'est du "gros" et ce ne sont pas les quelques extraits entendus, et que j'avais aimés, qui suffisaient à me rassurer...
Encore moins lorsque j'ai découvert la veille au soir  que la séance durerait de 14h à 19h!
Mais à cœur vaillant rien d'impossible, et puis un cadeau ne se refuse pas.

J'en suis revenue enthousiasmée! Au passage, pour ceux qui seraient effrayés par 5 heures de spectacle: l'opéra ne dure qu'un peu plus de 3 heures; entrecoupé de 2 longs entre-actes.
Assister à un spectacle vivant, dans une salle à l'acoustique idéale, où l'orchestre mené par un des meilleurs chefs de sa génération (Philippe Jordan), ne couvre pas la voix des chanteurs; lesquels se sont montrés aussi  de merveilleux acteurs, suscite une émotion que j'ai rarement éprouvée aussi intensément.

Dés le lendemain matin, après avoir ouï au réveil  sur France-Inter un panégyrique sur ce chef d'orchestre, je me suis précipitée sur internet et ai réservé des places pour les épisodes 3 et 4 (soit "Siegfried" et "le crépuscule des Dieux"; sachant que j'avais raté le 1er épisode de cette tétralogie qu'est  "l'anneau du Niebelung" ).

Je pars donc le 7 avril, sans crainte et remplie d'enthousiasme vers la Bastille: en passant j'admire les derniers coureurs du marathon de Paris; les plus courageux, car ce n'est pas drôle d'être en queue;



Puis un petit tour sur le marché du Boulevard Richard Lenoir

Avant d'aller me régaler d'un croque-monsieur maison, dans une brasserie d'habitués du quartier.

Et me voici prête pour un après-midi de rêve:



Pour moi, Siegfried, c'était l'histoire d'un jeune homme qui pour venger ses parents morts, forgeait son épée et allait, comme le prince charmant, réveiller "la belle au bois dormant", c'est à dire Brünnnhilde , la Walkyrie, fille du Dieu Wotan, et demie sœur des Walkyries.

Dans l'épisode 2 son père l'avait endormie, en la protégeant derrière une barrière de feu.

Le premier acte de Siegfried est présenté, dans le livret à disposition, comme un spectacle se rapprochant de l'opéra comique!
Mais de là, à nous montrer Siegfried comme un ado pataud, en pleine crise d'adolescence, qui arrive à me faire prendre en pitié son père adoptif Mime, avant que je ne le découvre fourbe lors du deuxième acte, est peut-être excessif. Le metteur en scène va jusqu'à faire renverser par Siegfried un plat de pâtes sur la tête de Mime!  Aucune élégance non plus lorsqu'il forge l'épée...
L'interprète sera fortement applaudi pour sa performance de sale gosse. Mérité car il était tout à fait convainquant dans ce rôle.

Malheureusement, à mon avis, mal dirigé, il n'arrivera pas à en sortir pour devenir le "Prince charmant" attendu au troisième acte.
Dés l'épreuve du feu, qui aurait du et pu être un moment fort du spectacle (comme, par exemple, l'initiation lui permettant de passer du statut adolescent au statut adulte), j'ai été déçue.
Le metteur en scène par une ruse absurde, l'a installé dormant sous une couverture sur des marches, au delà des flammes... A deux pas de Brunnhilde.

De fait jusqu'au bout de cet opéra, Siegfried sera représenté comme un guignol et non un héros.
Seule la musique me consolera, ainsi que les voix des chanteurs (Siegfried compris).
Au point que pendant la fin du dernier acte j'ai fermé les yeux et me suis focalisée sur le son; voir cet ado en pantacourt et chaussettes rayées s'écrier "oh! une femme" d'un air surpris et niais, alors qu'il dormait à côté d'elle et était venu pour la délivrer; le voir hésiter entre amour et désir lubrique (à plat ventre sur une sorte de table!?!)... Tout cela était trop insupportable.

Ne plus bénéficier de la traduction du texte n'était pas gênant, dans la mesure où les phrases, tout au long du spectacle, furent affichées en retard ou soudain par deux: même moi, apte à la lecture rapide, n'avais pas le temps de les déchiffrer.

En temps que néophyte j'ai hésité à écrire ce billet. J'ai finalement osé car j'ai trouvé sur le net d'autres personnes semblant aussi surprises que moi.

Était-ce un signe?
Pour "la Walkyrie", avant le spectacles des gens cherchaient des places à acheter...
Pour "Siegfried" il y avait dehors, beaucoup de personnes qui cherchaient à revendre des places...

J'espère que le metteur en scène se sera ressaisi pour le "crépuscule des dieux" d'ici le mois de juin?
Car pire que ce que je vous ai décrit jusque là: lors de "la Walkyrie" nous avions des combattants nus qui se promenaient sur la scène.
Pour "Siegfried" ils étaient, bien que nus, peinturlurés en couleurs camouflages!
Oui, je confirme: il faut vraiment qu'il se ressaisisse...

samedi, mars 30 2013

Moscou: Icônes

Mais qu'est ce qui m'a prise de vous promettre un billet sur les Icônes alors que je n'ai pu en photographier aucune?
Non pas qu'il n'y ait rien à en dire: au contraire! Non seulement j'en ai vues beaucoup, mais depuis j'ai assisté à une série de conférence donnée par madame Elisabeth Yota dans le cadre de l'université inter-âge de la Sorbonne sur le thème de "l'art Byzantin"; ce qui n'est pas sans lien avec les icônes moscovites.

Le plus simple est de commencer par la définition du mot "Icône":

J'ai été très étonnée de ne pas trouver le mot "icône" dans le petit Littré en 3 tomes datant de 1967; on n'y peut lire que les définitions "d'iconoclaste", "iconographie" etc...où seul le mot "image" au sens large est employé.
Ce qui est tout à fait logique puisque l'origine grec du mot Icône (eikon) signifie justement "image".
Par contre pour le petit Larousse (édition 2004) il s'agit bien "d'une image sacrée dans les églises de rite chrétien oriental".
Le "grand atlas universalis des religions" (1988) précise: "qu'une peinture reste une icône à partir du moment où il y a un personnage saint, avec un nimbe et signé (...) Avant le 17ième,seuls les moines pouvaient créer des icônes".
(La nimbe est, dans l'iconographie, un cercle lumineux placé autour de la tête du Christ et des saints.)
Si par contre on sort de l'histoire religieuse pour rester dans l'histoire de l'art: l'icône est un objet portatif petit ou moyen sur lequel sont représentés des sujets sacrés; qu'il s'agisse de personnes, de scènes de vie, de la nativité etc...L'usage peut-être privé ou publique.

Origine des icônes:

Les premières icônes dateraient du 4°siècle ce qui semble cohérent puisque c'est en l'an 325 que le premier concile oecuménique de Nicée, reconnaissait une responsabilité particulière à l'église de Rome dans la sauvegarde de la doctrine orthodoxe.
Mais aucune icône de cette période ne fut retrouvée. On sait que dés le 4°siècle l'église commence à s'inquiéter de l'idolatrie qui peuvent engendrer les représentations de Dieu. Le problème se pose alors pour l'image du Christ: est-il un Dieu ou une divinité? Il est interdit de représenter Dieu

A ses débuts l'église s'est reposée sur les anciennes croyances pour s'installer. C'est ainsi que l'image de Zeus a parfois inspiré le portrait du Christ sur les premières icônes. De même il n'a pas toujours été barbu tel que représenté depuis des siècles
Les premières icônes retrouvées datent du 6° siècle (soit 2 siècles après leur supposée invention) et font partie de la collection du monastère Sainte Catherine du mont  Sinaï comme ci-dessous "le Christ Pantocrator" qui serait la plus ancienne connue à ce jour:

Le Christ bénit de la main droite et indique la route à suivre, tenant son évangile dans la main gauche.

