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lundi, septembre 29 2014

Islande: Geysir


Situé non loin de Gulfoss, que je vous ai présenté il y a moins de trois semaines, le site de Geysir s'étend sur plus de 3 km2. On y trouve des sources d'eau chaude, des cristaux multicolores, des fissures d'où s'échappent des volutes de fumées, des mares de boue bouillonnantes et... des geysers.
Geyser vient du verbe islandais "gjosa" c'est à dire "jaillir.

Le circuit de 3 jours n'ayant prévu, en fait, qu'une seule journée pour les sites les plus remarquables, de tout ce que je vous ai énuméré ci dessus je n'ai vu que le "Geysir Center" et son attraction principale: le Strokkur.
En réalité les geysers ne sont plus ce qu'ils ont été: le principal, le "grand Geysir" qui n'a réapparu qu'en l'an 2000, après quelques décennies de sommeil, ne daigne jaillir au mieux que tous les 2-3 jours.
Ne reste donc plus que le petit "Strokkur", mentionné à partir de 1789 et giclant environ toutes les 10 minutes.
Toujours aussi distraite j'avais juste retenu qu'il montait de moins en moins haut. Et vogue la galère, allez voir là bas, nous dit le guide et le restaurant est ici; vous avez à peine plus d'une heure avant la revoyure...

Houlala, chaud devant. Vaut mieux s'éloigner un peu...

Cela doit être là, j'attends...


Ah! cela a l'air d'avoir un peu bougé, non?

Oui, enfin bon...Pas vraiment terrible! Au moins 10 minutes que je suis là...

Ouiiii!Cette fois ci c'est parti!

Eueueuh? C'est tout? Et puis pourquoi je suis toute seule à regarder?

Héééé! C'est quoi là bas? Où vont-ils tous? Je les suis...


Et bin voilà!

Encore vivace le vieux...

Dense, rapide, 20 à 30 mètres de haut. Même après plusieurs essais, je n'arrive pas à l'avoir en entier. Quelques secondes en l'air, puis 10 minutes de repos:


c'est fini!

Et on ne se moque pas! car contrairement à la meute, je n'ai pas photographié que le Strokkur, moi! Mais aussi des fissures d'où s'échappent des volutes de fumées.

Tout cela m'a donné faim et je vais manger à la cafétéria, pour un prix dérisoire une super soupe de mouton islandaise; je devrais dire du mouton avec du jus de soupe et des légumes. En effet la marmite où nous nous servions nous même était à moitié vide; et les gens qui m'avaient précédée s'étaient contentés de racler en surface.
Or, moi, qui depuis mon arrivée rêvais de manger du mouton, j'ai eu l'idée de plonger la louche au fond de cette marmite. Et j'y ai trouvé tellement de viande, qu'au fur et à mesure que je remplissais mon gros bol, je rejetais un peu de bouillon. Et si je n'avais pas été aussi pressée et distraite, j'aurais remarqué qu'avec ma soupe j'avais le droit de demander du pain et du beurre, au lieu de m'acheter des frites; ce qui m'aurait fait un repas complet pour environ 6€! Que disait donc le guide vert? Qu'il fallait compter entre 20 et 40 € par repas?Je n'ai jamais dépassé les 12€ en mangeant une excellente cuisine de "tous les jours".

Sur ce site se trouve aussi une grande boutique où j'ai trouvé des souvenirs vraiment "made in Islande" et pas plus chers qu'en ville.
Par contre il faut bien lire les étiquettes, car les vêtements en acrylique sont mélangés avec ceux en laine d'Islande.

Malheureusement je n'ai pas eu le temps de visiter le musée, que de tout façon j'ai aperçu trop tard.
Quoique celui-ci ait un petit air muséal:

vendredi, septembre 12 2014

Islande: Gulfoss


Nous quittons Reykjavik, et nous dirigeons vers le "cercle d'or", dans lequel sont situés trois sites symboliques, à proximité de la capitale: le parc national de Pingvellir, Geyser et les cascades de Gulfoss.



Nous commencerons la journée par Gulfoss: repérez la capitale à gauche dans la baie; la cascade et un peu plus haut à droite.
Le site très touristique est sillonné de nombreux panneaux, traduits en français, que je vous laisse lire avec un malin plaisir:



Un petit croquis pour comprendre? La Direction n'hésite devant rien pour vous satisfaire:


Et maintenant de visu, cela donne quoi?


On ne voit pas trop l'aspect cascade en ce mois de février...

On accède à la cascade par le sentier de Sigridur...


Ici le haut


Et vers le bas, cela donne quoi?


Oui! Normalement il y a des marches pour descendre...J'ai hésité. Puis j'ai dit je reste en haut, cela glisse trop. Ensuite je me suis souvenue que j'étais suffisamment bien chaussée pour la marche et suis descendue doucement; et même que je suis arrivée à remonter...

Lorsque cette cascade fut découverte, s'est posée la question de la récupération de son énergie:

Écrit trop petit: Un extrait du guide de 2 suédois, paru en 1907, donne comme acquis un projet de production électrique.

C'était mal connaitre les islandais ou plus précisément les islandaises:


Et pour conclure sur ce magnifique paysage, une petite histoire d'amour:


D'accord, je reconnais que vous laisser languir près d'un mois pour un billet aussi léger ce n'est pas cool! Mais la nature se suffit à elle même, et la vie de retraitée, par contre, se doit d'être cool elle... Même pas honte!

lundi, août 11 2014

Islande: Reykjavik, Perlan et autres actualités


Perlan, "la perle", est un bâtiment contenant 6 réservoirs dans lesquels sont stockés 4 millions de litres d'eau géothermique à 85°.
En 1991 l'ensemble a été recouvert d'un dôme spectaculaire; depuis "la perle" attire le  touriste avec sa terrasse panoramique et son restaurant tournant.
J'allais rajouter "et son musée des sagas" (que je n'ai pas visité), mais je viens de découvrir que depuis le mois d'avril 2014 celui-ci aurait été transféré en centre ville.

Voilà donc peut-être ce que nous ne verrons plus en entrant?

Mais j'anticipe, car nous ne sommes pas encore arrivés sur la colline reboisée d'Öskjuhliõ:

Il est plus de 9h du matin et dans mon souvenir il faisait plein jour...


Et du haut de la terrasse une petite vue de la ville et de l'océan avec quelques zooms. Si mes souvenirs sont exactes j'ai fait le tour d'est en ouest  ce qui peut tout à fait être l'inverse au regard de mon sens de l'orientation très bizarrement développé!




Ne serait-ce pas la cathédrale que nous apercevons au loin?









Je ne résiste pas, avant de quitter Reykjavik de vous recopier un petit encart paru dans le "Canard Enchainé" daté du 6 août 2014, rubrique "Drôles de Zigs":

" JON GNARR, maire "anarcho-surréaliste" de Reykjavik de 2010 à 2014, laisse une capitale islandaise en pleine forme ("courrier international",31/7). Avec les membres de son Meilleur Parti, en majorité "des stars du rock et presque tous des ex-punks", il peut se vanter d'un bilan "assez inattendu: les punks ont assaini les finances". Explication d'un (ir)responsable du parti: "En tant qu'artistes, on avait l'habitude de travailler avec de petits budgets, ça nous a aidés".
Moralité: a-Gnarr-chisme vaincra.

