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lundi, avril 30 2012

Paris: Les vieux chats, Abbot, Ai Weiwei, Mark&Spencer et pas le Ministère de la Marine...


Vendredi petite journée vadrouille dans la capitale; il faut dire que c'était le seul jour où peu de pluie était prévue.
Depuis qu'il n'y a plus que 5 zones en Ile de France pour les transports en commun (au lieu des 7 auparavant) Paris est bien plus abordable pour les gens de la grande couronne.
C'est pourquoi  mon ticket "mobilis" en poche me voilà partie avec plein de projets en tête...

Pour me réveiller un petit film Chilien drôle: "Les vieux chats".
En fait il ne m'a pas fait rire du tout...C'est un superbe film, humain mais pas amusant, et même anxiogène, quand on atteint mon âge!
Je vous le conseille néanmoins vivement.

Pour me remettre, un petit sandwich et direction le musée du Jeu de Paume pour les derniers jours des expos photo de Bérénice Abbot et de Ai Weiwei.
J'étais attirée par la première: photos sur les USA et notamment le monde rural; elles étaient belles mais je les ai trouvées sans âme. 
J'ai beaucoup plus été séduite par le second, militant contre le manque de liberté dans son pays.

Puis ayant toujours regretté la disparition du Mark & Spencer du boulevard Haussmann il y a quelques années, je n'avais pas encore visité le nouveau sur les Champs Elysées: contrairement à ce qu'il m'avait été dit, il n'est pas au bas de l'avenue mais au milieu: beaucoup plus petit mais apparemment même bon rapport qualité-prix et des tailles de vêtement dépassant le 42!
Sauf...que j'ai trouvé exactement ce que je cherchais au Monoprix un peu plus loin

Et pour terminer la journée, plaisir suprême, devant changer de métro à Strasbourg-St Denis, je suis sortie et ai remonté la rue du Faubourg St Denis à pied jusqu'à la gare de l'Est.
Je tiens à préciser que je n'étais pas invitée à l'anniversaire auquel participait DSK qui se fêtait rue St Denis prolongement sud de la rue du Faubourg St Denis;  je préfère la partie nord car cosmopolite et encore populaire; même si, hélas, je commence à voir de petits signes de boboïfication ...

Et maintenant quelques photos, non prévues au départ, du Ministère de la Marine, mettant ses habits d'apparat pour le 1er mai.
Photos qui vont valoir chères d'ici quelques années puisque après un projet de vente contesté et finalement annulé le bâtiment devrait être loué au privé, pour une durée indéterminée, en 2014:






Encore quelques reportages photos comme celui là et je vais pouvoir exposer à "Visa pour l'Image"...

mercredi, avril 25 2012

Moscou: rue Arbat

La rue Arbat est située dans le quartier Arbatskaïa.
Arbat est un mot d'origine Mongol qui signifie faubourg ou banlieue.
Au XV°siècle c'était un chemin de terre qui menait de Moscou à Smolensk.
Si au XVIII° siècle la noblesse et la haute bourgeoisie en avaient fait leur lieu d'habitation préféré, elle devint plus bohème au XIX° siècle.
Pendant la "Perestroïka" elle fut le lieu de rassemblement de la jeunesse.
Actuellement avec ses commerces où l'on trouve de l'artisanat russe, elle attire autant les autochtones que les touristes.

Mais mamie Blablabla va arrêter son laïus et place aux photos: au débouché de la rue nous pouvons apercevoir un bel exemple de l'architecture soviétique des années 1950:

Il s'agit du Ministère des Affaires étrangères, 27 étages, 172 mètres de haut: le troisième plus grand immeuble de la ville.


Nous arrivons dans la rue...Avec bien entendu un "Mc Donald"! Vous l'aviez eu en Chine; vous n'y échapperez pas en Russie. En fait nous avons juste pu l'éviter aux USA...Comme quoi les a priori!

Sur notre droite la maison où Alexandre Pouchkine habita en 1831 pendant les 3 premiers mois de son mariage avec Natalia Gontchavora et qui est maintenant un musée (que nous n'avons pas visité).


Alexandre et Natalia.

Dans cette rue touristique il est normal de trouver quelques restaurants: après le Mac Do, le Hard Rock Café; mais toutefois dans un immeuble un peu Kitsch...


Continuons notre périple et nous voici devant la statue de Boulat Okoudjava:

Auteur compositeur (écouter ici) il est parfois désigné comme le "Brassens Russe". Né en 1924, il est mort à l'hôpital Percy de Clamart le 12 juin 1997.

Un peu plus loin nous pouvons admirer la "fontaine de la princesse Turandot" créée par Alexandre Bourganov (tout comme la statue du couple Pouchkine):

Nous sommes devant le théatre Vakhantov.

Avançons, avançons:

Petit mélange d'architecture...Un Zoom?

Je ne savais pas que quelques jours plus tard nous "visiterions" ce bâtiment. Il s'agit en fait d'un restaurant Ouzbek.
Petit saut dans l'avenir:

Restaurant vu par l'arrière.

La cuisine.

Cela sentait très bon. Malheureusement pour moi il y avait beaucoup d'oignons à demi hachés et pas trop cuits dans les différents plats; la pièce était dans la pénombre et cela m'empêchait de trier.
Car l'oignon, surtout pas cuit, me rend malade... C'est pourquoi voyager, est pour moi, le meilleur régime amaigrissant... Je dois reconnaitre que ce jour là je l'ai particulièrement regretté car le repas servi était original avec de nombreux petits plats nous permettant de tout goûter; sauf des desserts avec lesquels j'aurais pu me rattraper.
Heureusement il y avait dans la salle un grand écran présentant des chanteurs, des danseurs etc:


Après cette parenthèse d'avenir, nous arrivons au bout de la rue et rencontrons l'Artiste:

Bon, pas la peine de vous traduire...S'il ne fabrique pas lui même les "matriochkas", c'est lui qui les peint dans sa petite échoppe



La rue Arbat, (souvenir des bohèmes du XIX° ou des jeunes se rassemblant au XX° siècle?), est aussi un lieu de vie et d'attractions où des artistes essaient de gagner quelques roubles à certains moments (ici, nous sommes un vendredi soir):



Belles chaussures...




Et un petit coup d’œil pour une dernière perspective sur la rue:


A bientôt, entre autres, le long de la Moscova...

vendredi, avril 13 2012

Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts

Il parait impensable que l'Ecole Nationale Des Beaux Arts de Paris Soit dans cet état.
Je ne sais pas si elle dépend du ministère de l'Education Nationale ou du ministère de la culture (etc...Les ministère ont de tels noms à rallonge que je vais au plus court!): mais il est certain que ce bâtiment, qui devrait montrer l'exemple, aurait besoin d'une sacrée réhabilitation!

Hier j'avais décidé de visiter l'exposition "Rembrandt et son entourage-Dans l'atelier du maitre". La seule indication de lieu étant "14 rue Bonaparte" je m'attendais à trouver en arrivant sur place une signalétique...Et voilà comment nous nous croisâmes plusieurs, en train de tourner en rond dans l'école.
Pour vous éviter ce désagrément voici quelques indications;mais n'oubliez pas en partant de jeter un œil sur l'état de délabrement de cet établissement:



Pour trouver l'exposition vous allez tout droit en entrant par la rue Bonaparte. Vous montez les quelques marches et entrez dans le "Palais des Etudes" (en rouge sur le plan) où des panneaux vous guiderons.

Mais quelle belle surprise que la cour intérieure du "Palais des Etudes":


D'un côté

De l'autre

Pas si délabré que cela me direz vous:

Etant donné son âge

Ok!