Un Christ plus emblématique est le Christ "Acheiropoietos" qui signifie "pas peint à la main". Selon la légende il aurait essuyé son visage avec un drap.
En cherchant sur le net j'en ai trouvé plusieurs représentations différentes:

dont celle ci qui daterait des années 1100 et se trouve dans la galerie Tetriakov à Moscou

Ce qui nous permet de revenir en Russie et son Histoire religieuse

En 553 le deuxième concile œcuménique des églises orientales, dit concile de Constantinople, fut un concile de rupture avec l'église romaine. Je vous passe les détails, mais pour faire reconnaitre sa primauté Constantinople se désigna comme "Nouvelle Rome".
En 987-988 le prince Vladimir fit adhérer au Christianisme un nouvel Etat  créé sur les bords du Dniepr avec comme capital Kiev et dont le nom était Rous'
Sautons maintenant encore quelques siècles: les églises orientales étaient régies par une "Pentarchie" (c'est à dire 5 patriarches) dans l'ordre: Rome,  Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem. 
Rome  étant de fait exclu en tant que siège des églises orientales, on en est venu à reconnaitre comme élément de la pentarchie le patriarcat de "Moscou et toutes les Russies" institué en 1589. (j'ai beaucoup résumé...)

Et donc pour en venir à notre sujet, la vénération des Icônes est pour les orthodoxes un dogme de la foi.  et on en trouve dans toutes les églises.
Les premières apparaissent en 988, dés l'adhésion au christianisme.
Une des plus anciennes et des plus célèbres est "la Vierge de Vladimir" maintenant exposée dans la galerie Tetriakov:

La vierge de Vladimir est une Vierge Eleoussa ou de la tendresse: le visage de la mère est proche de celui de l'enfant. Jésus est sur le bras droit et le pied gauche de l'enfant est retourné.(pour plus d'explications cliquer sur le lien)

L'âge d'or des icônes russes se situe au moment de l'unification de l'Etat russe (aux 15° et 16° siècle) où l'école de Moscou devient une des plus prestigieuse grâce à 3 peintres: Théophane le Grec (moine  formé au mont Athos et à Constantinople), Andreï Roublev son élève et Dionissi un laïc d'origine noble.
Chaque icône se doit d'être différente.

Au 17°siècle l'art occidental influence l'iconographie et l'uniformise peu à peu.

Avant de vous mettre des liens vers 2 sites  sur lesquels vous découvrirez des icône russes, quelques clés de lecture découvertes dans le guide vert édition 2010 et résumés ici:

Les visages: sont basanés(rappel de la terre) et sont de face sauf ceux qui ne sont pas des saints et qui sont de profil.
Le corps est allongé
Les fonds dorés symbolisent le rayonnement terrestres des saints représentés.
Rouge et pourpre sont les symboles de la divinité
Vert et bleu le symbole de tout ce qui est terrestre

Et voici 3 liens

Quelques images de l'intérieur de la cathédrale St Basile ici

Une expo datant de 2010 sur "la sainte Russie à l'honneur au Louvre"
Qui n'est qu'un petit morceau de ce site pour ceux qui veulent en savoir encore plus:vous n'avez plus qu'à naviguer...

En tous cas aucune promesse pour le prochain billet: j'ai trop ramé pour celui là et sans chocolat je serais toujours devant ma page blanche à me demander par où commencer.

Pour ceux qui veulent faire des commentaires (hélas trop peu nombreux) je filtre mais vérifie tous les jours. De préférence évitez les pseudos ressemblant à une pub anglophone (n'est ce pas jeveupa...) car j'en reçois plus de 50 par jour et je ne voudrais pas rater votre prose si rare...

mercredi, mars 13 2013

Moscou, jour3: cathédrale Basile-le-Bienheureux extérieure

Cette cathédrale, fut construite sur ordre d'Ivan le Terrible, entre 1552 et 1561 pour commémorer sa victoire définitive sur les tartars, par la prise de la ville de Kazan, le jour de la fête orthodoxe de l'Intercession de la Vierge.
Fête qui aurait été instituée en 1164 par le Prince Andreï Bogolioubski. Comme la plupart des célébrations religieuses créées, elle coïncidait avec des fêtes païennes comme ici la fin des travaux des champs; par conséquent elle était très prisée par le peuple.

La nouvelle église est officiellement baptisée "Cathédrale de l'Intercession-de-la-Vierge"; mais elle est généralement désignée sous le nom de Saint-Basile-le-Bienheureux en souvenir d'un ascète, simple d'esprit, dont les restes sont enterrés à l'intérieur. Elle comprend 9 chapelles, la dernière ayant été construite pour Basile le Bienheureux. 

(Basile le Bienheureux
ou Vassili (connu aussi comme saint Basile, Basile le fol en Christ ou Basile le Béni, en russe Васи́лий Блаже́нный) est un saint de l'Église orthodoxe russe né de parents serfs en 1469 à Elokhovo, près de Moscou. On situe son trépas en 1551, ou le 2 août 1552 ou en 1557, à Moscou. Il fut canonisé vers 1580. Il est fêté le 2 août.)Source Wikipédia

La légende dit qu'Ivan le Terrible fut si émerveillé par la beauté de l'édifice qu'il fit crever les yeux de son auteur pour que l'artiste ne put plus jamais reproduire un tel chef d'oeuvre...

Mais place aux photos:



En 1583 les dômes d'origine en forme de casque, furent, à la suite d'un incendie, remplacés par des bulbes striés ou à facette. Ce n'est en 1670 que les dômes ont été peints de multiples couleurs. Auparavant l'église était rouge et blanche avec des dômes dorés.
Le dôme bleu et blanc est celui de la chapelle St Cyprien, fêté le 2 octobre, le lendemain de l'assaut final.


Le plus haut clocher coiffé d'un chatior éclaire la chapelle centrale de l'Intercession, par ses vitraux.


Quelques gros plans:



Et la photo à ne pas prendre:


Vive la fée électricité...

La nuit on est sauvé!





Et pour ceux qui veulent plus de précision, c'est ici!

Les photos étaient interdites à l'intérieur de l'église, mais je vous dirais 2 mots sur le musée d'Art Historique et les icônes la prochaine fois (avec quelques liens et peut-être 1 ou 2 photos...)

dimanche, mars 3 2013

Que devient Philibert?


Petit intermède après un long silence. Je ne sais pas résister aux sollicitudes de la vie réelle et de mieux en mieux installée dans ma retraite les appels de l'extérieur ne manquent pas.
Sans oublier la famille qui est et sera toujours ma priorité: apprendre à maitriser mon nouveau smartphone en envoyant des photos; tout lâcher pour répondre en direct sur skipe et même plancher sur des textes manuscrits, en allemand gothique, pour soutenir des recherches généalogiques...Merci à mes enfants qui m'évitent les inscriptions aux "remue-méninges" pour vieux: ils s'en chargent eux mêmes et je suis assez masochiste pour aimer cela!

Vous souvenez vous de ma rubrique: "Philbert et l'art décalé" (cf catégorie ci dessus ou en bas à gauche) ?
Et bien Philibert est aussi en retraite depuis quelques mois.
Je ne sais pas pour lui, mais quand je suis partie en retraite j'ai ressenti à la fois de la joie et de l'angoisse.
On a beau en rêver pendant des années, quand elle arrive on sait que l'on quitte un monde et surtout des gens qu'on reverra très peu malgré nos promesses réciproques.
En même temps finies les contraintes, le réveil qui sonne: la vie s'ouvre devant nous. On va pouvoir faire tout ce que nous n'avons pas pu faire jusque là.
Oui mais oups! Par quoi commencer à part remettre un peu d'ordre dans la maison ce qui n'a rien d'affriolant?

Pour en revenir à Philibert, en tant qu'artiste il n'a pas pu échapper à certains questionnements: comme vous l'avez remarqué sur les billets précédents il est passé de la peinture-collage à la sculpture (comme le chat). En fait déjà en 2004:




En 2011 il peint sur l'immeuble du centre culturel:



Cette hiver il s'est lancé dans des mini cartes (8cmX8cm) qu'il vendait par mini paquet; quelques exemples:







Parmi les dernières photos (et je suppose oeuvres les plus récentes) reçues?




Et maintenant, que nous prépare-t-il? 

(ceci dit,si quelqu'un veut l'exposer, il est preneur...)




Sinon ne perdez pas espoir: sur ce blog bientôt (?) la cathédrale Saint Basile le Bienheureux; cela fait plusieurs semaines que j'ai choisi les photos! Alors hein...