No-comment de ma part... Sauf que je comprends mieux les décorations du bibliobus de la ville qui m'avaient étonnée et séduite:




Par contre je pense que ce n'est ni rock ni punk d'appuyer sur l'accélérateur pour sortir d'une situation délicate cette voiture qui a les 2 roues dans le vide... Quoique?



Au prochain billet nous quitterons la capitale pour des images plus classiques.

vendredi, juin 27 2014

Islande: Reykjavik et ses statues

Petit billet paresseux: quelques statues aperçues par-ci et par-là dans la ville:

Commençons par la cathédrale Hallgrimskirkja. Construite de 1945 à 1986 avec ses 75 mètres de hauteur et ses orgues balsatiques elle domine la capitale; d'autant plus, qu'elle fut érigée sur la partie haute de la ville...
Je n'ai pas l'intention de vous faire un billet sur ce monument.

Je me contente juste de vous présenter la silhouette de la statue de celui à qui elle fut dédiée, Leifur Erikson, fils d'Erik le Rouge:




Pour plus de renseignements sur cette cathédrale Luthérienne voir ou ici ou encore

Nous n'avons pas encore visité "Perlan" et je vous en reparlerai d'ici peu; mais sur son esplanade nous sommes accueillis par des sculptures modernes sur lesquelles je n'ai trouvé aucune information:




J'ai gardé pour la fin ma préférée:

Vu de dos:


Vu de face:

Aucune information, non plus, sur ce que représente cette œuvre: Porter la misère du monde, avoir la tête lourde, une grosse migraine?

En parcourant wikipédia et divers blogs (via google), j'ai découvert les nombreuses statues que j'avais ratées... Tant pis!

Et au fur et à mesure que je choisis mes photos je découvre que si, durant ce voyage, j'ai eu une impression de grand soleil, le ciel était malgré tout bien bas quelque soit l'heure de la journée.
Était-ce parce que je m'attendais à une nuit nordique que je garde dans mon esprit un souvenir de luminosité?

jeudi, juin 19 2014

Islande: Reykjavik, le lac Tjörnin


Maintenant que nous sommes arrivés en  ville continuons notre promenade vers l'emblème de son centre: le lac Tjörnin.

Partons de l'avant dernière photo du billet précédent, souvenez vous:



Au bout de cette rue, toute suite après le bâtiment ocre qui est, (en tout cas je crois), le théatre Lôno et son clocheton représentatif, vous tournez à droite et vous y voilà:



Vous voyez donc le revers du théâtre que nous venons de contourner, et voici le lac avec ses 40 sortes d'oiseaux:


J'ai failli réussir la photo d'arrivée en vol des oiseaux, mais vous avez droit à une fin de lac-issage...

Lorsqu'on regarde le lac à droite (rive ouest) nous pouvons voir une série de petites maisons de style néo-nordique:


Petit zoom pour mieux percevoir leur modernité:


De l'autre côté sur la gauche du lac (rive est) nous apercevons en contre jour l'église Frikirkjan:

construite en 1899, et à l'origine en bois flotté.

Le bâtiment devant, est la galerie nationale d'Islande, abritée dans ce qui était auparavant un entrepôt où l'on stockait la glace du lac pour conserver le poisson.

Si nous continuons sur le quai en suivant les oiseaux baladeurs nous apercevons le nouvel hôtel de ville:


Construit en 1990 qui mêle "béton et verre, eau suintante et mur végétal". Merci le guide vert qui vient de me faire découvrir cela!
Car il a faut savoir que j'ai fait cette visite du lac seule, sans guide, en attendant l'heure d'arrivée du bus devant nous conduire au lagon bleu...
En réalité je croyais que l'hôtel de ville était le bâtiment ci-dessous, qui de ce fait reste un inconnu pour moi?
De la difficulté à visiter un pays dont le tourisme est encore balbutiant. Ce qui fait aussi son charme, même si je ne peux pas agrémenter mes billets de liens vers des vidéos ou articles plus consistants.
Je crois que le charme et l'intérêt touristique de cette ville est sous estimé, par les habitants eux mêmes; comme si une ville ne valait la peine d'être visité que par ce qu'elle avait de spectaculaire.


Si j'en crois internet, le nouveau bâtiment a suscité une grande polémique, surtout de par sa position sur les rives du lac (et en partie dans l'eau)

Je vous le laisse admirer d'un peu plus près:

J'ai dit le bâtiment!

Et pour que vous puissiez vous repérer dans la ville, voici le plan (mieux vaut tard que jamais...):


Vous apercevez le lac à gauche en plein centre ville.
Mon hôtel se situait à droite un peu avant le grand parallélépipède vert (vue sur l'océan); ce qui vous donne une idée du trajet fait lors du précédant billet...

samedi, juin 7 2014

Islande: Reykjavik et ses architectures

Après la résidence présidentielle et la maison Höfôi continuons notre petit tour urbanistique. D'autant que ce week-end est celui des architectes, je crois?
Mon plus grand regret est d'avoir été trop paresseuse (ou endormie) pour photographier les différentes représentations nationales dans la rue, surnommée, des ambassades.
De la petite masure au grand palais, et du plus sobre au plus kitch chaque pays s'est choisi une façade dont la représentation ne correspond pas toujours à l'importance géo politique que je croyais leur être du.
Ou pour parler simplement: certains pètent plus haut que leur cul alors que d'autres se la jouent trop modestes pour être honnêtes! En fait je croyais que je retrouverais facilement ces photos d'ambassades sur internet; et en réalité je n'en ai découvertes, à grande peine, seulement deux:


Celle du Danemark, sobre, même si la terrasse lui donne un petit air marocain (je n'engage que moi sur cette impression!)

Et coup de chance, celle de la France qui n'a pas vraiment changée entre 1955 et 2013.
Hélas pour le fun, vous échappez au pire d'entre elles ...

Après ce préambule, entrons maintenant dans le sujet:

Le premier bâtiment qui a attiré mon attention en arrivant fut celui vu de ma chambre.
Quand avant de partir j'avais cherché à quoi ressemblait mon hôtel, j'avais découvert que certaines chambre "solo" n'avaient pas de vue extérieure, mais seulement une vague ouverture sur le couloir.
Même si pour 4 nuits ce n'était pas trop grave je fus quand même plus qu'heureuse de découvrir ce magnifique paysage de ma fenêtre:


Vue sur l'océan! Le rêve...

J'ai aussi vite été intriguée par l'immeuble apparemment transparent qui me faisait face.
En fait non: ne sont transparents que les lieux de passage et le milieu est bien au centre du bâtiment:


Par contre, un peu difficile à distinguer ci-dessus, au deuxième étage à gauche les ombres en train de discuter sont un homme et une femme. Il se trouve que ce lieu semble aussi servir de fumoir et que je voyais régulièrement des gens s'arrêter et converser. Il m'a fallut un moment pour prendre conscience que les deux premiers cités étaient en fait des mannequins, plus bavards que moi car ils étaient  en grande conversation jour et nuit.