A condition de ne pas regarder de trop près


Mais il y a pire.
Nous sommes rue Bonaparte et passons la grille; nous sommes dans la cour (parking) et en face nous voyons "le Palais des Etudes" où nous allons découvrir l'expo:


Voilà ce que nous pouvons admirer sur notre gauche en entrant; même si là, la photo est de face et l'entrée sur la gauche (et je précise pour ceux qui me connaisse:je ne me suis pas trompée de droite et de gauche!)


Avec dans la continuité:



Petit zoom:



Maintenant toujours à partir de l'entrée de la cour (qui ici est à droite de la photo), regardons sur notre droite la chapelle:


Prolongée par le "Bâtiment du Murier":


Si au bout de ce bâtiment nous tournons à droite, nous trouvons une fontaine gâché non seulement par sa vétusté mais par un tel désintéressement qu'il n'est pas interdit de se garer devant:


Il faut dire que dans ce recoin se trouvent les bâtiments techniques: interdiction d'aller plus avant pour regarder les sculptures:


Reculons un peu; un autre petit recoin:

Il faut vraiment y mettre de la bonne volonté pour trouver cela beau! Et pourtant...

Et en face un magnifique bâtiment faisant partie de l'école et heureusement caché de la cour; Si vous regardez bien il prolonge le "Palais des Etudes":

Accolé à ce bel immeuble un jardin, cadenassé...

Voilà! Vous venez de visiter une petite partie de l'école Nationale des Beaux Arts, patrimoine nationale...
Des commentaires?

lundi, avril 9 2012

Moscou jour1: vue d'ensemble et zoom sur le GOUM


Bon, puisque la liaison internet semble fonctionner aujourd'hui, passons à l'assaut de la ville...

A la fin de mon dernier (et premier) billet de cette série nous étions encore dans les faubourgs de Moscou...

Au départ, en lisant le programme, j'avais compris que nous ne ferions qu'un tour de la ville, paresseusement assis dans le mini car...En fait ce fut bien moins cool! Même le retour fut actif puisque nous prîmes le métro...Je comprends mieux après avoir trié mes photos d'où vient ce souvenir de fatigue concernant cette journée!
C'est pourquoi je me contenterai dans ce billet d'une ou deux photos concernant les lieux que nous aurons l'occasion de revoir ultérieurement.
Malgré cela vous n'allez découvrir qu'une partie de nos pérégrinations de cette première journée!

Nous n'étions pas encore descendus du car que notre accompagnateur nous montrait la station de métro où nous arriverions chaque fois que nous nous rendrions au centre ville:


La station "Bibliothéca"

Qui nous conduit au jardin Alexandre...

Avant de continuer un petit plan de la partie la plus connue du centre ville et qui fut bien entendu notre première étape: La Place Rouge


La voici:





Ce jour là il y avait une compétition sportive sur la place: nous n'avons par conséquent pas pu trop nous y promener. Nous aurons dans les jours suivants largement le temps de nous rattraper...

Je ne peux pas non plus vous éviter une première photo du Kremlin:


Vu de l'extérieur de la place...

Un petit regard sur le mausolée de Lénine:

Vu de côté


La cathédrale de Basile le Bienheureux:

Vu par l'arrière (Avant-Arrière-Côté: pour vous montrer que nous avons beaucoup marché, tourné et retourné!)

Le musée de l'histoire situé en face de la cathédrale Saint Basile le Bienheureux:

Que nous n'avons pas visité et sur lequel je n'ai trouvé aucune indication dans mon guide. Ne serait-ce que, parce que seule l'architecture extérieure est remarquable?


La cathédrale de Kazan:

Il s'agit d'une réplique d'une cathédrale consacrée en 1637 et détruite en 1936. Elle abritait l'icône de la Vierge de Kazan.
Elle a été reconstruite entre 1990 et 1993, consacrée par le patriarche Alexis II en présence de Boris Eltsine. L'icône de la Vierge de Kazan est une copie, l'original ayant été volé en 1904.


La porte de la Résurrection:


Elle aussi fut reconstruite dans les année 1990 (pour être précise en 1995); il s'agit de la copie conforme de l'édifice original construit sur le même site en 1680 et démoli en 1931.
L'intérieur du porche (en vert-bleu-jaune sur la photo) est une chapelle polychrome dite de la Vierge d'Ibérie dont il existait auparavant une icône.

Mais nous allons quitter la Place Rouge:


Et nous rendre au GOUM ou plus exactement le "Gossoudarstvenny Ouniversalny Magazine" (Magasin Universel d'Etat).
Avant la révolution il y avait ici un marché couvert.
L'édifice fut construit entre 1889 et 1893 dans ce qu'on nomme le style "néo-russe".
Autrefois le magasin comptait plus de 1000 boutiques. Celles ci furent réquisitionnées sous Lénine.
Ces boutiques, à ce jour, ont été remplacées par des magasins de luxe internationaux.

Mais comme vous allez le voir, les voûtes, la verrière, les ferronneries sont remarquables:














Et voilà c'est tout pour aujourd'hui...
Le prochain billet? Je pense que nous ferons un tour dans la rue Arbat, sachant que j'ai aussi prévu un billet où nous longerons la Moscova, avant le billet qui clôturera ce premier jour en prenant le métro.

Maintenant une grande partie de ces projets dépendra de ma liaison internet et de la fiabilité de mon hébergeur...


mardi, mars 13 2012

Mamie Blabla

J'ai essayé de le faire oublier, mais il n'y a rien à faire, ça revient à chaque fois que j'ouvre la bouche... Mon génial petit-fils (un an) m'a trouvé un surnom qui me va comme un gant: Mamie Blabla !

Qui osera dire que la vérité ne sort pas de la bouche des enfants? même de ceux qui ne parlent pas mais savent se faire comprendre?

dimanche, mars 4 2012

Sur la route de Moscou

Ce voyage fut un voyage de découverte; et ce à plusieurs niveaux.
D'une part il est très difficile de vraiment connaitre une ville en seulement 5 jours et nous avons donc visité en priorité les lieux les plus classiques.
D'autre part, ce fut aussi une découverte pour l'association de fonctionnaires (avec laquelle j'étais déjà partie en Chine),   qui proposait ce voyage pour la première fois et l'avait elle même organisé sans passer par une agence; nous avons ainsi appris, arrivés sur place, que nous étions, plus ou moins chargés de tester ce nouveau circuit.

Entre la présentation de ce séjour et le départ il y a eu très peu de temps; aussi n'étions nous qu'une douzaine d'inscrits.
L'avantage de ce petit nombre était la grande souplesse que cela permettait face à des prestations qui laissaient beaucoup de temps libre.
Cependant cela est vite devenu un inconvénient, chacun ayant des idées différentes sur les visites et activités à rajouter; Et dés le deuxième jour, à la fin d'un repas durant lesquels les idées fusaient, nous nous sommes trouvé face à des journées qui commençaient tôt le matin pour finir très tard le soir.
Sympathique! Sauf que je m'étais inscrite à ce voyage parce qu'il ne me paraissait pas trop épuisant! J'ai donc du jouer les rabats joie et rappeler que nous avions signé un contrat, l'association et moi.
Par conséquent toutes les prestations qui se rajoutaient devait être facultatives...
A priori sur ce point tout le monde était d'accord. Mais nous logions à la périphérie de la ville et nous nous déplacions en métro. Je vous expliquerai en temps voulu pourquoi cela posait un problème pour les visites facultatives.
Ceci dit, en dehors d'une des sorties le soir, j'ai participé à toutes les visites obligatoires et facultatives; c'est surement la raison pour laquelle les gens me trouvent parfois un peu...je vous laisse le choix du qualificatif (attention! j'ai un droit de réponse)...

Pas de plan pour ce récit de voyage: une description au jour le jour et des photos.

