Bon! Je ne suis pas une mélomane aguerrie mais une curieuse invétérée...
Sachant cela papa Noël m'a offert 3 spectacles (ses aides me gâtent toujours beaucoup et à bon escient): un one man show (Gaspard Proust) qui m'a aidée à finir l'année; une pièce de boulevard avec, entre autre, isabelle Mergault, que la neige m'aurait fait rater si le père Noël n'était pas repassé quelques jours plus tard; et la Walkyrie à l'opéra Bastille au mois de mars.
N'ayant jusque là assisté qu'à des opéras de Mozart, j'étais, pour le coup, plutôt anxieuse. Wagner c'est du "gros" et ce ne sont pas les quelques extraits entendus, et que j'avais aimés, qui suffisaient à me rassurer...
Encore moins lorsque j'ai découvert la veille au soir que la séance durerait de 14h à 19h!
Mais à cœur vaillant rien d'impossible, et puis un cadeau ne se refuse pas.
J'en suis revenue enthousiasmée! Au passage, pour ceux qui seraient effrayés par 5 heures de spectacle: l'opéra ne dure qu'un peu plus de 3 heures; entrecoupé de 2 longs entre-actes.
Assister à un spectacle vivant, dans une salle à l'acoustique idéale, où l'orchestre mené par un des meilleurs chefs de sa génération (Philippe Jordan), ne couvre pas la voix des chanteurs; lesquels se sont montrés aussi de merveilleux acteurs, suscite une émotion que j'ai rarement éprouvée aussi intensément.
Dés le lendemain matin, après avoir ouï au réveil sur France-Inter un panégyrique sur ce chef d'orchestre, je me suis précipitée sur internet et ai réservé des places pour les épisodes 3 et 4 (soit "Siegfried" et "le crépuscule des Dieux"; sachant que j'avais raté le 1er épisode de cette tétralogie qu'est "l'anneau du Niebelung" ).
Je pars donc le 7 avril, sans crainte et remplie d'enthousiasme vers la Bastille: en passant j'admire les derniers coureurs du marathon de Paris; les plus courageux, car ce n'est pas drôle d'être en queue;
Puis un petit tour sur le marché du Boulevard Richard Lenoir
Avant d'aller me régaler d'un croque-monsieur maison, dans une brasserie d'habitués du quartier.
Et me voici prête pour un après-midi de rêve:
Pour moi, Siegfried, c'était l'histoire d'un jeune homme qui pour venger ses parents morts, forgeait son épée et allait, comme le prince charmant, réveiller "la belle au bois dormant", c'est à dire Brünnnhilde , la Walkyrie, fille du Dieu Wotan, et demie sœur des Walkyries.
Dans l'épisode 2 son père l'avait endormie, en la protégeant derrière une barrière de feu.
Le premier acte de Siegfried est présenté, dans le livret à disposition, comme un spectacle se rapprochant de l'opéra comique!
Mais de là, à nous montrer Siegfried comme un ado pataud, en pleine crise d'adolescence, qui arrive à me faire prendre en pitié son père adoptif Mime, avant que je ne le découvre fourbe lors du deuxième acte, est peut-être excessif. Le metteur en scène va jusqu'à faire renverser par Siegfried un plat de pâtes sur la tête de Mime! Aucune élégance non plus lorsqu'il forge l'épée...
L'interprète sera fortement applaudi pour sa performance de sale gosse. Mérité car il était tout à fait convainquant dans ce rôle.
Malheureusement, à mon avis, mal dirigé, il n'arrivera pas à en sortir pour devenir le "Prince charmant" attendu au troisième acte.
Dés l'épreuve du feu, qui aurait du et pu être un moment fort du spectacle (comme, par exemple, l'initiation lui permettant de passer du statut adolescent au statut adulte), j'ai été déçue.
Le metteur en scène par une ruse absurde, l'a installé dormant sous une couverture sur des marches, au delà des flammes... A deux pas de Brunnhilde.
De fait jusqu'au bout de cet opéra, Siegfried sera représenté comme un guignol et non un héros.
Seule la musique me consolera, ainsi que les voix des chanteurs (Siegfried compris).
Au point que pendant la fin du dernier acte j'ai fermé les yeux et me suis focalisée sur le son; voir cet ado en pantacourt et chaussettes rayées s'écrier "oh! une femme" d'un air surpris et niais, alors qu'il dormait à côté d'elle et était venu pour la délivrer; le voir hésiter entre amour et désir lubrique (à plat ventre sur une sorte de table!?!)... Tout cela était trop insupportable.
Ne plus bénéficier de la traduction du texte n'était pas gênant, dans la mesure où les phrases, tout au long du spectacle, furent affichées en retard ou soudain par deux: même moi, apte à la lecture rapide, n'avais pas le temps de les déchiffrer.
En temps que néophyte j'ai hésité à écrire ce billet. J'ai finalement osé car j'ai trouvé sur le net d'autres personnes semblant aussi surprises que moi.
Était-ce un signe?
Pour "la Walkyrie", avant le spectacles des gens cherchaient des places à acheter...
Pour "Siegfried" il y avait dehors, beaucoup de personnes qui cherchaient à revendre des places...
J'espère que le metteur en scène se sera ressaisi pour le "crépuscule des dieux" d'ici le mois de juin?
Car pire que ce que je vous ai décrit jusque là: lors de "la Walkyrie" nous avions des combattants nus qui se promenaient sur la scène.
Pour "Siegfried" ils étaient, bien que nus, peinturlurés en couleurs camouflages!
Oui, je confirme: il faut vraiment qu'il se ressaisisse...
Le Christ bénit de la main droite et indique la route à suivre, tenant son évangile dans la main gauche.
dont celle ci qui daterait des années 1100 et se trouve dans la galerie Tetriakov à Moscou




Cette hiver il s'est lancé dans des mini cartes (8cmX8cm) qu'il vendait par mini paquet; quelques exemples:









Monument funéraire de Youri Nikouline veillé par son chien au cimetière du monastère Novodievitchi à deux pas du Kremlin.





La station où se trouvait notre hôtel et celle que j'ai (tant bien que mal!) encadrée: nous logions en grande banlieue.
Ainsi sur ce plan du centre ville: en bas à gauche vous voyez 4 points accolés (rouge;bleu;gris;bleu clair): il s'agit de la même station ou se croisent 4 lignes; nous y sommes entrés parfois par le point bleu, parfois par le point rouge... 



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