Mon hôtel étant limitrophe de la ville, lorsque j'allais au centre, je partais du quartier le plus moderne, via  l'entre-deux, avant d'arriver à mon but:



Plus on est loin du centre plus les immeubles sont élevés...Cela reste cependant très raisonnable! ReykjaviK est une petite ville.




Le grand et le petit, l'ancien et le moderne commencent à se mélanger.
D'accord il est parfois un peu ardu de me suivre via mes photos, car je les prends parfois avant de passer, et parfois après être passée...


Nous allons bientôt arriver en ville.


Direction le port


Via une autre route, une série de petites maisons traditionnelles


Et nous voici au centre ville:



Et c'est parti pour la visite de Reykjavik ...

Mais, avant, il faut que je vous précise que ma théorie (illustrée) des immeubles qui rapetissent au fur et à mesure que nous approchons de la ville est valable pour le trajet entre mon hôtel et le centre; il me semble avoir aperçu du côté du port des bâtiments neufs qui pourraient bien aller à l'encontre de ce que je viens de vous démontrer?

mardi, mai 6 2014

Islande: la maison Höfoî et le port...


Me promenant le long du littoral:



voilà une maison qui m'a beaucoup intriguée car elle ne correspondait pas à l'architecture locale:


Ne serait ce que par les hampes de drapeaux tout autour de la maison.

Je n'avais pas tort: il m'a suffit d'en faire le tour pour trouver un panneau explicatif:


J'espère ne pas trop faire d'erreur en le traduisant:
cette maison a été préfabriquée en Norvège; transportée en kit (ne pas confondre avec IKEA qui est une marque Suédoise!), elle fut érigée en 1909 sur un socle de dolérite face à la baie, pour y loger Jean Paul Brillouin, premier consul de France en poste à Reykjawik. Il semblerait, si j'en crois le guide vert, que ce soit la femme de celui-ci qui soit à l'origine du choix architectural. Si cette maison se visite, comme semble le sous entendre wikipédia, ce n'était pas le cas ce jour là. Donc je n'ai pas vu le salon doré, ni remarqué de style "art nouveau, néo-baroque, romantique-norvégien"; seulement un certain classicisme extérieur.
Le poste de premier consul avait été créé pour encadrer l'afflux de marins français depuis le 18ième siècle (CF: Jules Verne et "Au centre de la terre", Pierre Loti et "pêcheur d'Islande").
Mais dès le commencement  de la première guerre mondiale le consul fut rappelé en France.

La maison fut alors occupée par plusieurs notables dont le poète-homme de loi-entrepreneur Einar Benediktsson qui trainait dans le coin depuis un moment puisque en 1906 il encouragea la mise en place d'une station radio:


Aussi Matthias Einerson avec sa fille qui deviendra une peintre célèbre sous le nom de Louisa Matthiasdottir (au passage vous pouvez remarquer comment se forment les noms de famille...).

En 1938 et jusqu'à la fin de la guerre la maison devint la résidence du consul anglais, puis de l'ambassadeur. Pendant la guerre Winston Churchill et Marlène Dietrich vinrent en visite.

En 1958 la commune de Reykjavik acheta la maison et la réhabilita.
Depuis 1967 elle est un centre de conférence et la résidence officielle des notabilités étrangères.

C'est ici qu'en 1986 Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan se retrouvèrent pour un sommet qui amorça la fin de la guerre froide.
De même, quand les Pays Baltes obtinrent leur indépendance, une déclaration fut signée en ces lieux en 1995, l'Islande étant la première à les reconnaitre comme pays à part entière.

Petit pays, petite maison mais grands évènements...

Et après tout ce laïus quelques images du port:


A gauche de l'image se trouve le "musée viking": il n'était pas prévu dans nos visites et fermé notre jour "libre" à mon grand regret...




Port mythique pour la pêche à la morue des siècles derniers et toujours opérationnel pour les baleiniers...

A suivre car je me rends compte que j'ai encore envie de vous montrer beaucoup de choses sur cette ile encore méconnue et qui se lance seulement depuis peu dans le tourisme.

samedi, avril 26 2014

Islande: la gouvernance et la démocratie non ostentatoire.

L'Islande est une République Parlementaire, de 63 élus gouvernant environ 320000 êtres humains et de nombreux moutons.
Vers 2011-2012 a été tentée une démocratie participative (ils ont chipé l'idée à notre Sego nationale? En fait je ne sais pas où ils en sont à ce jour?).
A la tête du pays un Président de la République élu, comme le parlement, au suffrage universel. Olafur Ragnar Grimson, né en 1943, a démarré en 2012 son cinquième mandat et peut donc pendant 4 ans continuer, après avoir délégué son pouvoir à l'exécutif,  à promulguer les lois votées, décider des référendums et surtout habiter le Palais Présidentiel, sans être ennuyé par les CRS ou autres gardes:

Nous arrivons à Bassadir: le palais est derrière l'église.
Le Roi de Norvège s'était établi en ce lieu dés 1241. A l'aube de l'indépendance, au début des années 1940, la présidence s'y est installée.




Interdiction de franchir la butte derrière l'église.  Sauf que pour faire le tour de celle-ci, qui n'est pas réservée au Président - tout un chacun peut la fréquenter - nous avons franchi la frontière interdite et...Rien nous est arrivé sauf un rappel à l'ordre de notre guide.

Sur le moment, venant d'un pays où le président est hyper sécurisé, j'ai été surprise.
Mais si on compare avec la France, le Président du conseil Général de l'Ardèche (318000 habitants en 2011) n'est pas plus en résidence sécurisée que O.R.Grimson.
Quoique les préfectures, où sont logés les préfets, non élus, mais représentants l'Etat , sont elles très surveillées.
Un des nombreux éléments qui peut nous faire interroger sur notre démocratie réelle et la "décentralisation"?

L'Islande a aussi le plus vieux parlement du monde, fondé en 930.
Mais un "palais parlementaire" si discret que je ne crois pas l'avoir photographié malgré mes recherches!

lundi, avril 7 2014

Culture et pâture en Islande


Voyager est pour moi le plaisir de découvrir ce que je ne connais pas.
Parfois, je crois connaitre un peu le pays (via des livres ou des films) d'où des idées préconçues et des images d'exotisme.
D'autres fois, le hasard fait que j'atterris dans un pays que je n'arrive même pas à situer sur la planisphère. Ce qui, pour autant n'exclut pas totalement les idées préconçues, mais les minimise.

S'il m'est arrivée, il y a quelques années de partir à l'étranger en famille (bien trop rarement à mon goût), nous avions au minimum un livre-guide qui nous permettait de choisir ce que nous avions envie de voir en priorité.
Maintenant, ne maitrisant pas assez les langues étrangères et ayant un sens de l'orientation plus que défaillant, je ne pars plus qu'en voyage organisé. C'est donc un humain-guide qui choisit pour moi à partir d'un programme plus ou moins imposé.
Avec un chauvinisme que nous serions malvenus de critiquer, chaque pays s'empresse de présenter en premier ce qu'il trouve de plus admirable sur son territoire.