Après le petit déjeuner du premier jour était prévu, exceptionnellement en mini-car, un tour panoramique de la ville: ce sera la seule fois où nous allons voir le paysage allant de l'hôtel au centre de Moscou. N'ayant pas pris de notes je suis incapable de vous légender la plupart des photos...Voilà ce qu'il en est d'attendre plusieurs mois, quand on est vieille, pour se mettre à l'écrit.


Notre hôtel est dans la grande banlieue à environ 30 minutes en métro:


Des bureaux, des commerces et sans les inscriptions en cyrillique on pourrait se trouver n'importe où...

La banlieue rouge? Il y a plus laid chez nous, sauf que ce quartier est récent .

Un peu de verdure

Et de la modernité.
Bientôt plus besoin de voyager: les nouveaux quartiers sont partout pareils

Mais nous quittons la grande banlieue et abordons la périphérie de la ville.

Je ne me souvenais plus du tram; en tous cas nous ne l'avons jamais pris.

Cela ressemble un peu plus à mon imaginaire concernant les bâtisses de l'ère soviétique.

Pour autant ne me demandez pas ce qu'il y a dans ce bâtiment?

Ni si ceci est une église quoique...

Vu la croix je dirais oui...

Si quelqu'un pouvait traduire...

Et voilà nous sommes arrivés en ville...

Suite au prochain numéro avec un premier regard sur la place rouge et le kremlin que nous visiterons plus longuement ultérieurement; je ferai juste un zoom sur le Goum célèbre grand magasin soviétique et qui à mon avis a bien changé...



dimanche, février 26 2012

El Chino

Si je n'écris pas ce n'est pas par manque d'idées, ni manque de temps! Seulement parce je suis atteinte d'une flemmingite aiguë et persistante...

Bon en attendant Moscou, dont le premier billet est déjà conçu par mon cerveau (mais n'est pas encore arrivé à atteindre le bout de mes doigts), quelques lignes sur un film qui donne la niak!

El Chino est un film argentino-espagnol qui commence par une vache qui tombe du ciel en Chine et se termine en Argentine.
Tout est plausible, et expliqué; ce n'est pas de la science fiction...
Il y a même du Kafka argentin lorsqu'un des héros s'aventure dans les dédales de l'administration argentine.
Trois personnages principaux: un chinois paumé, un argentin misanthrope généreux, et une amoureuse tenace.
Le film commence avec une vache chinoise et finit avec une vache argentine...
Et mélangeant tous ces ingrédients, Sebastian Borensztein, nous concocte un film drôle souvent, émouvant parfois et caustique par dessus tout.

Bref je vous le conseille vivement!

lundi, février 13 2012

Mo Yan: "la dure loi du Karma"


DEPAYSANT-INSTRUCTIF-JUBILATOIRE parfois PICARESQUE

 Mo Yan est  né en 1956 au sein d'une famille paysanne du Shandong et il connait l'univers qu'il décrit.
Ce livre a pour cadre un village de la Chine profonde et raconte la vie de Ximen Nao, condamné à être ré-incarné en divers animaux.
Qu'il vive la vie d'un âne, d'un boeuf, d'un chien ou d'un singe, en fait c'est lui le narrateur principal, avec un de ses petits fils par alliance...(Vous comprendrez en lisant).
Parmi les personnages on trouve aussi un enfant enquiquinant car mettant son grain de sel partout, et qui, adulte, deviendra un écrivain nommé Mo Yan.

Pendant environ 50 ans (de 1950 à nos jours) nous suivons les aventures d'une communauté de villageois.
Nous découvrons l'impact du maoïsme, de la révolution culturelle et de la société marchande sur des individus qui vont se débrouiller comme ils peuvent pour survivre ou prospérer. Chacun va s'adapter et gérer son existence, ses amours en dépit des règles qui changent au gré de la politique mise en oeuvre à Pékin.
Quant à nous, nous pénètrerons un peu dans la vie quotidienne des chinois et nous rendrons compte que, malgré toutes nos différences, nous avons souvent les mêmes rêves et les mêmes désirs.

On pourrait sous-titrer ce livre: "comment la grande Histoire percute les petites histoires"

mercredi, février 8 2012

USA: bye bye 2


Continuons le bric et brac final:

Les français d'Albuquerque:
Hé oui! Il s'est créé un groupe de français habitant la ville et qui se réunit une fois par mois au domicile de l'un ou de l'autre afin de parler la langue natale. Je ne sais pas combien ils sont au total, mais à la réunion où nous sommes allés, deux jours après notre arrivée, il devait bien y avoir entre 20 et 30 personnes.
C'est comme une surprise partie où chacun vient avec de la nourriture et de la boisson.
Ma famille fut un peu la vedette, car elle amenait avec elle les héros du jour: NOUS! C'est à dire des français pas expatriés et encore parfumés à l'air de Paris (vue la taille des USA la seine et marne et l'oise c'est Paris!).
Sinon qu'en dire? il y a un côté bon enfant; chacun a plus ou moins d'affinités avec d'autres. Pour ma part j'avais sympathisé avec une artiste peintre, ayant un peu le mal du pays et qui tous les ans vient faire un petit séjour chez des amis dans le marais. Malheureusement je n'ai pas noté son nom; j'aime bien ses peintures dont j'ai vu des reproductions dans un livre.
Cependant dans ce type de réunion où sont finalement présentes des personnes très différentes et qui ne se côtoieraient peut-être pas dans leur pays d'origine nous avons eu droit à notre" fou rire pouêt pouêt".
En effet dés l'arrivée, que l'on se connaisse ou pas chacun s'appelle par son prénom et se tutoie. Il s'agit d'une réunion informelle; nous sommes amis car compatriotes loin de notre pays!
Sont arrivés ceux qui apparemment étaient un couple; la maitresse de maison en prenant le manteau de la dame lui demande son prénom; celle ci refuse; la maitresse de maison insiste gentiment; la dame, prenant un air pincé dit qu'il n'est pas possible de donner son prénom et qu'elle veut qu'on la vouvoie...Le monsieur ne disait rien..Cela a duré quelques minutes puis plus personne ne s'est occupé d'eux. Nous trois avions bien du mal à ne pas rire et surtout à nous taire. Oui,Oui! même Largy n'a pas fait de remarques; vous pouvez applaudir ce bel effort...
Or il se trouve qu'en allant remplir mon assiette (il y avait quelques salades et gâteaux fort bien réussis) je me suis trouvée près d'eux, plus ou moins rencognés dans la cuisine: "Vous comprenez X, disait elle au monsieur, vu mon rang et mon statut je ne peux pas permettre des familiarités"...Lui essayait de la convaincre...Mais rien à faire..."Je représente la France"...
J'en ai conclu que ce devait être une fonctionnaire d'un consulat quelconque qui venait d'arriver et à qui on avait conseillé de rencontrer les français du coin...Et qui ne doit toujours pas avoir compris pourquoi on l'avait emmenée dans un bouge où il n'y avait ni petits fours, ni trône pour s'asseoir et présider la réunion, elle qui nous faisait l'honneur de se mêler à nous...(T'ai-je assez vengé de ta frustration polie Largentula?)

L'exposition de vieilles voitures:
Revenant de notre visite de "Coronado state Monument" nous sommes, par hasard, tombé sur une exposition de vieille voitures. Voici pour, le fun, quelques photos:

Largy

et vous avez de la chance car lorsque nous sommes arrivés l'exposition tirait à sa fin; largy et moi adorons les vieilles voitures, même si ce ne sont pas toujours les mêmes qui nous attirent.


Largy

Largy

Largy

Largy

Largy

Largy

LargyLargy





Mais puisque nous sommes dans les véhicules je ne peux m'empêcher de vous présenter ce que vous avez tous déjà vu au ciné ou à la télé:


Largy

Et enfin du n'importe quoi, qui ne rentre pas dans mes petites cases:

Largy lapin

Largy chauve souris

Largy crapeau

Largy: un chameau quelque part sur la route

Et comme promis un petit récapitulatif:

Pour les billets concernant la géographie, les grands parc, la faune et la flore voyez ici...