Quant aux chercheurs de fautes d'orthographe et/ou de grammaire: Grand Fiston étant reparti de par le monde, vous allez, à nouveau, pouvoir vous en donner à coeur joie!

mercredi, janvier 16 2013

Moscou, jour3: Le cirque Nikouline


Titrer "jour3" alors que cela fait presque 3 mois que je n'ai rien écrit sur Moscou ce n'est pas très sérieux. Mais mieux vaut tard que jamais d'autant que je ne suis que partiellement responsable de ce décalage: longue panne France Télécom, puis thalasso, puis fêtes familiales etc...
Et cætera? S'il est difficile de reprendre le fil d'un travail interrompu, cela le fut d'autant plus que l'après midi de ce troisième jour fut chargé: après la visite facultative du parc Kolenskoïa le matin, nous sommes passés à l'hôtel (excentré) vers midi chercher ceux qui n'avaient pas désiré profiter de l'option supplémentaire. De là nous sommes partis nous restaurer en ville.
Etaient prévus ensuite un spectacle de cirque, puis la visite de la Cathédrale Saint Basile et son musée, et pour finir la Place Rouge by night. Si l'activité fut dense, par contre peu de photos à vous présenter car interdites au cirque ainsi qu'au musée. Quant à celles de nuit, elles sont relativement nombreuses (2 heures à tourner en rond sur la Place Rouge...) mais peu intéressantes et ratées pour beaucoup car j'ai profité de ce long temps libre pour tester mon appareil photo: avec ou sans flash, automatique ou pas... Ceci dit il me semble vous en avoir déjà inclues quelques unes dans les billets précédents et vais surement continuer à les utiliser selon mon inspiration pour les prochains billets.

Ayant dans l'idée de vous présenter l'après-midi en sa totalité dans un seul billet, puisque peu d'illustrations, je me suis trouvée bloquée devant ma page blanche; heureusement, les chocolats digérés et le champagne cuvé me voici à nouveau les idées claires.

Aujourd'hui nous allons donc nous contenter du cirque!
Qui ne connait pas le "cirque de Moscou"? Sauf qu'il n'y a pas qu'un cirque...

En 1702 le tsar Pierre 1er fait construire un théâtre sur la Place Rouge où se produisent des acteurs et des clowns.

Depuis 1992, par décision gouvernementale, le cirque d'Etat est déclaré "Héritage Culturel" comme le théâtre Bolchoï.
Aujourd'hui Rosgoscirk, bureau officiel du cirque d'état de Russie, gère depuis Moscou 50 cirques stables et 15 chapiteaux, ce qui représente environ 3000 artistes et 15 spectacles à travers le monde.

Traditionnellement les artistes du cirque sont des enfants de la balle élevés dans la profession des parents. Il existe donc de nombreuses dynasties.
Mais en 1926 fut créée la première école du monde formant aux différents métiers du cirque.
Depuis elle est devenue "Ecole d'Etat du Cirque et des Variétés" qui délivre un diplôme d'état donnant le droit de se produire sous le label de "Cirque de Moscou".

Le Cirque Nikouline de Moscou:

Il fut fondé le 20 octobre 1880 par Albert Salamonski sur le boulevard Tsvetnoy.
C'est le premier cirque en dur de Russie.
Durant la seconde guerre mondiale il continua à proposer des spectacles.
Puis il fut démonté en 1985.



Reconstruit, il renait en 1989 sous la direction de Youri Nikouline, l'un des clowns les plus talentueux du cirque russe et grand acteur de cinéma.

Statue devant le cirque, représentant Monsieur Youri Nikouline descendant de voiture

Il le dirigera jusqu'à sa mort en 1997

Monument funéraire de Youri Nikouline veillé par son chien au cimetière du monastère Novodievitchi à deux pas du Kremlin.

Depuis son décès la direction a été reprise par son fils, Maxime Nikouline.
C'est dans ce cirque, qui dispose d'une salle de 2000 places et est reconnu comme l'un des plus novateurs, que nous avons pu nous régaler d'un excellent spectacle, précédé à l'entrée par une distribution de bonbons et même de médicaments (une pommade à frotter sur les pectoraux des bébés aux bronches encombrées...)!

Bon, à défaut de photos, un petit lien trouvé sur le net lors d'une prestation du cirque Nikouline à Bordeaux.

lundi, décembre 17 2012

Emigrés ou Emigrés?


Afin de vous faire patienter, le temps de mon voyage-retour à Moscou, un petit (tout petit) tour en Bretagne en guise de hors d'oeuvre...

Juste le temps de poser une question: pensez vous que le peuple érigera une stèle comme celle, ci-dessous, à tous les émigrés fiscaux qui débarqueront dans quelques années,sur nos plages, nos tarmacs et nos gares pour délivrer les pauvres contribuables du joug fiscal subi?
Joug que d'ailleurs ils "contribuent" (j'aime les ambiguïtés de la langue française) à alourdir en partant...Même si d'autres en restant ne se débrouillent pas mal non plus malgré leurs cris d’orfraie!


(Pour ceux qui auront du mal à lire l'inscription: "A l'aube du 27 juin 1795 les régiments d'émigrés foulent le sable des plages de Carnac").

A noter
: je n'y suis pour rien si c'est un menhir! D'autant que la photo a été prise bien avant "l'AFFAIRE" du siècle...

A vous de répondre! Et en connaissance de cause puisque l'histoire de ces émigrés là est ici.

lundi, octobre 22 2012

Moscou, jour3: domaine de Kolomenskoïe


Chose promise, chose due: mais entre les vacances, les pannes avec donc les travaux à organiser et les arrêts intempestifs de la liaison internet (comme par exemple dimanche de 14h à environ 18h), je peux écrire sans complexes que le retard de mon feuilleton moscovite a peu à voir avec ma paresse...

Aujourd'hui sortie facultative au "domaine Kolomenskoïe"; je ne regrette pas d'y avoir participé.  Sans guide, sans présentation préalable et livrés à nous même, la découverte de ce lieu fut une heureuse surprise. Et méritait plus que cette visite furtive.

La première mention du village de Kolomenskoïe date de 1339 (testament d'Ivan Kalita). C'est alors un village qui appartenait déjà à la Russie. Je vous fais grâce des différents épisodes; il suffit juste de savoir que, d'Ivan le Terrible à Catherine II, ce lieu, situé à 10 kms de Moscou, dans un méandre de la Moscova, a servi de résidence aux tsars. Aujourd'hui il fait partie de la ville de Moscou et il est possible de s'y rendre en métro (et si j'en crois mon guide vert, aussi en bateau mouche le WE).



Lorsqu'on sort de la station Kolomenskoïa, on entre dans le domaine par la"porte du St Sauveur" en bas à gauche du plan ci dessus:



Cette porte date du 17° siècle.

Les dignitaires,eux, venaient par la Moscova et entraient par "les portes du devant" dites aussi "de l'horloge", construites en 1662 et de l'autre côté du parc (le grand bâtiment au centre de la carte):


Vous pouvez remarquer deux portes de taille différentes ainsi que le veut la tradition en Russie: une pour les voitures et une pour les piétons. Le clocher est relié à une horloge et (quelle chance d'écrire un blog!) je découvre aujourd'hui que cette porte abrite aussi un "remarquable musée"...

Lorsque l'on arrive par la porte de St Sauveur, la première église que nous pouvons apercevoir est sur notre gauche
"l'Eglise Notre Dame de Kazan":


Cette église a été achevé en 1650 pour le tsar Alexis et est un des premiers exemple du style baroque. Ce que mes photos ne mettent pas en valeur sont les bulbes bleus étoilés surmontés d'une croix:

Elle est à nouveau ouverte au culte

En continuant notre chemin et en passant sous la porte du devant (je vous rappelle que nous ne savions rien de ce lieu et que nous avancions au hasard!) nous arrivons face à une tour: le clocher, unique vestige de "l'Eglise St Georges" construite aux alentours de 1550:


Une tour cylindrique est très rare en Russie. Encore plus rare: le sanctuaire qui occupe le rez de chaussée de la tour!

Derrière nous apercevons en blanc "la tour du faucon" construite en 1627 et qui après avoir abrité les oiseaux du tsar, fut équipée d'un système de pompage et utilisée comme château d'eau du palais.
Avec le toit vert, il pourrait s'agir du réfectoire du palais qui sur le plan apparait devant le clocher, la tour étant située plus à droite (affaire de perspective; ne m'en demandez pas plus, j'ai toujours eu des problèmes avec la géométrie de l'espace...).

Et nous arrivons enfin à "l'Eglise de l'Ascension" élevée en 1532 par Vassili III pour célébrer la naissance de son fils Ivan (futur "le terrible") et inscrite au patrimoine de l'UNESCO en 1994 comme monument historique:




Vous pouvez remarquer la tour à chatior (n'ai trouvé nulle part la définition de ce mot???) en pierre...