Ainsi, débarquant après des heures de vol en Chine, nous fûmes fortement incités à admirer le train à très grande vitesse (que je n'ai même pas eu le temps de photographier, voir ici), alors que s'il était un pays où j'attendais de l'exotisme c'était bien la Chine!
Conseil aux tours opérateurs chinois: si vous voulez que nous admirions la modernité de Shanghai, commencez par satisfaire nos attentes avec la Cité Interdite.

Pour l'Islande mes attentes étaient quasi nulles
Par contre, la  première visite m'a bien surprise (sinon un peu déçue de prime abord):





Quoi? vous ne voyez pas de quoi il s'agit: regardez en bas à gauche sur la prochaine photo:


Hé,oui! Des tomates en serre, grande fierté de l'ile!
Mais des tomates à la fructification écologique!


Pourquoi sont-elles si hautes et touffues alors que lorsque j'en plantais on me faisait éclaircir et raccourcir l'ensemble pour avoir de belles tomates? Il doit quand même y avoir un truc!


N'empêche que ceux qui ne sont pas partis en voyage organisé ne savent pas qu'il y a une serre à tomates en Islande!
Et je précise qu'ils font une très bonne soupe; vous la dégustez à une table sur laquelle est posé un pot de basilique et des ciseaux...A vous de la parfumer.

Par contre j'espérais voir des moutons; ce n'était pas la saison de transhumance et de surcroît je pense qu'ils sont plus au nord.
L'élevage des moutons pose par ailleurs un gros problème au pays; si leur élevage en liberté (un peu comme les cochons corses) fait leur réputation gastronomique, il empêche par contre la culture de légumes puisque les bêtes dévorent tout ce qui pousse sur le peu de terre cultivable existant.
Ce qui oblige le pays à importer tous ses fruits et légumes; et explique le plaisir des habitants à voir pousser des tomates, qui en réalité ont un goût très ordinaire.
Ce problème divise actuellement les islandais: faut-il parquer les moutons pour développer la culture ou ne rien changer pour continuer une tradition mondialement connue?

Comme quoi ce qui parait futile pour le touriste peut être une question primordiale pour l'autochtone. Il est juste dommage de commencer par cela alors que nous n'y sommes pas encore préparés.

lundi, mars 24 2014

Islande,littérature et cuisine


Dés que j'ai visité un pays, ou un bout de celui-ci, je me précipite dans une librairie, une bibliothèque ou quelques lieux où je puisse trouver des romans qui se passent dans ce pays.
D'avoir frôlé le sol, vu le ciel et ressenti l'atmosphère me permet de mieux entrer dans l'histoire. Et inversement le roman m'explique et me fait comprendre ce que j'ai vu.
Fan de polars, notamment de polars nordiques, j'avais bien entendu déjà lu quelques romans d'Arnaldur Indridason.
Sauf qu'en bonne française spécialiste zéro en géographie je situais l'Islande du côté de la Suède, la Norvège bref un des ces pays ou on est à tu et à toi.
Pour ceux aussi doués que moi l'Islande est une petite ile qui se situe loin, au nord ouest de l'Irlande.
C'est à dire, quand vous regardez une carte, en haut à gauche; si vous tourner le dos à la carte en haut à droite; et si vous faites les pieds au mur je ne sais pas si c'est en haut ou en bas car je n'y arrive pas...

Mais revenons à notre sujet: les gens du nord n'écrivent pas tous des polars.
Je viens de découvrir une romancière qui se nomme "Audour Ava Olafsdottir" et qui a écrit une première histoire, traduite en 2010: "Rosa Candida" que je n'ai pas lue mais qui fut un grand succès.
Par contre je viens de découvrir "l'embellie" de la même écrivaine, une sorte de road movie entre une femme et un enfant de 4 ans. Livre très agréable.
Même si son parcours ne correspond pas aux lieux visités, ce que j'ai découvert sur place me permet de visualiser ses descriptions. Ce qui est particulièrement important pour ce roman.

Cependant la principale surprise vient des 40 dernières pages, sorte de postface intitulée "Quarante-sept recettes de cuisine et une recette de tricot".
Chouette me dis-je!
Avant de partir je savais que la spécialité du pays était le mouton.
Bien entendu fiston s'était empressé de me demander de ramener du mouton fumé! J'ai beau eu faire le tour des quelques supérettes de Reykjavík je ne trouvais que de la viande fraiche ou des morceaux de poissons séchés (qui se mangent comme des ships m'a dit une vendeuse limite aimable; je dirais plutôt comme des bâtons de réglisse au goût de poisson [petit aparté dans l'aparté: l'Islande est le premier pays où on comprend mon anglais et où je comprends le leur])  
Bon finalement j'ai trouvé le mouton fumé au duty free de l’aéroport une fois dépensées toutes mes couronnes. Cela se présente sous forme de carré (contrairement au poisson de chez nous qui est plutôt rectangulaire).

Et les recettes? sur place je m'étais surtout régalée de délicieuses soupes.
J'avais même eu la chance de trouver au self du site de Geyser une soupe de mouton où les gens oubliaient de racler le fond ce qui fait que pour une somme dérisoire j'ai eu un délicieux plat de mouton aux légumes.
A ce propos de croyez pas les guides qui vous disent qu'un repas coute entre 20€ et 40€. Je n'ai jamais dépassé les 10€-12€. Quand on cherche c'est possible et même bon!
Mais pour en revenir aux recettes du livre je crois qu'on peut en éliminer quelques unes, comme les spaghettis à la carbonara, la gelée de groseille et même le hamburger maison qui n'est même pas fabriqué avec du mouton contrairement au pot au feu islandais...

Ici la recette du pot au feu la plus proche de celle du livre. Quoique ceci peut aussi être bon.
A la limite vous remplacez les viandes de nos recettes par mouton et agneau cela aura un air islandais. Pas trop de légumes car il n'en pousse pas beaucoup sur place.
Si j'y pense je vous parlerai de tomates et aussi de la guerre du mouton libre...

Assez déliré pour aujourd'hui et en attendant le prochain billet:

Bon appétit!

vendredi, mars 14 2014

Coup de gueule du jour: article 20 du JO du 13 mars 2014


A TITRE EXPÉRIMENTAL ???

"L'implantation, aux fins d'expérimentation, d'un décompteur de temps d'attente piéton est autorisée pour une durée maximale de deux ans sur le territoire de la commune de Strasbourg.
Les caractéristiques de la signalisation expérimentée, son implantation, ses modalités d'évaluation et les conditions de réalisation de l'expérimentation au regard de la sécurité de la circulation sont fixées conformément à l'annexe jointe à la présente décision."

Pourquoi tant de précautions alors que ceci existe depuis des années dans de nombreux pays?
En Chine, lors de mon voyage en 2009 j'ai même vu le décompte de temps pour les voitures en lieu et place du feu orange.