Pour la bibliographie, l'Histoire et les amérindiens vous allez...

Et maintenant les différents billets concernant la vie américaine: 1; 2; 3; 4; 5; 6; 7; 8; et ce dernier que vous venez de lire.

A bientôt pour d'autres aventures...

dimanche, février 5 2012

USA: bye bye 1

Pas de conclusion; juste un petit bric et broc à propos de la vie américaine.
Quatre sujets que j'ai envie d'évoquer : deux avec du bla bla sans photos et deux avec surtout des photos.

La location de voiture:
Je ne vais pas rentrer dans les conseils pratiques concernant la réservation à partir de la France, car en dehors de ma quote part, je ne m'en suis pas occupée.
Mais ce qui m'a particulièrement marquée, est le regroupement de toutes les entreprises de location sur un même site près de l'aéroport. Imaginez un énorme parking avec des centaines de voitures.
Après les formalités auprès du guichet adéquat on vous emmène sur le lieu où sont garées les voitures de l'entreprise concernée et c'est vous même qui choisissez, parmi des dizaines de véhicules celui qui vous plait.
Le kilométrage était illimité, heureusement pour nous...
A noter qu'ils sont tous sur le mode conduite automatique et mes deux chauffeurs privés ont trouvé très agréable la conduite aux Etats Unis...

Le quartier, la maison:
Fan des "deseperate housewife" je n'ai pas trop été dépaysée même si la maison n'était pas située dans un lotissement mais dans une rue.

Comme vous voyez, une rue normale et calme...

Largy
La plupart des maisons sont de plein pied.

Largy
Et donc parfois d'une longueur remarquable.

Largy :
le petit bout de pelouse que vous voyez devant la maison appartient au propriétaire de la maison; mais est entretenu par la commune. C'est ainsi qu'un matin des jardiniers ont débarqué pour planter un arbre. Propriétaire ou usufruitier? Ai-je bien tout compris?





Ici, le banc acheté par la famille (je vous en ai parlé dans le billet précédent)

Certaines originalités sont permises comme le toit en forme de vague ci-dessous

Ou la maison biscornue avec des étages:


Cependant j'y ai retrouvé, comme dans la série évoquée en début de chapitre, une certaine convivialité entre voisins. Ceci dit il semblerait que ce ne soit pas généralisé; est ce l'origine italienne de mon beau frère qui accentuait cet effet  voisins très présents et maison souvent pleine de monde?
Lorsque nous avons fait notre repas français personne n'était capable de nous dire combien de personnes viendraient. En comptant la famille et quelques proches, nous avions prévu environ un vingtaine de convives.


Largy

A la fin de la soirée mon beau frère l'air réjoui nous a dit qu'il y avait bien plus de 30 personnes qui étaient passées. Pour lui c'était une victoire. Nous, nous avons vu plein de gens que nous ne connaissions pas, boire un coup et/ou manger.
D'ailleurs à chaque barbecue organisé dans la courette quelqu'un que nous connaissions ou pas, débarquait par l'odeur attiré.
Par contre les brochettes ne semblent pas faire partie des habitudes...
Quant à la salade de fruits, qui chez nous est quelque chose d'ordinaire, elle était pour beaucoup une découverte...

Bon, ou j'ai été présomptueuse, ou je suis un peu flemmarde, mais je vous parlerai des 2 autres sujets dans les jours qui viennent.
D'autant que mon gestionnaire d'images me fait le coup de l'hiver dernier:  il me reproche une trop grande utilisation de son site (il me traiterait presque d'égoïste!) et je mets un temps fou à importer mes photos.

Hé les jeunes, ce n'est pas parce qu'il fait un peu froid qu'il faut rester toute la journée devant son ordi!

dimanche, janvier 8 2012

USA3: TAOS

J'avais prévu de commencer le chapitre 3 avec ce billet sur Taos, puisque cette ville se situe à proximité d'un des plus anciens pueblo encore habité. Cela aurait fait une bonne liaison entre l'histoire des amérindiens et la vie américaine moderne au Nouveau Mexique.
Mais ayant loupé le coche à force de distendre le temps pour vous raconter notre voyage,  il sera, finalement, la dernière narration de notre périple ce qui n'est pas non plus aberrant.

En effet Taos est un mélange de culture amérindienne, espagnole et américaine.
C'est une ville très touristique, prisée par les artistes.


Largy: une vue de la plazza

Cela ressemble à Santa Fe mais moins surfait: beaucoup de marchands de bijoux. Nous avons aussi trouvé une boutique-brocante très sympathique.
En fait de nombreux westerns ont été tourné à Taos ou aux alentours. Et même "Indiana Jones"...

La vallée dans laquelle est située la ville est entourée de stations de ski qui en font la renommée si nous en croyons les prospectus que nous avons récoltés sur place..Quelques précisions touristiques

Taos a été créée en 1615 par les espagnols.
Au début les relations avec les autochtones furent pacifiques, mais face à l'attitude des espagnols, les indiens se révoltèrent en 1680 comme nous l'avons vu ici. Les espagnols attendront une quinzaine d'année avant de revenir.
En 1848 le Mexique céda une partie du NM aux américains, (après une guerre où Kit Carson s'illustra), dont la capitale Santa Fe et Taos.
Charles Bent fut le premier gouverneur; les amérindiens organisent une rébellion et Charles Bent fut tué et scalpé 4 mois après son intronisation.
Pour en revenir à Kit Carson, il vint la première fois à Taos en 1826 comme trappeur car la ville était réputée pour ses fourrures. Entre 2 batailles il s'y installera en 1843 jusqu'à sa mort en 1868; sa maison est devenu un musée (fermé le jour où nous sommes passés), et il a sa tombe à Taos.




Largy:la maison et son four

Largy: plan d'ensemble

A partir de 1899 les artistes s'installent dans la ville. En 1914 est fondée la "Taos Society of artists" qui devint l'une des écoles de peinture les plus célèbres des Etats Unis (la traduction du lien joint n'est pas terrible; mais c'est mieux que rien!).
Est ce parce que les hippies apportèrent leur mode de vie bohème dans les années 1960 que l'art y est, à ce jour, moins mercantile qu'à Santa Fe? Peut-être...

Et maintenant une petite visite de la ville:

son église à deux tours située à la périphérie de la ville (à Ranchos pour être précise): la St Francis of Assisi Mission Church construite par...des franciscains entre 1710 et 1755 et reconstruite en 1772; elle parait fortifiée, sans grandes ouvertures. D'après les guides elle a été souvent peinte par les artistes et certains tableaux sont à l'intérieur (mais nous n'avons pas pu entrer). A défaut voici quelques photos:

Largy

Largy

Largy


L'église est bien entourée:

Largy

Largy:
je vous rassure; sur le bâtiment rouge "the magic sky" est bien écrit avec un Y...Nous restons donc dans la sphère religieuse!
Mais zoomons un peu sur les bancs que vous apercevez sur la gauche:




Vous voyez les petits cartels?


En fait ce sont des particuliers qui achètent les bancs; en contre partie leur nom et la date de l'achat est inscrit sur une plaque. Ce n'est pas réservé aux domaines religieux car j'ai vu dans un petit square non loin de la demeure de nos hôtes un banc sur lequel figurait leur nom.