Et une petite vue d'ensemble avant de continuer notre périple:


Sur cette photo on remarque vraiment à quel point "l'Eglise de l'Ascension" est grandiose

Le domaine étant très boisé et la chaleur importante nous avons pris de petits chemins de traverses et sommes passés devant la "brasserie d'hydromel" (à gauche presque devant les "portes de devant")

Certains de ces arbres ont près de 600 ans...


Belle vue sur Moscou et la moscova...
Ce que nous ne savions pas c'est qu'en descendant un petit chemin plus bas nous aurions trouvé l'Eglise St Jean Baptiste construite sous Ivan le Terrible en 1547 pour célébrer son accession au trône...Mais en lisant le guide je crois bien que nous avons raté beaucoup de choses...
Il est temps de remonter vers notre point de ralliement; et ce fut un retour joyeux car quelques surprises nous attendaient encore  sur le chemin du retour!

Des sépultures?


Apparemment oui...Mais qui est enterré ici? Je n'ai pas trouvé...

Mais nous voici arrivés à" l'Isba de Pierre le Grand":


Ce cottage fut construit sur l'ile de Markhove lors de son voyage à Arkhangelsk pour superviser la construction de la forteresse de Novodvinsk situé sur le rivage opposé de l'ile
En 1710 il a beaucoup souffert de la glace et fut donc transporté dans la forteresse.
En 1761 un incendie le détruisit partiellement; il fut restauré.
En 1810 un abri en bois fut construit pour le protéger.
En 1877 on le transporta à Arkhangelsk et finalement
En 1934 il fut remonté à kolomenskoïa par des charpentiers russes et hollandais...

Comment pourrait-on la nommer: l'isba voyageuse? la valisisbask? la malisbask?
Et puis comme un lieu tel que celui là ne pouvait pas ne pas avoir de légende je vous ai trouvé une petite histoire: "l'icône rouge"

Finie la pause matinale: l'après midi va se continuer avec la cathédrale Ste Basile, une séance de cirque et la Place Rouge by night: les 2 premières avec photos interdites à l'intérieur et la dernière avec photos quelconques: donc surprise pour moi comme pour vous sur ce que je vais pouvoir vous raconter et montrer la prochaine fois!

dimanche, septembre 23 2012

Le festival "Visa pour l'image" à Perpignan


Pour la troisième année consécutive je suis partie début septembre du côté de Perpignan afin de visiter les différentes expositions composant "visa pour l'image".
Il s'agit d'un festival international de photojournalisme, où des photos-reporters nous présentent un évènement en plusieurs images et le moins de mots possibles.
Cette année nous en sommes à la 24ième édition et je regrette les 21 que je n'ai pas vues...

Ce sont souvent des images très dures, de guerres, de révoltes, de misères. Au hasard je dirais qu'un reportage sur dix est reposant...Et encore, n'ayant pas fait de statistiques précises je crains que mon optimisme naturel me joue des tours!

Mais j'ai trouvé pire dans Télérama en la personne de Luc Desbenoit qui sous-titre son article:
"virage à 180 degrés pour cette édition qui mise sur des images ultra léchées, belles et douces (...)"
Et que trouve-t-il pour illustrer son article: la photo d'une gamine de 11 ans obligée d'épouser un homme de 40 ans en Afghanistan; photo issue du reportage de Stéphanie Sinclair: "ces petites filles que l'on marie"...souvent dès leur 5 ans!
Il est vrai qu'il n'y a pas de sang comme dans le reportage d'Erika Larsen nous présentant "ces gens qui marchent avec les rennes", qui est apaisant même si de temps en temps on doit tuer un renne pour vivre...

Pour être juste cet article est publié dans la rubrique "art"...
Serait-ce l'ambiguïté du photo-reportage? Je connais des personnes de la région de Perpignan qui ne veulent plus visiter ce festival qui leur remue trop les tripes. Pour ma part je suis passée très vite devant certaines images de guerre; mais en même temps j'ai beaucoup appris.

Cependant, on ne se refait pas: je me suis surtout intéressée aux faits sociaux:

Les prisons: 2 reportages lors de l'exposition 2011

Valério Bispuri: "Voyages dans les prisons d'Amérique du sud" qui traite de la violence et de la surpopulation qui règne en ces lieux.
Fernando Moleres: "incarcération des jeunes en Afrique", où des gamins sont emprisonnés avec des adultes. Surpopulation, problèmes d'hygiène, harcèlement sexuel, manque de soins...

J'attends qu'un reporter sud-américain ou africain viennent faire un photo-reportage dans nos prisons...

La psychiatrie:

En 2011, Lu Nan nous présentait "Etat des services de psychiatrie chinois". Lu Nan avait pris ces photos entre 1989 et 1990, visitant 38 hôpitaux situés dans 10 provinces. On y voyait des malades enchainés, mal nourris et qui n'avaient des médicaments que si leurs familles pouvaient les payer...
En 2012, Robin Hammond expose "condamnés-La santé mentale dans les pays africains en conflit", où les hôpitaux se transforment en prisons et où les handicapés mentaux sont stigmatisés car considérés comme possédés. Ils sont attachés à leur lit, quand ils en ont un; sinon à un grillage et comme seul soin, des prêtres qui viennent les exorciser.

Il faut reconnaitre que chez nous les malades mentaux sont mieux traités: hospitalisés, parfois d'office, on les "stabilise" avec des médicament et ils peuvent rentrer chez eux...Même lorsqu'ils sont SDF, qu'ils n'ont pas de famille et que par conséquent ils oublient de renouveler leur traitement. S'ils ne meurent pas dans la rue ils commettent des délits, lors d'une phase de délire. Mais, manque de chance les experts psychiatres les examinent presque toujours lors de leur phase de lucidité...Et ils se retrouvent en prison au milieu des caïds...

Expulsion: un reportage en 2012

Sebastian Liste: "Urban Quilombo" ; ce reportage se déroule au Brésil, à Salvador de Bahia pour être précise. En 2003 des familles qui vivaient dans les rues dangereuses de cette ville ont occupé une chocolaterie désaffectée, en ruine. Petit à petit plusieurs douzaines de familles y vivaient et avaient créé un lieu de vie. Un microcosme où elles arrivaient à gérer, avec le soutien de la communauté, les problèmes de drogues, de prostitution et de violence...
Ces familles viennent d'être expulsées, sont dispersées; la scolarité des enfants est remise en cause...

Cela ne vous rappelle rien? Cherchez bien...

Bon, pas de photos sur ce billet! Pour le prochain je reprends mon visa pour Moscou, où vous aurez des photos soft (hélas pas vraiment artistiques) car je ne suis pas reporter et ne fait que du tourisme de masse....

mardi, août 14 2012

Bonjour Philibert et merci pour le "chat"


Et maintenant il fait aussi de la sculpture.
Cela fait un petit moment que je profite de cette oeuvre et je saisis l'occasion de ce billet (tardif), pour vous remercier de ce cadeau qui m'a fait bien plaisir.

Hé oui! j'ai égaré votre adresse mel...Voilà ma seule excuse!

Je vous présente "Sacha Chat":


D'un peu plus près:


Dans quelle matière est sculpté cet animal?



Un indice: que les instits en prennent de la graine...

dimanche, août 12 2012

Delphine de Vigan: "Rien ne s'oppose à la nuit"/ VS réseau sociaux


Voici un livre presque choisi par défaut: il me semblait en avoir entendu parler favorablement; donc, adhérente "France Loisirs" depuis le début des années 1970 pourquoi ne pas choisir celui là comme livre trimestriel...Depuis m'est revenu qu'il a été le vainqueur, catégorie roman, du prix 2012 des lectrices de "Elle".
Il est de bon ton ,en ce moment, de considérer avec beaucoup de mépris cet hebdomadaire. Et si je suis d'accord depuis quelques mois pour trouver que les articles n'ont plus la même qualité qu'auparavant, au point de songer à ne pas renouveler mon abonnement, moi qui le lis depuis mon adolescence; j'ai, par contre, rarement été déçue  à la lecture du livre gagnant ce prix (contrairement aux prix Goncourt, Fémina ou autres). De plus j'adore les livres et les sagas familiales.

L'histoire telle qu'elle est décrite en 4ième de couverture commence ainsi: "Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts et le retentissement du désastre."
Diantre!
Mais ce n'est pas tout: "aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence."
Je dois avouer que j'ai trouvé ceci un peu obscure, et me suis plongée dedans sceptique, ayant pris, à mes côtés  comme roue de secours une BD en ce jour où je me sentais un peu fatiguée.