On n'hésite pas à installer partout des caméras de surveillance, encouragé par l’État qui accorde des subventions conséquentes; ce alors que leur efficacité est controversée.
Par contre, qu'un piéton puisse savoir si il a le temps ou non de traverser une route, semble poser problème à nos décideurs!
J'avoue ne pas comprendre!!!
Pour ma part cela devrait être obligatoire! Mais il est vrai que je fait partie des gens qui marchent en ville...

Pour ceux qui souhaitent lire le texte complet c'est ici (et pas trop long je vous rassure).

mardi, mars 11 2014

Islande: la pinothèque de Reykjavik


L'homme est peut être le plus intelligent des mammifères, tout au moins le croit-il.
Mais si, comme il est souvent signalé par des humoristes, son intelligence se situe en dessous de la ceinture, il a du souci à se faire!
(J'espère que vous avec remarqué que je n'ai pas écrit "homme" avec une majuscule, ce qui engloberait tous les êtres humains).

Voyez donc:

La baleine: 170cm et 70 kg.

Le cachalot

Et, et ? Mais oui l'homme


Il paraitrait que l'homme aurait la plus grande des primates: je n'ai pas vérifié...Sachez que trois messieurs ont fait don, par testament, de leur organe le plus précieux au musée. Celui-ci, qui a plus de 90 ans, est le premier.
Par contre je n'ai pas un zoom assez puissant pour photographier celle du cochon d'inde: rassurant...

Le musée est officiellement une "Phallothèque"; cependant la traduction française sur les différents cartels était "pinothèque".
Je soupçonne un facétieux visiteur français d'avoir un jour suggéré ce mot comme étant le bon terme à utiliser...
Le musée a été créé dans le petit village portuaire de Husavik avant de s'installer à Reykjavik  la capitale.

Je me suis demandée comment une telle idée avait pu passer dans l'esprit de quelqu'un? Je m'imaginais une soirée bien arrosée, durant laquelle la conversation avait viré au délire...
Que nenni, comme je l'ai découvert ici.

A vrai dire j'ai trouvé ce musée assez ennuyeux et n'ai pas admiré les 217 phallus trempant dans du formol.
Par contre tout au fond du musée 2 pièces exposant des exemplaires imaginaires appartenant au folklore islandais ou des objets d'art se rapportant au sujet m'ont plus amusée.

Lors de ma visite, ce jour là, nous n'étions que des femmes. Comme cela me faisait rire, j'ai demandé au gardien s'il en était toujours ainsi? Il m'a affirmé que non et qu'il y avait autant de personnes des deux sexes qui venaient.

Bref, ce musée me semble plus destiné aux phallologues, si tant est qu'une science phallologique existât...


lundi, mars 3 2014

Le vent se lève de Hayao Miyasaki


Rassurez vous je ne vais pas vous raconter le film, ni en faire une analyse.
Je vais juste vous donnez mes impressions en toute modestie et peut-être même un conseil: visionnez ce film sur grand écran.

Quand je vais au cinéma (assez souvent, carte UGC encourage; et ce même si il n'y a pas de cinémas UGC ou ayant en accord avec UGC dans mon département), je choisis le film par rapport à une histoire.
Je n'ai pas dépassé le stade de l'enfance et j'aime qu'on me raconte, qu'on me fasse rêver. J'aime sortir de ma vie pour en vivre une autre. Quelque soit le support: livre, ciné, théatre etc...

Or pour la première fois, lorsque ce film a commencé, j'ai été avalée par l'image. Une telle beauté de la peinture (faut-il préciser qu'il s'agit d'un dessin animé), que tout le reste est passé au second plan.
J'étais rentrée dans un musée où tout n'était que flamboyance; même les nuages noirs.

Pourtant l'histoire n'a pas démérité bien au contraire avec ce rêve d'enfant qui se réalise. Ambiance exaltante et mortifère.
Un paysage doux et la guerre sous jacente. Douceur et violence.
Des personnages suffisamment complexes avec cet héros tendre, sensible, terriblement égocentrique et par conséquent attachant.
Des questions de fond autour de la vie de la mort; des belles découvertes qui créent des calamités.

Mais pour que vous ne quittiez pas ce billet plus idiot que lorsque vous avez commencé à le lire, sachez que le titre de ce film a pour origine le poème de Paul Valéry: "Le cimetière marin".

                                    LE VENT SE LÈVE, IL FAUT TENTER DE VIVRE.


samedi, mars 1 2014

Moscou vue de la cathédrale du Christ st Sauveur

"Et voilà la surprise promise: il suffit de prendre au choix, l'ascenseur ou l'escalier, et 40 mètres plus haut nous découvrons Moscou"

Ceci est le billet commencé un soir début décembre quand j'étais enfin arrivée à accéder à  mon tableau de bord. Comme il était tard j'ai remis la suite au lendemain.
Et alors mon mot de passe fut à nouveau rejeté.
Pire: l'hébergeur de mon blog me dit que je n'existais pas.

Noël arrivant, je fus fort occupée par la préparation des cadeaux; puis par la fête elle même et la joie des réunions familiales.
Ensuite vint le temps de m'angoisser, puis de profiter, et ensuite de me reposer: papa Noël avait, pour moi, dans sa hotte, quelques jours en Islande.

Et me revoilà.

J'ai eu le temps de réfléchir... Je ne finirais pas ce billet: en haut de la cathédrale du Christ st Sauveur il y a un panorama de la ville de Moscou sur 360°.
Pourquoi je ne publierais rien de ce que j'avais prévu? Parce que le tri des photos est long à faire; les commentaires vont me demander un temps fou car, bien sur, j'ai perdu la feuille sur laquelle j'avais noté les prémices de ce que j'avais pensé écrire et montrer; et comme cela fait plus de deux ans et demi que j'ai effectué ce voyage, mon vieux cerveau a effectué un certain déstockage.

Et surtout parce que ce travail semi-scolaire m'ennuie profondément ce qui pour moi n'était pas l'objectif lors la création involontaire de ce blog.
De plus je suis prête à parier que voir Moscou de haut n'a jamais fait partie de vos rêve les plus fous. J'oserais même écrire que vous vous en fichez totalement.

Je vais toutefois clore ce séjour moscovite (faut toujours finir d'une manière ou une autre un travail commencé) en répondant à une question que j'ai entendu il y a peu: non les locataires du Kremlin ne roulent pas en Lada ou alors celle là s'est nettement améliorée depuis que j'ai laissée tomber la mienne:


La suite de ce blog? Des petits billets spontanés, plus fréquents; des coups de gueule; des coups de plaisir, des coups de n'importe quoi, des coups quoi...
Bref je reviens à mes fondamentaux: me faire plaisir, ce qui est le meilleur moyen de vous faire plaisir.
Pour l'érudition il y a wikipédia.

Enfin...si mon hébergeur le veut bien et se souvient que JELAIPA ELLE EST LA.

mardi, août 20 2013

Moscou: Cathédrale du Christ St Sauveur

Faire, défaire et refaire c'est toujours travailler!
Voici l'histoire de cette cathédrale...Oui je sais, j'avais dit que je ne ferais plus de recherches, et qu'il n'y aurait plus, sur ce site, que des photos avec des commentaires idiots.