Et maintenant notre hôtel "La Fonda": il s'agit du plus vieil hôtel de la ville. De nombreux artistes y ont dormi dont D.H.Lawrence.
Le décor est sympathique et les prix raisonnables. Mais je comprends qu'il soit peu cité dans les guides: nous avions pris une suite! Tout le monde a mal dormi: elle était au dernier étage sous les toits, il faisait trop chaud et la clim était tellement bruyante qu'il nous a fallu l'arrêter; pour moi c'était pire, car j'étais dans une pièce aveugle sans aucune fenêtre pour faire rentrer un semblant d'air...( si vous allez sur le lien 2 de ce billet, puis sur "lodging" vous trouverez l'hôtel. La photo 6 est la suite et le canapé fut mon lit: sympa vu comme cela...No comment!)

Largy


Cet hôtel est situé sur la plazza:


Ceci est la statue érigée en l'honneur du Padre Antonio José Martinez qui a créé la première école primaire de Taos en 1826  ainsi qu'un séminaire en 1833:


Voilà la fin de mon récit de voyage, avec une ville que nous avons bien aimée ne serait-ce que parce que nous y avions trouvé un petit restaurant digne de nos papilles de bons français.

Il ne me reste plus qu'à créer un billet récapitulatif afin que la navigation soit plus facile entre les chapitres.

Ce fut un beau voyage, pour moi très enrichissant! Mais que de choses encore à voir avec peu de chances pour moi d'y retourner...

lundi, janvier 2 2012

USA3: la route 66


Plus d'un mois sans écrire sur mon blog: à défaut de la route 66, j'ai pendant ces quelques semaines beaucoup voyagé: Carnac, Compiègne, Macon, Angers (Tiens curieux: mon ordinateur reconnait Compiègne et Angers; mais pas Carnac et Macon?)...
J'ai aussi accompli un voyage virtuel puisque mon ordinateur m'a lâché traitreusement à cause du "Grand Webzé" transmis en direct sur la cinq le vendredi 16 décembre à partir de 23H40. Fiston faisant parti des spectateurs j'avais ouvert plein d'écrans tout en twittant. Résultat, mon vieux machin n'a pas aimé que je joue à la jeune avec lui. Il m'a donc fallut en reconfigurer un nouveau, d'une marque différente et qui s'amuse à refuser mes vieux périphériques. Pas évident de passer de XP Pro à Windows7....

Mais revenons au sujet qui nous intéresse!


Largy

En tant que soixante huitarde je ne pouvais pas éviter cette route...

Longue de 2448 miles (soit 3943 kms) elle traverse 8 états (Illinois, Missouri, Kansas écorné sur 21 km, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, Arizona, Californie) et 3 fuseaux horaires:

Largy

Au Nouveau Mexique (3ème état en partant de la gauche, ou si vous préférez en venant de l'ouest) elle fait un petit crochet pour traverser à la fois la capitale (Santa Fe) et la ville la plus importante (Albuquerque).
Son nom est en fait "Main Street of América" (ou encore "the mother road" surnom que lui aurait donné John Steinbeck en 1939 dans "les raisins de la colère") car elle traversait le centre de nombreuses villes.

L'idée germe en 1916: l'industrie du cinéma naissant ayant ses bases à Chigago est de plus en plus attirée par le soleil du sud; il faut donc relier Chicago à la Californie...
La route est vraiment terminée en 1937.
Sa suprématie durera moins de 50 ans: en 1985, elle est baptisée "route historique" et est officiellement déclassée le 27 juin de la même année.



Largy


Elle a, en effet été supplantée par des autoroutes  à 4 voies et seules quelques portions de l'ancienne route subsistent.
Quoique! Son mythe imprègne les esprits et, peu à peu, elle renait de son délabrement grâce à quelques passionnés rejouant "Easy Rider" sur leur Bike...



Peu de photos; nous sommes surement passés plusieurs fois sur cette route, ne serait-ce qu'en centre ville...Seulement à ce moment là il n'était pas facile de la distinguer d'une route quelconque. Elle ne semble pas être encore un enjeu touristique. Est ce bien ou mal? Je ne sais pas...Voici ici un des nombreux liens trouvé sur internet.

Encore 1 billet (qui aurait du faire le lien entre le chapitre 2 et 3: oups!) et un récapitulatif avant d'aller faire un petit tour à Moscou...

jeudi, novembre 24 2011

USA3: Hamburger or not Hamburger

En semaine, le midi tout le monde se débrouillait pour le déjeuner.
Nous avons donc, le premier jour, demandé à un de mes petits neveux, étudiant, où nous pouvions grignoter quelque chose de pas cher et typique.
Il nous a indiqué un fast food "frontier" où nous avons pu choisir entre omelettes, viandes etc...Plats plutôt épicés, proximité du Mexique oblige. C'était apparemment la cantine familiale puisque en cours de repas nous avons aperçu notre beau frère, lui même surpris de nous trouver en ce lieu. C'est d'ailleurs à la suite de cette rencontre que nous avons pu visiter d'une façon impromptue et privilégiée l'université.

Quelques jours après, cherchant un autre endroit pour goûter à la cuisine régionale nous avons demandé s'il y avait un Mac Do à Albuquerque.
Oh My God!!! Cri d'effroi de la famille! C'était le dernier lieu où aller! Aucun américain n'y va! C'est ce qu'il y a de plus mauvais et que si nous voulions manger des hamburgers il y avait plein de restaurants où ils étaient meilleurs...Bref, notre mauvais goût les a choqué...

Je vais donc vous faire découvrir mon hamburgers'fastfood préféré: le FUDDRUCKERS.
Il s'agit d'une chaine.
En cherchant sur internet j'ai l'impression que celui que nous avons trouvé dans la banlieue d'Albuquerque est celui dont le décor est le plus impressionnant:



Elles ne sont pas belles les guitares là haut?

Mais il n'y a pas que le décor...

On commence par choisir la quantité de viande que l'on souhaite: 1/3, 1/2, 3/4 ou 1 pound:


Puis le degré de cuisson de la viande. Et là je peux vous dire que c'est particulièrement rare, car la tendance est à la semelle. Au point que pour avoir de la viande saignante largy en était arrivé à demander de la "saignante-crue"!


Lorsque l'équipe nous a vu prendre des photos quelques membres sont venus poser. Pas certain qu'ils aient souvent l'occasion de voir des français. En tant que tel nous avions souvent la cote, Albuquerque n'étant apparemment pas le lieu le plus visité par nos compatriotes!

Largy
La France a le bonjour des serveurs du Fuddruckers d'Albuquerque...

Une fois que nous avons notre viande et notre pain nous allons nous même compléter notre hamburger en choisissant les légumes, les sauces et les condiments: bacon, guacamole, champignons, oignons, salade, tomates, choux, piments, cornichons etc...
Le stand est derrière la charmante vieille dame, tout au fond, où il y a beaucoup de monde:

Largy

Ensuite il n'y a plus qu'à chercher sa boisson:

Largy

J'ai adoré cet endroit parce qu'en plus de ce que je vous ai montré, c'était très bon!
Je précise: "très bon" en tant que hamburger, relativisons quand même! Il y va de notre réputation française...

Beueurk le Mac Do...

samedi, novembre 19 2011

USA3: hyper/super marchés

Un peu de vie quotidienne; ici le terme est exact car hormis les quelques jours de vadrouille vers les grandes rocheuses ou Taos nous avons tous les jours accompagné ma belle soeur dans les hyper et super marchés (j'ai la flemme de vérifier où sont les "s" dans ce pluriel! J'ai bon ou pas?).

Il y avait celui du quotidien; c'est celui qui, par exemple, me fait demander pourquoi on ne trouve pas en France des granules homéopathiques puisque "l'Académie" les considère comme des placebos n'ayant aucun effet sur les corps?
C'est celui on sont embauchés des handicapés mentaux (comme les trisomiques) pour mettre les achats dans les sacs; il faut voir leur sourire et leur joie d'être là. Ce qui m'a amené à comparer notre libéralisme et celui que nous avons vu. A tort peut-être, mais j'ai eu l'impression qu'en voulant imiter ce qui se passe aux USA nous avons surtout tendance à prendre le mauvais côté et à laisser ce qui pourrait être bon?