L'HISTOIRE

Elle commence par la découverte de la mère décédée; très vite on comprends qu'elle s'est suicidée.
Au bout de quelques pages je vérifie sur la couverture qu'il s'agit bien d'un roman car Delphine semble raconter l'histoire de sa famille.
Il est bien indiqué "roman" sous le titre.

La première partie remonte à l'enfance et à la jeunesse de cette mère.
Mais bien que Delphine n'apparaisse pas dans cette partie, je suis certaine maintenant qu'elle parle de sa famille. Elle précise même combien il lui fut difficile de trouver certains éléments et comment elle a du enquêter avec persévérance pour recueillir un maximum d'informations.

Dans la deuxième et la troisième partie le "je" prend toute sa place et on ressent avec elle toutes les difficultés à vivre la folie de sa mère bipolaire. Les doutes, l'envie de fuir, l'envie de protéger, l'amour, la haine, la honte, l'angoisse jusqu'au moment où tout craque...Puis s'apaise, l'espoir...

L’ÉCRITURE

Si l'histoire de cette famille est prenante, ce livre est cependant beaucoup plus.
Pourquoi l'avoir publié comme roman et non comme biographie, ou auto-biographie?
Par honnêteté: elle n'a pas connu sa mère enfant; ce qu'on lui a dit l'a été par des personnes qui ne pouvaient pas être neutres.
De plus jusqu'où a-t-on le droit d'écrire sur d'autres personnes elles aussi impliquées? Ainsi du père, dont elle dit que chez lui elle a connu d'autre violences, différentes; et plus tard on apprend que la seconde femme de ce père s'est suicidée; sans autres précisions.
Pourtant ces éléments pourraient expliquer certains comportements de sa mère...
Elle a aussi demandé à ses oncles, tantes et à sa soeur si elles l'autorisaient à écrire ce livre.
Voilà pourquoi pour elle ce n'était qu'un roman, non seulement parce qu'elle ne savait pas tout; mais surtout parce que pour protéger les autres, et par respect, elle n'avait pas le droit de dire tout ce qu'elle savait.

Et maintenant pourquoi dans mon titre je parle des réseaux sociaux
?

Parce que lorsque je vois les précautions prises par l'auteure de ce livre j'ai toute de suite pensé à la facilité avec laquelle nous pouvions communiquer sur nos états d'âmes, au vu et au sus de tous.
Que ce soit sur les blogs, sur Facebook, ou sur Twitter la plupart des personnes que je lis, évitent de citer nommément ou de mettre des photos, des gens dont ils parlent.
Mais il m'est arrivé d'être gênée. Notamment par des blogs ouverts à tous, sur lesquels des parents fiers de leur progéniture, les exposent aux regards, sans protection.
Même si c'est de plus en plus rare cela arrive encore.
Je trouve que Delphine de Vigan nous donne à tous une belle leçon de respect de l'autre.

Sinon, cela faisait des années que je n'avais pas lu d'une traite, en une journée, un roman. J'en ai même oublié de manger le plat que j'avais mis à chauffer au micro-onde. C'est dire à quel point cette histoire m'a prise aux tripes.


dimanche, juillet 29 2012

Moscou jour2: église St Louis des Français & jardin d'Alexandre


Je ne comprends pas pourquoi, lorsqu'on fait un voyage en groupe, qu'il soit impossible que nous rentriions à l'hôtel en fin d'après midi? Parfois c'est pour des raisons de restaurant en centre ville, loin de notre hôtel...
Mais ce jour là, le temps passé au jardin Alexandre n'était pas indispensable, car hormis, justement ce jour là, il était obligatoirement et sans détour sur notre trajet.
D'ailleurs une partie des photos publiées sur ce billet ont été prises à un autre moment...La seule raison était sa situation à proximité de l'église St Louis; visite, elle, encore moins indispensable.
Ce qui ne va pas m'empêcher, avec ma logique imperturbable, de vous en parler! Et pas pour ne rien dire...

L'église St Louis des français:

Suite à un accord conclu avec la France le 31 décembre 1786, une liberté totale de confession est accordée aux sujets français en Russie.
Au lendemain de la prise de la Bastille, le vice-consul de France à Moscou obtient la permission de bâtir une église à Moscou.
Catherine II crée par décret "la paroisse de Saint-Louis-des-Français" et l'autorisation de construire est accordée le 5 décembre 1789 sur un terrain situé en plein coeur de la ville, dans le faubourg allemand.
Mais il faut trouver des fonds; son édification ne débutera qu'en 1830.
En attendant les offices sont célébrées dans la maison du vice-consul.
Le 24 novembre 1835 elle est consacrée par le vice-doyen  de Moscou (vice-consul/vice-doyen: que de vices pour une église......Qui ose me traiter de mécréante?) en présence de toutes "les autorités de la ville"...
L'église a plus ou moins bien survécu durant toute la période soviétique ainsi que vous pouvez, si cela vous fait plaisir,  le lire ici.
Depuis 1991 elle est à nouveau à la disposition de la paroisse française.

Pour nous y rendre nous sommes passés à l'arrière des locaux du KGB:




L'église n'a rien de particulièrement flamboyant.
Lorsque nous avons demandé l'objectif de notre visite on nous a répondu que c'était pour rencontrer des français qui seraient heureux de voir des compatriotes! Ils ont bien caché leur joie! Trop occupés à préparer la cérémonie de la Communion avec leurs enfants?
J'en garde un souvenir profond.......d'ennui!

Nous sommes entrés par le côté:



Vue de l'intérieur:


Et la seule photo que j'ai prise; c'est vous dire quel enthousiasme m'habitait:




Je n'ai même pas photographié le petit parc attenant à l'église où la plupart de nous attendait le top du départ assis sur un banc. Mais la joie est revenue en allant au:

Jardin d'Alexandre:

Comme vous l'avez deviné ce jardin porte le nom du Tsar Alexandre 1er qui présida à la restauration de la ville après les guerres Napoléonienne et l'incendie de Moscou en 1812.
Auparavant le Kremlin était difficile d'accès car entouré d'eau: on combla les fossés et on enferma la rivière Neglinka ( qui se jette dans la Moscova) dans une pipe souterraine. A sa place, dessinés par l'architecte Ossip Bove, furent construits les jardins du Kremlin. Ce fut après la mort d'Alexandre 1er en 1856 et l'intronisation d'Alexandre II qu'ils changèrent de nom.

Ce jardin est un lieu de promenade:






C'est aussi un lieu de fraicheur, avec des jets d'eau, des fontaines; les sculptures des fontaines, notamment la dernière, représentent des personnages de contes populaires:




Sur la photo ci dessus, ce que vous voyez en rouge au fond à droite, est un mini centre commercial.
C'est en buvant un verre en ce lieu que nous avons appris qu'on n'avait pas le droit d'accoler plus de 2 petites tables entre elles! Le gars prenait une grosse voix en nous montrant une pancarte écrite en cyrillique; nous ne comprenions pas pourquoi il était de plus en plus fâché quand nos yeux passaient de la pancarte à lui en ayant l'air de plus en plus ahuris...Finalement quelqu'un est venu à notre secours et nous a appris qu'il était formellement interdit de grouper plusieurs tables. Je ne sais pas si c'est seulement un règlement interne à ce centre commercial ou si c'est une loi Russe?  Je penche plutôt pour la 1ère version car à part 2-3 commerçants sympathiques l'ambiance n'était pas hyper cool. Mais il faut savoir que le soir il y a souvent de gros problèmes dans ce lieu, avec des groupes de jeunes ivres. Les bouteilles de vodka sont d'ailleurs sous clés dans la moyenne surface.



Un peu plus loin nous avons découvert une sorte de grotte; les autochtones glissent des pièces dans les interstices en faisant des voeux; si c'est de richesse, les touristes vous disent merci car c'est eux qui gagnent le pactole:




Le lendemain en arrivant au jardin nous tomberons sur la relève de la garde de la tombe du soldat inconnu: n'ayant qu'un petit appareil photo sans zoom de grande envergure et n'ayant pas le temps de m'approcher mes photos ne sont pas extraordinaires:






Mais ne reculant devant rien je vous ai trouvé, ici, une petite vidéo croquignolette, où vous verrez mieux que moi sur place.