Mais il faut reconnaitre que l'Histoire est parfois plus idiote que moi!

La construction de la cathédrale du Christ-Sauveur a démarré en 1839 à la place de l'ancien couvent de femmes St Aleg sur la colline Alexievski, face au Kremlin, et ne fut achevée qu'en 1883 c'est à dire 43 ans plus tard.
La décision fut prise par Alexandre 1er (1777-1825) pour remercier Dieu d'avoir délivré Moscou de la Grande Armée de Napoléon en 1812.
Son édification commença seulement sous le règne de Paul 1er, continua sous Alexandre II pour se terminer sous Alexandre III. Bel exemple de continuation.
Elle devint le centre de l'orthodoxie Russe à partir de 1917 grâce à l'installation du siège du Patriarcat en son sein.
Politique et religion étant souvent mêlées (et quoique puissent penser certains, cela ne concerne pas seulement l'Islam), la cathédrale fut entièrement rasée (plus précisément dynamitée)  en 1931 sur décision de Staline qui prévoyait de construire sur cet emplacement un grand palais; mais la guerre contraria ce projet.
En 1958 le grand trou fut utilisé pour construire une piscine (NDLR: il y a une certaine logique puisque le travail était à moitié fait...).
Dans les années 1990, le maire de Moscou, Iouri Loujkov, décida la reconstruction de la cathédrale d'après les plans d'origine.
La structure de base fut réalisée entre1994 et 1997, sachant qu'avant il fallut, cette fois-ci, combler le trou laissé pas la piscine Moskva ...Elle fut consacrée en 2000.

Allez, suivez moi:


Petit honneur à Alexandre II sous le règne duquel se termina la première mouture de cet édifice...

Monument érigé en 2005.

En souvenir de la piscine?

Mais revenons à notre sujet:


Petit zoom; je ne sais pas pourquoi je l'ai fait, mais cela vous montre mes capacités...


Capacités qui n'ont aucun lien avec la photo ci dessous:


Ceci dit nous attendons notre guide et on commence à s'ennuyer!



Et nous, on n'a même pas de graines à casser!

Alors ça vient?


Enfin la visite peut commencer.
Tout n'est pas photographiable, notamment le religieux.
Mais si la cathédrale a été reconstruite selon les anciens plans, il y a quelques modifications, dont le sous sol qui n'existait pas; manière intelligente de profiter un peu du trou...




Belle descente, n'est-il pas?
Où cela nous mène-t-il?

Vers une super salle de conférence de 1300 fauteuils

Quatre fois par an environ, les instances religieuses s'y réunissent.
Entre temps elle est louée pour des concerts.


Mais cela reste quand même un bâtiment religieux avec ses gourous ...

J'aime les beaux paysages, donc je ne résiste pas:

Et si c'était mieux dans le noir:


Normalement le prochain billet terminera notre voyage moscovite et vous aurez du paysage (si j'arrive à faire des choix parmi mes photos); sinon au pire il y aura plusieurs billets, car cette cathédrale nous réserve encore des surprises...

samedi, juillet 27 2013

Moscou, jour ixs: musée Pouchkine

Ce blog devient de plus en plus intermittent.
En fait je me suis piégée: après l'épopée américaine, qui m'a tant passionnée, je n'ai pas réalisé que le séjour moscovite n'était qu'un voyage touristique traditionnel; tout ce que je vous montre ici se trouve dans n'importe quel guide.
Et me voilà en train de jouer les profs, moi qui n'ai jamais eu cette vocation.
Je crois bien qu'en agissant ainsi je m'ennuie encore plus que je ne vous ennuie, et perds toute spontanéité.

STOP!
Virage à 180°...

Fini de raconter l'Histoire, mes photos servant d'illustration.
Dorénavant mes photos seront les stars et je m'amuserai à les commenter au gré de ma fantaisie et surtout à l'aide de ma mémoire trouée.
A vous de vérifier ensuite sur l'internet si j'invente ou dis vrai. 

Le jour où nous avons visité le musée Pouchkine j'avais très peur car nous avions 2 musées d'Art au programme: le matin la Galerie Trétiakov et ses icônes; le musée des beaux-arts Pouchkine l'après midi. Je trouvais la journée un peu déséquilibrée et craignais l'ennui.
Je ne vous parlerai pas de la visite du matin car je n'en ai aucune photo, mais j'ai abordé  laborieusement, ici, le thème des icônes.
Après un repas frugal, fait de ce que nous avions prélevé sur les tables du buffet du petit déjeuner, nous voilà en partance vers le musée Pouchkine.

Pour ce nous devions traverser la moscova.


En Chine, fin 2009, j'avais découvert cette manie des "cadenas" sur la grande muraille. Depuis j'en ai découvert sur les ponts de Paris. Je ne sais pas quel pays a lancé cette idée? Mais à Moscou ils ont carrément fabriqué de faux arbres pour les accrocher:

Parait que cette journée était consacrée à l'art...

Nous finîmes par arriver dans la rue du musée. Au loin une queue sans fin. Je me sentais déjà défaillir à l'idée d'attendre sous ce soleil. Il faisait sacrément chaud et épuisée par avance, je n'ai pas pris de photos. Dommage car ce qui faisait se précipiter les russes en ce lieu était une expo sur Dior; et s'il s'agissait bien du musée Pouchkine, ce n'était qu'une annexe consacrée aux expositions temporaires.

Maintenant imaginez que vous visitiez le musée d'Orsay en privé, sans faire la queue pour entrer, sans bousculade:


Allant ainsi de salles en salles:


Derrière cette sculpture vous apercevez un Bernard BUFFET

Et au hasard (c'est à dire choisi parmi mes photos les moins ratées):

Le boulevard St Michel par Jean François RAFFAELLI

La danse d'été par BONNARD

Et un flamboyant MATISSE

UTRILLO, rue du Mont-Cenis à Montmartre


Et un DERAIN

Suivi d'un LHOTE


Un LURCAT en Afrique

Il serait dommage d'oublier PICASSO


Moins connu par moi, j'aime bien Amédée OZENFANT

Celui là vous l'avez reconnu: le douanier ROUSSEAU

Si vous aimez l'art populaire je vous conseille la "Halle St Pierre" à Paris;il y a souvent des expos sympas...

Bon on va finir par du lourd au sens propre: dans l'ordre une sculpture de BONDUELLE et une de RODIN:



Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Ce n'est qu'un petit aperçu des trésors de ce musée. Mais quel plaisir de pouvoir s'y promener détendue. De plus les gardiennes étaient plus agréables que les horribles matrones du Kremlin!

dimanche, juin 9 2013

Moscou, jour4: le Kremlin

Coucou... Nous revoici à Moscou; je peux vous dire qu'en mai 2011 il y faisait très chaud...
Et oui! C'était il y a deux ans et je réalise le retard pris dans mes narrations à force de paresser.
Il faudrait que ce blog s'écrive à la voix...Au risque que vous décrochiez, fatigués par un trop plein de lecture!