Il y avait celui du "pain français" où nous essayions de prouver que cela ne servait à rien d'y aller à 13H puisque à 17H on y trouvait le même pain. Pour les autres aliments cela ne valait pas le coup car il était plus cher que le précédent.

Lorsque nous avons organisé notre repas français ma nièce nous a indiqué celui des fruits et légumes pour la salade de fruits; les fruits y étaient plus variés et moins chers. Salade de fruits qui a eu un certain succès (moins que les crêpes malgré tout) car on trouve en général certains fruits coupés en barquette et peu de choix; par exemple une seule sorte de pommes, ou d'oranges etc...

Et celui plus rare que Dil nous avait dégotté dans un guide et dans lequel on pouvait acheter surtout des produits bios, de la médecine douce etc...Celui là nous a semblé moins connu par la famille, mais nous l'aimions bien: il y avait des médications amérindiennes sous forme de tisanes et plein d'autres choses qui nous semblaient sortir de l'ordinaire. De plus une caissière qui rêvait de Paris nous avait repérés et discutait avec nous.

Maintenant place aux photos. Il y en a peu car nous n'y allions pas pour flâner, qu'est ce que vous croyez!


La première fois où nous sommes allés au super marché il y avait un orchestre. Celui-ci était devant les vins et alcools. On y trouve des vins français: ils sont horriblement chers. D'autant que ceux que nous avons eu l'occasion de boire étaient, en plus, d'horribles piquettes!




Voici le rayon des sauces et on a l'embarras du choix. Beaucoup de sauces piquantes: n'oubliez pas que nous sommes au Nouveau Mexique!


Rayon des légumes: des poivrons et des piments à foison. Il faut rappeler que nous étions en début de saison et que la veille de notre arrivée il avait encore neigé...

Zoom sur les oignons...

Zoom sur les poivrons et les piments...


Et les fromages? On ne trouve que du brie. Nous nous sommes demandé pourquoi: en fait le brie n'est pas AOC...

Même du "blue brie"...

Ah si: il y a aussi de la "french gourmandise"... Huuum! Surement délicieux?

Dans mes hyper marchés j'ai oublié celui où nous sommes allés, DIL, Largy et moi le premier jour où nous tentions de nous repérer dans la ville: c'était un dimanche après midi et nous devions être dans un quartier mexicain pauvre. C'était une sorte de grand hangar; tout était en grande quantité. J'aurais bien aimé y retourner car il était différent des autres que nous avons visité ensuite. Malheureusement nous n'avons pas pris de photos...

Bon! la prochaine fois pour rester dans la bouffe nous parlerons Hamburger. Qui a dit "Mac-Do"? Quittez tout de suite ce blog! Quelle honte...

vendredi, novembre 11 2011

"Kapisa" par Jean Christophe Hanché

J'ai toujours été attirée par les livres et les expos de photo.
Peu à peu j'affine mes goûts: je n'aime pas trop les photos transformées qui s'approchent de la peinture. J'aime les portraits, les images volées, la vie quotidienne et ma préférence va aux reportages photos.
Depuis deux ans je me fait plaisir en allant à Perpignan visiter les différentes expositions présentées à "Visa pour l'image".

Aussi lorsque Grand Fiston m'a transmis un lien pour une souscription, permettant l'édition d'un livre de photo-reportage concernant la guerre en Afghanistan, je n'ai pas résisté. Et encore moins après avoir vu quelques une des photos de l'auteur sur FB.

Je viens enfin de recevoir son livre: j'ai craint le pire car il ressemble à celui d'un reporter photographe "embedded" plusieurs semaines, suivant les hommes de l'armée française dans leurs différentes actions et leur vie quotidienne.

Mais dés que j'ai feuilleté l'ouvrage ses photos, magnifiques, m'ont de suite séduites.
J'ai ensuite aimé ses commentaires qui vont au delà de la guerre et d'une vision simplement militaire.

En effet, si à travers ses images on voit bien entendu la guerre, il arrive surtout à nous faire ressentir la peur des soldats, leurs états d'âmes parfois et pas seulement leur courage.
On entre aperçoit aussi à quel point le métier de reporter peut-être dangereux.
Et il n'oublie pas les habitants de la Kapisa, province à l'est de l'Afghanistan, qui subissent cette guerre depuis des années; dont les hommes aimeraient se rapprocher mais dont chacun doit se méfier , comme les autochtones se méfient des soldats, car c'est la guerre et on ne peut faire confiance à personne...
JC Hanché ne cache pas ses émotions que ce soit vis à vis de ces très jeunes militaires loin de chez eux, des habitants qui ne peuvent vivre une vie ordinaire; et il est capable de nous les faire ressentir en trois mots

En refermant ce livre j'ai regretté de ne pouvoir me promener dans ces paysages grandioses et haï les Hommes qui gâchaient tout cela.

Voilà tout ce que ce petit livre, avec ses quelques photos et ses petites phrases, a suscité en moi.

Si vous êtes tenté, vous pourrez le trouver ici

Et comme d'habitude ce billet n'est pas sponsorisé (au contraire d'ailleurs)...Et je ne connais pas l'auteur!

mercredi, octobre 26 2011

USA3: National Museum of Nuclear Scienses and History

J'espère qu'il s'agit de la bonne dénomination; en effet quand je navigue entre les 3 guides "du sud-ouest américain" en ma possession je découvre dans les plus anciens le "National Atomic Muséum" consacré aux armes atomiques et le "New Mexico Muséum of Natural History and Science" plus ludique mais ne concernant pas l'atome.
Par contre l'intitulé du titre ci dessus, qui ne se trouve que dans le guide le plus récent, correspond bien dans sa description, au site que nous avons visité; alors que les deux précédents ne s'y trouvent plus?

Avant de vous présenter ce musée, sachez que le Nouveau Mexique occupe une place de premier plan en ce qui concerne l'énergie nucléaire atomique.
En 1939 Albert Einstein alerte par courrier le président Roosevelt sur les travaux des savants allemands, portant sur l'arme nucléaire.
Aussitôt, dès août 1940 les Etats-Unis lancent le "Manhattan Project", premier programme américain visant à la réalisation d'une bombe atomique.
Le premier essai d'explosion a lieu, le 16 juillet 1945 sur la base d'Alamogordo. Essai réussi et suivi trois semaines plus tard,le 6 août, par le lâcher d'une bombe sur Hiroshima et le 9 août sur Nagasaki.
Alamogordo se trouve à plus de 200 miles d'Albuquerque dans le "désert blanc" (que nous n'avons, malheureusement, pas eu le temps de visiter) et pas très loin de Roswell.
En outre il existait aussi des mines d'uranium au NM; notamment à Grants situé à une centaine de km à l'ouest d'Albuquerque; en 2010 un projet prévoyait de ré-ouvrir cette mine?
De même, que surfant sur internet, j'ai découvert que dans les années 2005-2007 il était envisagé de construire une usine de retraitement de l'uranium dans cet Etat afin d'en faire, selon le sénateur Ulibarri, "la capitale du Monde de l'uranium".
Je ne sais pas où en sont ces projets?

Ceci explique l'existence de ce musée! Si DIL en fit une visite attentive et sérieuse, accompagnée par une copine japonaise d'un de mes neveux, largy et moi fûmes ce jour là d'une humeur plus rigolarde. Très vite nous nous lassâmes d'essayer de lire les cartels en anglais.
J'ai retrouvé cette humeur en regardant les photos; lesquelles sont, contrairement à mes souvenirs très peu nombreuses:


Le plan du musée: il y a un intérieur et un extérieur...