Et puisque nous sommes dans le bon coin, voici 2 parmi les 10 stèles honorant 10 Villes-Héros sur 13, promues par l'ex Union Soviétique en hommage à la bravoure de leurs habitants pendant la seconde guerre mondiale! Je vous laisse lire par vous même le nom de ces villes:



Voilà, c'est tout pour aujourd'hui...

Demain sera un autre jour que nous commencerons par une promenade facultative au parc Kolomenskoïe: vous avez de la chance! Je me suis réveillée en pleine forme et malgré une nocturne prévue ai décidé de vadrouiller dès potron-minet...

lundi, juillet 23 2012

Moscou jour 2: Palais Tsaritsyno


Ce palais est situé au sud de la ville de Moscou le long des étangs de Tsaritsyno
Sa superficie est de 550 hectares et c'est le plus grand "musée-réserve" de Moscou.
Catherine la Grande l'avait acheté en 1775 et remplaça le nom de "tchiornaïa Griaz" (boue noire) par "Tsaritsyno" (village de la Tsarine). Elle demanda à l'architecte V.Bajenov de lui construire un somptueux palais. Bien qu'elle eut approuvé les plans elle se déclara insatisfaite en 1785 et remplaça V.Bajenov par son jeune assistant M.Kazakov à charge pour lui de reconstruire le palais. Ce qui 10 après n'était toujours pas terminé. La construction cessa par manque de fonds.


Les deux architectes.

Avertissement: j'espère ne pas trop me tromper dans les légendes des photos, malgré les vérification faite sur internet!

Ici vous pouvez apercevoir l'entrée principale, sans porte; car depuis la signature du traité de paix avec la Turquie, la Russie n'avait plus d'ennemis...Les seules clôtures existantes sont les étangs et la forêt.


Voici maintenant 2 photos du grand palais: c'est aussi un musée que l'on peut visiter; mais pour être certain que nous ne photographions pas l'intérieur tout ce que nous avions comme sac ou autre devait être obligatoirement déposé au vestiaire:



Et le même sur sa façade sud:



Devant laquelle nous avons eu le droit à un petit spectacle impromptu:




Ci dessous, cela pourrait être le palais des bureaux; dans la rosace les initiales de Catherine la Grande:


Et là le palais de réception:



Je vous rappelle que tous ces bâtiments sont dispersés sur 550 hectares.
Mais pour vous faire une idée plus claire je vous conseille d'aller sur Wikipédia où vous trouverez, entre autre, un plan (légendé en cyrillique...)

Ceci ne nous empêche pas de continuer notre visite et de découvrir près du grand palais un des monuments qui semble avoir une grande importance: le pavillon du pain:


Vous pouvez remarquer son portique avec une arche ornée de dents en pierre pointues.

Il mène aux cuisines:


La photo suivante serait le 3ième bâtiment de cavalerie (je ne sais pas où se trouvent les 2 autres?):


Et maintenant l'église Notre Dame de la Fécondité, construite par les Galitzine en 1722, c'est à dire avant que Catherine la Grande deviennent propriétaire:



Tout n'a pas été restauré et il reste encore quelques ruines; plus exactement quelques pierres délimitant un ancien bâtiment; les deux photos qui suivent sont les restes de 2 petits palais:



Pour aller d'un point à l'autre nous avons plusieurs fois traversé le pont des figures: au moment où ce pont a été construit il n'existait qu'un seul pont en pierre à Moscou:


Avant que ce jet d'eau existe, fut tiré ici, sur l'étang, le premier feu d'artifice:


Après un pique nique frugal sur l'herbe, composé grâce au buffet du petit déjeuner:


Il ne nous reste plus qu'à rejoindre le métro pour finir notre journée; sur le chemin tout est prévu:


Des toilettes et même le téléphone:



A suivre...

mardi, juillet 3 2012

Moscou jour 1: le métro


Au terme de cette première journée bien chargée nous voici dans le célèbre métro de Moscou: qui n'a jamais reçu un PPS montrant de belles images des stations les plus spectaculaires?
Dès 1902, sous le règne du tsar Nicolas II la construction d'un métro fut évoquée; mais comme à chaque fois qu'une idée nouvelle apparait, elle est plus ou moins combattue.
Il fallut attendre 1930 pour que ce projet ressorte des cartons; en effet, l'industrialisation avait eu pour conséquence un doublement de la population dans la ville et il était paru indispensable de trouver un moyen de transport efficace.
Dans le cadre du premier plan quinquennal de Staline, les travaux commencèrent en 1931: plus qu'un moyen de transport, le métro devait être la vitrine du socialisme: les responsables étaient 2 jeunes communistes du nom de Khrouchtchev et Kaganovitch.
Le parti communiste avait décrété que "tout le pays" prendrait part à sa construction: c'est ainsi qu'en plus de l'armée rouge plus de 13000 volontaires, membres du Komsomol ("jeunesse communiste") y participèrent: la station "Komsomolskaïa" leur rend hommage.
Treize premières stations furent ouvertes en mai 1935. En 1939 elles étaient 22.
A ce jour elles seraient plus de 165 sur environ 235 Kms de voies...

La station où se trouvait notre hôtel et celle que j'ai (tant bien que mal!) encadrée: nous logions en grande banlieue.

Pourquoi ce nombre approximatif? Peut-être parce qu'on ne sait pas comment compter les stations avec correspondance: comme 1 ou 2 ou plus? car contrairement à Paris les stations avec correspondances portent un nom différent.
Imaginez par exemple que la station des "Halles" à Paris ne se nomme ainsi que sur la ligne 5, alors que sur la ligne A ce serait" Ste Eustache", la ligne B "Lescot" etc...

Ainsi sur ce plan du centre ville: en bas à gauche vous voyez 4 points accolés (rouge;bleu;gris;bleu clair): il s'agit de la même station ou se croisent 4 lignes; nous y sommes entrés parfois par le point bleu, parfois par le point rouge...

Et si je vous dit que 90% des stations ne sont inscrites qu'en lettres cyrilliques vous comprendrez aussi pourquoi il était hors de question pour moi de voyager seule dans ce métro!

Par contre J'ai trouvé extraordinaire le nombre de rames: aux heures de pointes il y a un train toutes les minutes; Autrement toutes les 2 à 3 minutes. Quelle que soit l'heure j'ai toujours vu beaucoup de monde; les couloirs sont tellement larges que cela se remarque à peine.

Bon on y va! Quittons la rue Arbat et rentrons chez nous:


Une fois passé le guichet (il faut être rapide pour ne pas se faire coincer...) nous voilà face à un escalier vertigineux!



En bas nous allons trouver "la garde chiourme"...Si, Si! Si vous aviez vu son regard vous auriez compris. D'ailleurs je n'ai pas osé la photographier quand elle me regardait:


Nous pouvons ainsi arriver dans un grand hall de ce type:


Qui mène au métro:


Les quais sont aussi très larges (ci-dessous la station Komsomolskaïa dont je vous ai parlé au début de ce bille):


Avec un détail du plafond:


Là, nous pouvons changer de ligne (suivez la flèche bleue et votre station changera de nom...):


On peut aussi flâner deci-delà: Voilà, par exemple, un éclairage:



Ici il faut caresser le museau du chien en faisant un voeux:


Il parait que beaucoup d'étudiants le font espérant réussir leur examen!


Pour le fun...

Gloire aux travailleurs qui nous regardent du haut du plafond:




Et nous suivent du regard:


Et maintenant si vous voulez voir vivre ce métro: une petite vidéo trouvée sur le net.

La prochaine fois nous irons visiter le Palais Tsaritsyno un peu en dehors de la ville...

mercredi, juin 20 2012

Les vieux ne sont pas toujours devant leur télé...


Revenue du Maroc et ses villes impériales depuis 15 jours, je recherche le papier que j'avais préparé, avant mon départ,  sur le métro de Moscou...
En attendant, bien que je n'avais aucune chance de l'y trouver, j'ai fait un petit tour rue de la Roquette à Paris:

Qu'est ce ce monument moderne au milieu de cette rue ancienne?