Alors Moscou jour 4?
Si le jour 3 fut chargé avec la visite du parc Kolomenskoï, la cathédrale St Basile (et ses icônes), sans oublier le cirque de Moscou et une (trop) longue soirée à contempler la place rouge la nuit (dont vous avez déjà vu des photos deci-delà); le jour 4 n'a rien à lui envier puisque outre le Kremlin, nous visiterons la cathédrale St Sauveur, puis passerons une soirée qui se voulait shopping rue Arbat pour finir dans un restaurant Ouzbek avant de prendre le métro.
Mais ces deux derniers points ont été regroupés dans le billet concernant la rue Arbat...

Le Kremlin mériterait à lui seul plusieurs billets.
Un proverbe russe dit: "au dessus de Moscou, il y a le Kremlin et au dessus du Kremlin il n'y a que le ciel".
Cette ancienne résidence des tsars russes comprend un ensemble de palais et de cathédrales dont les plus anciens datent du XIème siècle.
Il restera fermé au public jusqu'à la mort de Staline en 1955.
Aujourd'hui, le Kremlin est également la résidence du Président de la Fédération de Russie.
Mais aussi un état major pour les principales administrations de la Fédération de Russie et un espace de divertissement avec un immense centre culturel pour les plus grands spectacles du Pays.



En rouge vous avez l'enceinte avec des tours, dont chacune a un nom dont je vous fais grâce...
Nous sommes sur la place rouge et à gauche vous apercevez la cathédrale St Basile que vous connaissez maintenant très bien.
A droite le musée de l'histoire.
Toujours à l'extérieur, au milieu, le mausolée de Lénine juste devant la tour du sénat; et derrière cette tour, dans  l'enceinte, le sénat (avec mon super sens de l'orientation j'espère de pas vous induire en erreur!).

Nous avons commencé par visiter le palais des armures (n°13 tout à fait au fond): photos interdites et je n'aurais jamais osé enfreindre cette règle vu les gardiennes de l'ère stalinienne qui surveillaient ce musée: pour avoir osé poser notre postérieur sur une mini marche nous avons juste eu le temps de nous relever en vitesse sans pour autant éviter les invectives d'une grosse matrone furibarde! Effrayante!
Dommage car le musée est fort intéressant puisque n'y sont pas seulement exposées des armures, mais aussi des carrosses, des traineaux, des costumes etc...En fait il abrite les trésors amassés par les princes et les tsars au cours des siècles (lien)

Après la visite du musée nous nous sommes dirigés vers "la place des cathédrales" (sur le plan tous les bâtiments que vous voyez en blanc).
Les premières églises en pierre furent démolies dans les années 1471 et remplacées par un magnifique ensemble de cathédrales et d'églises.

Il est temps de passer aux photos:



Nous sommes donc devant la place des cathédrales: à gauche une vue latérale de la cathédrale de l'Annonciation; au milieu, derrière l'arbre, on entre-aperçoit la cathédrale de l'Assomption; et à droite la cathédrale de l'Archange-Michel. On ne la voit pas sur cette photo, mais dans un renfoncement, derrière la cathédrale de l'Annonciation, se trouve l'église de la Déposition-de-la-Robe-de-la-vierge; de même qu'à droite de la cathédrale de l'Assomption, un peu en arrière se cache l'église des Douze-Apôtres.
J'espère que vous n'êtes pas perdus: mais imaginez combien il me fut difficile ces derniers jours de m'y retrouver, deux ans après avoir pris toutes ces photos, tout en notant les explications de la guide et en essayant de manger le petit en cas préparé le matin; seul repas prévu avant le soir!

Quelques précisions? En voilà:

La cathédrale de l'Annonciation: Construite entre 1484 et 1489; elle fut reconstruite en 1547 à la suite d'un incendie.


L'architecture est typiquement russe.
La porte sur la première photo est due à Yvan le Terrible, qui après son quatrième mariage fut excommunié et ne pouvait donc plus assister aux offices; d'où cette porte grillagée lui permettant de suivre la cérémonie de l'extérieur.
A l'intérieur y sont exposées de nombreuses icônes de l'école Russe.

La cathédrale de l'Assomption:
le métropolite Pierre avait prophétisé: " Si Yvan fait bâtir une église en l'honneur de l'Assomption de la Vierge, la Russie rassemblera autour d'elle toutes les terres russes"; . A partir de 1470 Yvan eut alors le désir d'en faire un symbole de puissance et entreprit pour cela des travaux pour la rendre impressionnante.

Derrière, à droite, vous apercevez l'église des douze-apôtres.

La cathédrale de l'Archange-Saint-Michel:
construite en 1505-1508, ce fut la dernière grande cathédrale construite au Kremlin. Son architecture est inspirée de la renaissance italienne. On y trouve toutes les sépultures des tsars jusqu'à Pierre Le Grand.


L'église de la Déposition-de-la-Robe-de-la-Vierge:
construite en 1484-1485 elle devait constituer une opposition à l'influence italienne par un style spécifiquement russe.


Entre l'église de la Déposition-de-la-Robe-de-la-Vierge et La cathédrale de l'Archange-Saint-Michel  on découvre le clocher d'Ivan-le-Grand:
commencé en 1502, le troisième étage fut construit en 1600; il contient 21 cloches et il est le monument le plus haut de l'ancienne Russie; 81 mètres de haut et une vision à 30 km.


Durant la période communiste ont disparus: le monastère du Miracle et le monastère de l'Annonciation; l'église St-Constantin-et-Ste-Hélène.

Au pied du clocher d'Ivan-le-Grand se trouve la plus grosse cloche du monde: "la cloche Reine" fondue entre 1733 et 1735; elle pèse 202 tonnes, est haute de  6,14 mètres et son diamètre est de  6,60 mètres; son battant pèse 6 tonnes. Lorsque le Kremlin prit feu en 1737 on arrosa la cloche d'eau froide: résultat un "petit" morceau (de 11 tonnes) se détacha; il fait la joie des touristes.


Le canon ci dessous date du 16ième siècle. Il n'a jamais servi car étant donné la taille et le poids du boulet il avait toutes les chances d'exploser! Il servait juste à faire peur en cas d'attaque...


En sortant nous avons une petite vue sur l'arsenal:


L'arsenal fut commandité par Pierre le Grand et terminé en 1736.
L'armée de Napoléon le détruisit partiellement en 1812.
Ce nouveau bâtiment, de style néo-classique fut achevé en 1838 et servait à entreposer armes et munitions.
Environ 750 canons sont alignés dehors dont quelques uns pris aux troupes napoléoniennes.
Derrière la personne qui a pris cette photo (on se demande qui?) nous découvrons:

Le Palais des Congrès: seul édifice moderne au sein du Kremlin.



Il date des années 1960 et jusqu'aux années 1980 il servait au congrès du parti communiste.
Depuis il est transformé en salle de conférence et en salle de concert; d'après notre guide, les fauteuils sont très confortables mais l'acoustique laisse à désirer.
Voilà, nous avons fait le tour, puisque ce palais des congrès est érigé à l'endroit où se trouvait le 1er Palais des armures, début de ce billet...

dimanche, avril 21 2013

De la Walkyrie à Siedfried...