Cette photo me fait douter de mon titre?



Qu'est-ce?

Un petit tour à l'extérieur va nous rafraichir les idées...


Voilà qui nous a beaucoup amusé: un musée, un appareil sophistiqué et un nid d'oiseau coquin!




On a longtemps cru que l'uranium et le plutonium n'avait que des effets positifs. Méfiez vous des scientifiques doux rêveurs...







Je ne me souviens plus de ce que représente cette photo. Je me demande si je ne l'avais pas prise, parce que justement je ne savais pas à quoi cela correspondait. Nous étions dans le coin "interactif"...Que faire avec cela?


Vive la France. Bon, par ailleurs, c'était la seule allusion à notre pays si fière de son nucléaire. Surement une question de jalousie!



Qui envoie un joli petit bijou irradié en forme de coeur à sa chérie?


La prochaine fois? Pour ce troisième chapitre j'avais préparé une liste de tout ce dont je ne vous avais pas parlé auparavant...Bien entendu je ne la retrouve plus!
Je vais donc aller chercher l'inspiration dans mes photos...Surprise...

samedi, octobre 15 2011

USA3: l'université d'Albuquerque

Il ne faut pas désespérer: mais entre une rentrée chargée et internet qui fonctionne pas hoquet j'ai quelques difficultés à être à jour dans mes billets; et non par faute d'idées...

J'avais abordé, tristement, ce thème ici.
Vous savez donc déjà que l'emblème de l'université est le loup;


que comme souvent aux Etats Unis, nous sommes dans un lieu de vie et que de ce fait il n'y a pas de murs et c'est pourquoi le site est ouvert à tous.



Est-ce un clin d'oeil de l'université à Albuquerque qui organise le plus grand rassemblement de montgolfières?





Vous savez aussi qu'on peut s'y inscrire, même ignare si on est un sportif de haut niveau; et que les locaux sportifs sont plus richement dotés que les locaux strictement universitaires.

L'université d'Albuquerque est la seule université du Nouveau Mexique: lorsqu'il fut question de doter l'Etat d'une telle structure, la capitale, Santa Fé n'en voulut pas.
Seule Albuquerque se porta volontaire avec pour objectif premier d'accroitre le rayonnement de la ville après l'arrivée du chemin de fer.

Il s'agit d'un campus de 280 hectares, fondé en 1889, et fréquenté par près de 25000 étudiants.
La plupart des bâtiments sont de style "pueblo revival" en adobe.



L'Alumni Memorial Chapelle" en est le meilleur exemple



Ici nous avons même un totem...


Elle est particulièrement réputée pour ses département d'anthropologie, de culture latino-américaine et de médecine.
Mais elle doit sa renommée principale à ses musées:

* "Le Maxwell Museum of Anthropology" qui présente les cultures du monde. Ce musée glorifie les chercheurs de l'université et d'après les cartels que nous sommes arrivés à lire, il nous a semblé être spécialement organisé pour les étudiants.
* "L'University Art Museum" riche de 30000 objets repartis en différentes sections (art colonial, affiches, photographies, art contemporain etc...)
* "Le Northrop Hall" composé du "Meteorite Museum" et du "Geologie Museum".
*"Le Museum of Southern Biology" consacré essentiellement à la faune et à la flore du sud ouest américain.
Je vous rassure, nous ne les avons pas tous visités!

Outre les musées, fonctionne aussi une télévision: celle ci n’intéresse pas vraiment les caciques de l'université. Elle existe par la seule volonté d'un homme et fonctionne de bric et de broc.
Ceux ci préfèrent, ainsi que je vous l'ai déjà raconté, financer le sport: c'est ainsi que la structure du tennis est à compression d'air alors que l'achat de livres à été refusé.




Les professeurs réunis avaient voté unanimement, mais seulement à voix consultatives, pour que la gestion des structures sportives soit séparée de celle du reste de l'université. Le président, seul, a refusé...

Sinon, pour la petite histoire, si Albuquerque a vu naitre le premier logiciel "micro-soft" ce ne fut pas à l'université mais dans un motel...

Dans le prochain billet concernant ce voyage je vous présenterai "le National Museum of Nuclear Science & history" pour lequel je vais avoir du mal à choisir parmi les nombreuses photos en ma possession (contrairement à aujourd'hui!).

mardi, septembre 27 2011

Tous à la cantine...

Interdiction de cantine pour les enfants de chômeurs...Scandale!

Et si les choses n'étaient pas aussi simples?
Que je vous raconte: il y a 3-4 ans le nombre d'inscrits à la cantine du village (où je suis élue) étaient plus important que le nombre de places.
Bien entendu, il était hors de question pour la plupart des membres de notre équipe d'interdire la cantine à quelque enfant qui soit. Et surtout pas à ceux issus des familles les plus démunis...
Oui, mais comment faire quand on ne peut pas repousser les murs; qu'il est inenvisageable de construire une nouvelle cantine faute de moyens; c'est à dire sans subvention, donc pas avant quelques années?

Nous avons donc programmé une réunion avec les représentants des parents d'élèves, le Directeur de l'école et quelques élus. Après calculs et réflexions nous sommes partis sur l'idée de 3 services: les maternelles seraient servis les premiers, avant d'aller à la sieste, puis deux services de primaires.
C'était sans compter sur le refus de dérogation de l'Education Nationale car notre système faisait manquer 10 minutes de cours par jour aux maternelles. Or nous ne pouvions pas jouer sur les heures d'entrée et de sortie de classe à cause des cars scolaires qui sont à flux tendus et ont plusieurs tournées à effectuer (autres écoles, collèges, lycée!).
Ne restait plus qu'à diminuer le temps de repas pour chaque service!
Bilan? au bout d'un an, même en essayant de privilégier les plus petits, tous les participants de la réunion ont été d'accord pour dire que ce système était inhumain: entre le temps de se mettre à table, de sortir de table, et de permettre aux femmes de service de débarrasser et remettre la table (et nous avons la chance d'avoir un personnel particulièrement performant), les enfants avaient entre 15 et 20 minutes pour avaler leur repas. Et ce dans un stress énorme. En fait seuls les plus grands appréciaient la plaisanterie.

Nous avons donc programmé de nouvelles réunions et sommes arrivés à un règlement qui, je n'ose écrire satisfait, mais convient, faute de mieux à tous:
Il n'y a plus que 2 services.
Seront prioritaires les enfants dont les 2 parents (ou un seul en cas de famille monoparentale) travaillent.
Nous demandons à certains parents ayant des horaires irréguliers de nous donner leur dates un mois à l'avance. Et là...Première dérogation: beaucoup de ceux-ci n'ont pas leur planning sur un mois. Heureusement ils sont peu nombreux.
Nous réservons aussi 2 ou 3 places pour des enfants qui arriveraient en cours d'année scolaire.
Et c'est ainsi (réserves de places et parents aux horaires irréguliers) que nous pouvons répondre à certaines demandes exceptionnelles: parents chômeurs devant se rendre à un entretien; maladie, accident de la vie empêchant le parent à la maison de s'occuper de son enfant, et même convenance personnel sachant que dans ce cas là nous leur préconisons de choisir plutôt le lundi ou le vendredi (RTT des "travailleurs" libérant des places); de plus nous ne garantissons pas une réponse favorable à chaque fois quand il s'agit de convenance personnelle.

J'oubliais une autre contrainte: il est important de s'inscrire, si possible, au moins 24h à l'avance car nous sommes livrés par un traiteur.

Je tiens aussi à vous préciser que le CCAS (Centre communale d'Action Sociale) a toute latitude à faire admettre à la cantine des enfants de familles en grande difficulté et qu'il nous arrive souvent de prendre en charge leur repas.