Avant de le savoir nous passons devant un porche d'un autre style:


Et presque en face nous pouvons admirer une ancienne fontaine:


Bon j'arrête le faux suspens:



Belle sobriété:


Beaucoup de symbolismes:




Un peu plus loin un théatre:


Puis encore un immeuble sobre:


Une synagogue:


Mais le vieux Paris réapparait avec ses passages ou ses cours maintenant bien fermés:




Et le philosophe est cloitré...A méditer:



Mais le resto Zinc est presque ouvert:


Normal pour les marcheurs de la planête:


Par contre si Maurice est fermé c'est exceptionnel: il le signale par un mot sur sa porte


Et tout ce chemin pour abouti ici rue Voltaire, au numéro 23:


Petit conseil: dépêchez vous d'arpenter la rue de la Roquette: elle commence à se boboïfier; il suffit de regarder les boutiques du côté Bastille...

jeudi, mai 17 2012

Moscou jour 1: La Moskova


La Moskova est la rivière qui traverse le centre ville:


Et passe au pied du Kremlin:



Lors de ce premier jour, faisant le tour de la ville, nous l'avons longée en partie.
C'est ainsi que nous avons aperçu le "Luzhniki", stade olympique construit pour les jeux d'été de 1980 et pouvant accueillir 80 000 personnes.




Pour mémoire ces jeux ont été boycottés par une cinquantaine de pays face à l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS...
En 1989 on y fête la fin de la guerre froide avec le "Moscou Peace Festival" les "scorpions faisant, entre autre, partie du spectacle :






Nous avons ensuite pu admirer l'université Lomonosov, dite aussi "ancienne université" car fondée en 1755, elle est la plus vieille de Russie.
Conçue par Kazakov le bâtiment détruit par un incendie en 1812 fut reconstruit en grande partie par Gilardie. Elle a ensuite acquis un bâtiment près de la chapelle Tatiana en 1836. Son nom officiel est "Université d'Etat de Moscou" (MGU).

Le nouveau bâtiment photographié ici, fut achevé en 1953


La tour centrale fait 36 étages ce qui fait de cet édifice le plus élevé des 7 gratte-ciel gothiques staliniens.
(Je vous avoue avoir eu un peu de mal à écrire ces quelques lignes car aussi bien dans les document en ma possession que sur internet il y a un flou entre l'histoire des bâtiments très anciens et celui ci; j'espère avoir tout bien compris?).

Si ces photos ne sont pas terribles, je vous rappelle que pour une fois j'ai une excuse, car elles sont prises au vol dans un car qui roule:





Avant de passer au morceau principal de ce billet un petit coup d’œil sur ce qui serait le Centre Financier International de Moscou:



Et maintenant l'histoire qui m'a le plus amusée: savez vous ce que représente ce monument/statue; en fait on ne sait pas trop comment nommer cette œuvre réalisée par Zurab Tseretelli dans les années 1996-1997?



Ce personnage sur un voilier, tenant à la main une carte, représente Pierre Le Grand...Sauf qu'il n'aurait jamais dû se trouver ici mais aux Etats Unis; avec la tête de Christophe Colomb. Les américains n'auraient pas aimé l’œuvre de Ttseretelli, qui aurait donc fabriqué une autre tête et par conséquent ce que vous voyez est le corps de l'espagnol avec la tête du russe.
Histoire vraie ou pas, de toute façon le monument a suscité une forte polémique lors de son installation, non seulement lié à son coût ou parce que l'artiste faisait fonction d'artiste d'Etat comme il en existait au moment des "années soviétiques"; mais aussi parce que la place de Pierre Le grand est à St Petersbourg. Vous trouverez sur ce lien, toute l'explication sur le scandale suscité par cette affaire:






(Les deux dernières photos ont été prises un autre jour, du haut de la cathédrale St Sauveur, de même que la première photo de ce billet...Petit appareil photo, petit zoom!)

Prochain billet sur Moscou: le métro dont vous avez déjà du voir moult photos sur le net. Il vous manque juste ma vision...

lundi, avril 30 2012

Paris: Les vieux chats, Abbot, Ai Weiwei, Mark&Spencer et pas le Ministère de la Marine...


Vendredi petite journée vadrouille dans la capitale; il faut dire que c'était le seul jour où peu de pluie était prévue.
Depuis qu'il n'y a plus que 5 zones en Ile de France pour les transports en commun (au lieu des 7 auparavant) Paris est bien plus abordable pour les gens de la grande couronne.
C'est pourquoi  mon ticket "mobilis" en poche me voilà partie avec plein de projets en tête...

Pour me réveiller un petit film Chilien drôle: "Les vieux chats".
En fait il ne m'a pas fait rire du tout...C'est un superbe film, humain mais pas amusant, et même anxiogène, quand on atteint mon âge!
Je vous le conseille néanmoins vivement.

Pour me remettre, un petit sandwich et direction le musée du Jeu de Paume pour les derniers jours des expos photo de Bérénice Abbot et de Ai Weiwei.
J'étais attirée par la première: photos sur les USA et notamment le monde rural; elles étaient belles mais je les ai trouvées sans âme. 
J'ai beaucoup plus été séduite par le second, militant contre le manque de liberté dans son pays.

Puis ayant toujours regretté la disparition du Mark & Spencer du boulevard Haussmann il y a quelques années, je n'avais pas encore visité le nouveau sur les Champs Elysées: contrairement à ce qu'il m'avait été dit, il n'est pas au bas de l'avenue mais au milieu: beaucoup plus petit mais apparemment même bon rapport qualité-prix et des tailles de vêtement dépassant le 42!
Sauf...que j'ai trouvé exactement ce que je cherchais au Monoprix un peu plus loin

Et pour terminer la journée, plaisir suprême, devant changer de métro à Strasbourg-St Denis, je suis sortie et ai remonté la rue du Faubourg St Denis à pied jusqu'à la gare de l'Est.
Je tiens à préciser que je n'étais pas invitée à l'anniversaire auquel participait DSK qui se fêtait rue St Denis prolongement sud de la rue du Faubourg St Denis;  je préfère la partie nord car cosmopolite et encore populaire; même si, hélas, je commence à voir de petits signes de boboïfication ...

Et maintenant quelques photos, non prévues au départ, du Ministère de la Marine, mettant ses habits d'apparat pour le 1er mai.
Photos qui vont valoir chères d'ici quelques années puisque après un projet de vente contesté et finalement annulé le bâtiment devrait être loué au privé, pour une durée indéterminée, en 2014:






Encore quelques reportages photos comme celui là et je vais pouvoir exposer à "Visa pour l'Image"...

mercredi, avril 25 2012

Moscou jour 1: rue Arbat

La rue Arbat est située dans le quartier Arbatskaïa.
Arbat est un mot d'origine Mongol qui signifie faubourg ou banlieue.
Au XV°siècle c'était un chemin de terre qui menait de Moscou à Smolensk.
Si au XVIII° siècle la noblesse et la haute bourgeoisie en avaient fait leur lieu d'habitation préféré, elle devint plus bohème au XIX° siècle.
Pendant la "Perestroïka" elle fut le lieu de rassemblement de la jeunesse.
Actuellement avec ses commerces où l'on trouve de l'artisanat russe, elle attire autant les autochtones que les touristes.

Mais mamie Blablabla va arrêter son laïus et place aux photos: au débouché de la rue nous pouvons apercevoir un bel exemple de l'architecture soviétique des années 1950:

Il s'agit du Ministère des Affaires étrangères, 27 étages, 172 mètres de haut: le troisième plus grand immeuble de la ville.


Nous arrivons dans la rue...Avec bien entendu un "Mc Donald"! Vous l'aviez eu en Chine; vous n'y échapperez pas en Russie. En fait nous avons juste pu l'éviter aux USA...Comme quoi les a priori!

Sur notre droite la maison où Alexandre Pouchkine habita en 1831 pendant les 3 premiers mois de son mariage avec Natalia Gontchavora et qui est maintenant un musée (que nous n'avons pas visité).


Alexandre et Natalia.

Dans cette rue touristique il est normal de trouver quelques restaurants: après le Mac Do, le Hard Rock Café; mais toutefois dans un immeuble un peu Kitsch...


Continuons notre périple et nous voici devant la statue de Boulat Okoudjava:

Auteur compositeur (écouter ici) il est parfois désigné comme le "Brassens Russe". Né en 1924, il est mort à l'hôpital Percy de Clamart le 12 juin 1997.

Un peu plus loin nous pouvons admirer la "fontaine de la princesse Turandot" créée par Alexandre Bourganov (tout comme la statue du couple Pouchkine):

Nous sommes devant le théatre Vakhantov.

Avançons, avançons:

Petit mélange d'architecture...Un Zoom?

Je ne savais pas que quelques jours plus tard nous "visiterions" ce bâtiment. Il s'agit en fait d'un restaurant Ouzbek.
Petit saut dans l'avenir:

Restaurant vu par l'arrière.

La cuisine.

Cela sentait très bon. Malheureusement pour moi il y avait beaucoup d'oignons à demi hachés et pas trop cuits dans les différents plats; la pièce était dans la pénombre et cela m'empêchait de trier.
Car l'oignon, surtout pas cuit, me rend malade... C'est pourquoi voyager, est pour moi, le meilleur régime amaigrissant... Je dois reconnaitre que ce jour là je l'ai particulièrement regretté car le repas servi était original avec de nombreux petits plats nous permettant de tout goûter; sauf des desserts avec lesquels j'aurais pu me rattraper.
Heureusement il y avait dans la salle un grand écran présentant des chanteurs, des danseurs etc:


Après cette parenthèse d'avenir, nous arrivons au bout de la rue et rencontrons l'Artiste:

Bon, pas la peine de vous traduire...S'il ne fabrique pas lui même les "matriochkas", c'est lui qui les peint dans sa petite échoppe



La rue Arbat, (souvenir des bohèmes du XIX° ou des jeunes se rassemblant au XX° siècle?), est aussi un lieu de vie et d'attractions où des artistes essaient de gagner quelques roubles à certains moments (ici, nous sommes un vendredi soir):



Belles chaussures...




Et un petit coup d’œil pour une dernière perspective sur la rue:


A bientôt, entre autres, le long de la Moskova...

vendredi, avril 13 2012

Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts

Il parait impensable que l'Ecole Nationale Des Beaux Arts de Paris Soit dans cet état.
Je ne sais pas si elle dépend du ministère de l'Education Nationale ou du ministère de la culture (etc...Les ministère ont de tels noms à rallonge que je vais au plus court!): mais il est certain que ce bâtiment, qui devrait montrer l'exemple, aurait besoin d'une sacrée réhabilitation!

Hier j'avais décidé de visiter l'exposition "Rembrandt et son entourage-Dans l'atelier du maitre". La seule indication de lieu étant "14 rue Bonaparte" je m'attendais à trouver en arrivant sur place une signalétique...Et voilà comment nous nous croisâmes plusieurs, en train de tourner en rond dans l'école.
Pour vous éviter ce désagrément voici quelques indications;mais n'oubliez pas en partant de jeter un œil sur l'état de délabrement de cet établissement:



Pour trouver l'exposition vous allez tout droit en entrant par la rue Bonaparte. Vous montez les quelques marches et entrez dans le "Palais des Etudes" (en rouge sur le plan) où des panneaux vous guiderons.

Mais quelle belle surprise que la cour intérieure du "Palais des Etudes":


D'un côté

De l'autre

Pas si délabré que cela me direz vous:

Etant donné son âge

Ok!

A condition de ne pas regarder de trop près


Mais il y a pire.
Nous sommes rue Bonaparte et passons la grille; nous sommes dans la cour (parking) et en face nous voyons "le Palais des Etudes" où nous allons découvrir l'expo:


Voilà ce que nous pouvons admirer sur notre gauche en entrant; même si là, la photo est de face et l'entrée sur la gauche (et je précise pour ceux qui me connaisse:je ne me suis pas trompée de droite et de gauche!)


Avec dans la continuité:



Petit zoom:



Maintenant toujours à partir de l'entrée de la cour (qui ici est à droite de la photo), regardons sur notre droite la chapelle:


Prolongée par le "Bâtiment du Murier":


Si au bout de ce bâtiment nous tournons à droite, nous trouvons une fontaine gâché non seulement par sa vétusté mais par un tel désintéressement qu'il n'est pas interdit de se garer devant:


Il faut dire que dans ce recoin se trouvent les bâtiments techniques: interdiction d'aller plus avant pour regarder les sculptures:


Reculons un peu; un autre petit recoin:

Il faut vraiment y mettre de la bonne volonté pour trouver cela beau! Et pourtant...

Et en face un magnifique bâtiment faisant partie de l'école et heureusement caché de la cour; Si vous regardez bien il prolonge le "Palais des Etudes":

Accolé à ce bel immeuble un jardin, cadenassé...

Voilà! Vous venez de visiter une petite partie de l'école Nationale des Beaux Arts, patrimoine nationale...
Des commentaires?

lundi, avril 9 2012

Moscou jour1: vue d'ensemble et zoom sur le GOUM


Bon, puisque la liaison internet semble fonctionner aujourd'hui, passons à l'assaut de la ville...

A la fin de mon dernier (et premier) billet de cette série nous étions encore dans les faubourgs de Moscou...

Au départ, en lisant le programme, j'avais compris que nous ne ferions qu'un tour de la ville, paresseusement assis dans le mini car...En fait ce fut bien moins cool! Même le retour fut actif puisque nous prîmes le métro...Je comprends mieux après avoir trié mes photos d'où vient ce souvenir de fatigue concernant cette journée!
C'est pourquoi je me contenterai dans ce billet d'une ou deux photos concernant les lieux que nous aurons l'occasion de revoir ultérieurement.
Malgré cela vous n'allez découvrir qu'une partie de nos pérégrinations de cette première journée!

Nous n'étions pas encore descendus du car que notre accompagnateur nous montrait la station de métro où nous arriverions chaque fois que nous nous rendrions au centre ville:


La station "Bibliothéca"

Qui nous conduit au jardin Alexandre...

Avant de continuer un petit plan de la partie la plus connue du centre ville et qui fut bien entendu notre première étape: La Place Rouge


La voici:





Ce jour là il y avait une compétition sportive sur la place: nous n'avons par conséquent pas pu trop nous y promener. Nous aurons dans les jours suivants largement le temps de nous rattraper...

Je ne peux pas non plus vous éviter une première photo du Kremlin:


Vu de l'extérieur de la place...

Un petit regard sur le mausolée de Lénine:

Vu de côté


La cathédrale de Basile le Bienheureux:

Vu par l'arrière (Avant-Arrière-Côté: pour vous montrer que nous avons beaucoup marché, tourné et retourné!)

Le musée de l'histoire situé en face de la cathédrale Saint Basile le Bienheureux:

Que nous n'avons pas visité et sur lequel je n'ai trouvé aucune indication dans mon guide. Ne serait-ce que, parce que seule l'architecture extérieure est remarquable?


La cathédrale de Kazan:

Il s'agit d'une réplique d'une cathédrale consacrée en 1637 et détruite en 1936. Elle abritait l'icône de la Vierge de Kazan.
Elle a été reconstruite entre 1990 et 1993, consacrée par le patriarche Alexis II en présence de Boris Eltsine. L'icône de la Vierge de Kazan est une copie, l'original ayant été volé en 1904.


La porte de la Résurrection:


Elle aussi fut reconstruite dans les année 1990 (pour être précise en 1995); il s'agit de la copie conforme de l'édifice original construit sur le même site en 1680 et démoli en 1931.
L'intérieur du porche (en vert-bleu-jaune sur la photo) est une chapelle polychrome dite de la Vierge d'Ibérie dont il existait auparavant une icône.

Mais nous allons quitter la Place Rouge:


Et nous rendre au GOUM ou plus exactement le "Gossoudarstvenny Ouniversalny Magazine" (Magasin Universel d'Etat).
Avant la révolution il y avait ici un marché couvert.
L'édifice fut construit entre 1889 et 1893 dans ce qu'on nomme le style "néo-russe".
Autrefois le magasin comptait plus de 1000 boutiques. Celles ci furent réquisitionnées sous Lénine.
Ces boutiques, à ce jour, ont été remplacées par des magasins de luxe internationaux.

Mais comme vous allez le voir, les voûtes, la verrière, les ferronneries sont remarquables:














Et voilà c'est tout pour aujourd'hui...
Le prochain billet? Je pense que nous ferons un tour dans la rue Arbat, sachant que j'ai aussi prévu un billet où nous longerons la Moskova, avant le billet qui clôturera ce premier jour en prenant le métro.

Maintenant une grande partie de ces projets dépendra de ma liaison internet et de la fiabilité de mon hébergeur...


mardi, mars 13 2012

Mamie Blabla

J'ai essayé de le faire oublier, mais il n'y a rien à faire, ça revient à chaque fois que j'ouvre la bouche... Mon génial petit-fils (un an) m'a trouvé un surnom qui me va comme un gant: Mamie Blabla !

Qui osera dire que la vérité ne sort pas de la bouche des enfants? même de ceux qui ne parlent pas mais savent se faire comprendre?

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