Alors la prochaine fois que des journaleux feront un Buzz sur des enfants de chômeurs interdits de cantine vérifiez bien ce qu'il en est en réalité, car on pourrait, aussi dire que chez nous les enfants de chômeurs sont interdits de cantine...Mais avec des nuances.

Et pour conclure, le maire de Thonon Les Bains a tout à fait raison: rien n'oblige une commune d'ouvrir une cantine dans son école car c'est un choix politique ou...de moyens.


mardi, août 23 2011

USA3: Albuquerque/Bee'eldiildahsinil

Albuquerque! Notre lieu d'arrivée et de villégiature.



Si vous tapez Albuquerque sur votre site de navigation, vous n'éviterez pas un "Bee'eldiildahsinil" en langue Navajo". Par contre impossible de trouver la traduction de ce mot alors que nous savons bien que les noms indiens ont un sens précis; le peuple Navajos semble à ce jour moins représenté au NM que les Hopis ou les Zunis, même si une partie de leur terre sacrée se situe sur cet état.
Le sens réel de ce nom pourrait donc être intéressant, au moins du point de vue historique.

Alburquerque (comté de Bernalillo) a été créée en 1706 par les espagnols. Au départ il s'agissait d'un poste colonial.
Son nom lui a été donné par le premier gouverneur, Cuedo Y Valdes, en hommage au duc d'Alburquerque, vice roi de la ville espagnole de 1702 à 1710.
Le premier "r" du nom n'est pas le résultat d'une faute de frappe de ma part. Par contre sa disparition serait due à un chef de gare américain qui au 19° siècle était incapable de prononcer correctement ce nom.
Et grâce à lui j'ai appris, incidemment, que les américains avaient du mal à prononcer les "r". Dommage que je ne l'ai pas su avant pour pouvoir répondre à tous ceux qui se moquaient de mon accent: ils ne perdent rien pour attendre! Joyeux Noël...

Mais revenons à nos moutons: la ville étant une ville espagnole, a été construite selon le plan traditionnel des villages espagnols, soit une plazza centrale, avec une église; entourée de bâtiments commerciaux et de maisons, comme nous pouvons le constater à

Old Town:


La plazza

L'église



Commerces et maisons

C'était le premier jour; nous étions un peu fatigués et du coup nous n'avons pas photographié le "christmas shop": dommage, car c'est une boutique entièrement consacrée aux décorations de noël (je vous rappelle que nous étions au mois de mai!!!)

Largy
J'espère que vous remarquez les piments suspendus; si,si nous sommes bien aux Etats Unis!

Depuis la ville s'est agrandie et je ne vous ferais pas l'injure de vous rappeler que c'est la plus grande ville du Nouveau Mexique bien qu'elle n'en soit pas la capitale (Santa Fé).

Downtown:
comporte des bâtiments plus modernes, abritant des banques, des bureaux, des cinémas dont le sunshine théatre. Et, à ce propos, savez vous que la famille de "little miss Sunshine" est originaire de la ville?.



Le monument le plus emblématique de Downtown est le Kimo Théatre qui date de 1927 et qui est un mélange de style "pueblo" et "art déco":

Le côté Kitch

Au coin à gauche on voit bien la fresque amérindienne.

L'autre côté puisque le Kimo est situé à un angle.

Un dimanche soir, d'une manière impromptue (personne n'avait même pris son appareil photo; pour tout dire nous avions fait un saut rapide chez ma nièce, à quelques rues de notre hébergement, pour régler un problème via internet), nous avons visité Albuquerque by night: le seul lieu un peu vivant se situait devant le Kimo Théatre où quelques jeunes en moto semblaient s'ennuyer légèrement...


Pas besoin de légende!

jeudi, août 18 2011

TF1 fortement puni...

Et même que c'est dans le JO que, c'est bien connu, tout le monde lit...

Attention, si tu n'es pas sage on te fera les gros yeux! La délibération a du être difficile!

JORF n°0189 du 17 août 2011 page
texte n° 43


DECISION
Décision n° 2011-54 du 18 janvier 2011 mettant en demeure la société Télévision française 1

NOR: CSAC1121662S


Le Conseil supérieur de l'audiovisuel,
Vu la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, notamment son article 28 ;
Vu la décision n° 2001-577 du 20 novembre 2001 du Conseil supérieur de l'audiovisuel portant reconduction de l'autorisation délivrée à la société Télévision française 1, complétée par la décision n° 2003-304 du 10 juin 2003, prorogée par la décision n° 2007-78 du 20 février 2007 ;
Vu la convention conclue le 8 octobre 2001 entre le Conseil supérieur de l'audiovisuel et la société Télévision française 1, modifiée par avenants, notamment ses articles 10 et 57 ;
Vu le compte rendu de visionnage de l'émission « Qui veut épouser mon fils ? » diffusée le 5 novembre 2010 par la société Télévision française 1 sur le service de télévision TF1 ;
Considérant qu'en vertu de l'article 57 de la convention susvisée, le conseil peut mettre en demeure la société Télévision française 1 d'en respecter les stipulations ; que l'article 10 du même texte prévoit notamment que : « La société veille en particulier : à ce qu'il soit fait preuve de retenue dans la diffusion d'images ou de témoignages susceptibles d'humilier les personnes ; à éviter la complaisance dans l'évocation de la souffrance humaine ainsi que tout traitement avilissant ou rabaissant l'individu au rang d'objet [...] » ;
Considérant que la société Télévision française 1 a diffusé, sur le service TF1, une émission intitulée « Qui veut épouser mon fils ? » dont le concept repose sur la mise en scène de cinq candidats célibataires et de leurs mères, lesquelles doivent les guider dans leur choix parmi dix prétendants, progressivement éliminés ; qu'au cours de l'épisode diffusé le 5 novembre 2010, la mère de l'un des candidats et cinq prétendantes se sont rendues chez un « conseiller en esthétique » afin d'envisager les opérations ou modifications physiques qui devaient, selon elle, être pratiquées sur les jeunes femmes ; qu'à cette fin, ces dernières ont défilé tour à tour, parfois en sous-vêtements, dans le cabinet dudit « conseiller » ; que la mère du candidat a fait état de ses critiques sur leurs physiques respectifs ainsi exhibés, leur attribuant parfois une note ;
Considérant que cette séquence, qui montrait, sans retenue, certaines des prétendantes comme devant nécessairement subir des opérations de chirurgie esthétique pour correspondre aux critères physiques retenus par l'un des candidats et sa mère et, ainsi, conserver toutes leurs chances de ne pas être éliminées de l'émission, présentait un caractère humiliant ; que, véhiculant des stéréotypes tendant à réduire les qualités d'une femme à ses seuls attributs physiques, elle devait être regardée comme un traitement avilissant, rabaissant la femme au rang d'objet ; qu'ainsi, elle a constitué un manquement aux stipulations de l'article 10 de la convention du 8 octobre 2001 ; qu'il y a lieu, en conséquence, de prononcer à l'encontre de la société Télévision française 1 la présente mise en demeure ;
Après en avoir délibéré,
Décide :

Article 1


La société Télévision française 1 est mise en demeure de se conformer, à l'avenir, aux stipulations de l'article 10 de la convention du 8 octobre 2001 en tant qu'elles prévoient notamment que l'éditeur veille à ce qu'il soit fait preuve de retenue dans la diffusion d'images ou de témoignages susceptibles d'humilier les personnes et à éviter la complaisance dans l'évocation de la souffrance humaine ainsi que tout traitement avilissant ou rabaissant l'individu au rang d'objet.

Article 2


La présente décision sera notifiée à la société Télévision française 1 et publiée au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 18 janvier 2011.


Pour le Conseil supérieur de l'audiovisuel :

Le président,

M. Boyon

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