Bon! Je ne suis pas une mélomane aguerrie mais une curieuse invétérée...
Sachant cela papa Noël m'a offert 3 spectacles (ses aides me gâtent toujours beaucoup et à bon escient): un one man show  (Gaspard Proust) qui m'a aidée à finir l'année; une pièce de boulevard avec, entre autre, isabelle Mergault, que la neige m'aurait fait rater si le père Noël n'était pas repassé quelques jours plus tard; et la Walkyrie à l'opéra Bastille au mois de mars.
N'ayant jusque là assisté qu'à des opéras de Mozart, j'étais, pour le coup, plutôt anxieuse. Wagner c'est du "gros" et ce ne sont pas les quelques extraits entendus, et que j'avais aimés, qui suffisaient à me rassurer...
Encore moins lorsque j'ai découvert la veille au soir  que la séance durerait de 14h à 19h!
Mais à cœur vaillant rien d'impossible, et puis un cadeau ne se refuse pas.

J'en suis revenue enthousiasmée! Au passage, pour ceux qui seraient effrayés par 5 heures de spectacle: l'opéra ne dure qu'un peu plus de 3 heures; entrecoupé de 2 longs entre-actes.
Assister à un spectacle vivant, dans une salle à l'acoustique idéale, où l'orchestre mené par un des meilleurs chefs de sa génération (Philippe Jordan), ne couvre pas la voix des chanteurs; lesquels se sont montrés aussi  de merveilleux acteurs, suscite une émotion que j'ai rarement éprouvée aussi intensément.

Dés le lendemain matin, après avoir ouï au réveil  sur France-Inter un panégyrique sur ce chef d'orchestre, je me suis précipitée sur internet et ai réservé des places pour les épisodes 3 et 4 (soit "Siegfried" et "le crépuscule des Dieux"; sachant que j'avais raté le 1er épisode de cette tétralogie qu'est  "l'anneau du Niebelung" ).

Je pars donc le 7 avril, sans crainte et remplie d'enthousiasme vers la Bastille: en passant j'admire les derniers coureurs du marathon de Paris; les plus courageux, car ce n'est pas drôle d'être en queue;



Puis un petit tour sur le marché du Boulevard Richard Lenoir

Avant d'aller me régaler d'un croque-monsieur maison, dans une brasserie d'habitués du quartier.

Et me voici prête pour un après-midi de rêve:



Pour moi, Siegfried, c'était l'histoire d'un jeune homme qui pour venger ses parents morts, forgeait son épée et allait, comme le prince charmant, réveiller "la belle au bois dormant", c'est à dire Brünnnhilde , la Walkyrie, fille du Dieu Wotan, et demie sœur des Walkyries.

Dans l'épisode 2 son père l'avait endormie, en la protégeant derrière une barrière de feu.

Le premier acte de Siegfried est présenté, dans le livret à disposition, comme un spectacle se rapprochant de l'opéra comique!
Mais de là, à nous montrer Siegfried comme un ado pataud, en pleine crise d'adolescence, qui arrive à me faire prendre en pitié son père adoptif Mime, avant que je ne le découvre fourbe lors du deuxième acte, est peut-être excessif. Le metteur en scène va jusqu'à faire renverser par Siegfried un plat de pâtes sur la tête de Mime!  Aucune élégance non plus lorsqu'il forge l'épée...
L'interprète sera fortement applaudi pour sa performance de sale gosse. Mérité car il était tout à fait convainquant dans ce rôle.

Malheureusement, à mon avis, mal dirigé, il n'arrivera pas à en sortir pour devenir le "Prince charmant" attendu au troisième acte.
Dés l'épreuve du feu, qui aurait du et pu être un moment fort du spectacle (comme, par exemple, l'initiation lui permettant de passer du statut adolescent au statut adulte), j'ai été déçue.
Le metteur en scène par une ruse absurde, l'a installé dormant sous une couverture sur des marches, au delà des flammes... A deux pas de Brunnhilde.

De fait jusqu'au bout de cet opéra, Siegfried sera représenté comme un guignol et non un héros.
Seule la musique me consolera, ainsi que les voix des chanteurs (Siegfried compris).
Au point que pendant la fin du dernier acte j'ai fermé les yeux et me suis focalisée sur le son; voir cet ado en pantacourt et chaussettes rayées s'écrier "oh! une femme" d'un air surpris et niais, alors qu'il dormait à côté d'elle et était venu pour la délivrer; le voir hésiter entre amour et désir lubrique (à plat ventre sur une sorte de table!?!)... Tout cela était trop insupportable.

Ne plus bénéficier de la traduction du texte n'était pas gênant, dans la mesure où les phrases, tout au long du spectacle, furent affichées en retard ou soudain par deux: même moi, apte à la lecture rapide, n'avais pas le temps de les déchiffrer.

En temps que néophyte j'ai hésité à écrire ce billet. J'ai finalement osé car j'ai trouvé sur le net d'autres personnes semblant aussi surprises que moi.

Était-ce un signe?
Pour "la Walkyrie", avant le spectacles des gens cherchaient des places à acheter...
Pour "Siegfried" il y avait dehors, beaucoup de personnes qui cherchaient à revendre des places...

J'espère que le metteur en scène se sera ressaisi pour le "crépuscule des dieux" d'ici le mois de juin?
Car pire que ce que je vous ai décrit jusque là: lors de "la Walkyrie" nous avions des combattants nus qui se promenaient sur la scène.
Pour "Siegfried" ils étaient, bien que nus, peinturlurés en couleurs camouflages!
Oui, je confirme: il faut vraiment qu'il se ressaisisse...

samedi, mars 30 2013

Moscou: Icônes

Mais qu'est ce qui m'a prise de vous promettre un billet sur les Icônes alors que je n'ai pu en photographier aucune?
Non pas qu'il n'y ait rien à en dire: au contraire! Non seulement j'en ai vues beaucoup, mais depuis j'ai assisté à une série de conférence donnée par madame Elisabeth Yota dans le cadre de l'université inter-âge de la Sorbonne sur le thème de "l'art Byzantin"; ce qui n'est pas sans lien avec les icônes moscovites.

Le plus simple est de commencer par la définition du mot "Icône":

J'ai été très étonnée de ne pas trouver le mot "icône" dans le petit Littré en 3 tomes datant de 1967; on n'y peut lire que les définitions "d'iconoclaste", "iconographie" etc...où seul le mot "image" au sens large est employé.
Ce qui est tout à fait logique puisque l'origine grec du mot Icône (eikon) signifie justement "image".
Par contre pour le petit Larousse (édition 2004) il s'agit bien "d'une image sacrée dans les églises de rite chrétien oriental".
Le "grand atlas universalis des religions" (1988) précise: "qu'une peinture reste une icône à partir du moment où il y a un personnage saint, avec un nimbe et signé (...) Avant le 17ième,seuls les moines pouvaient créer des icônes".
(La nimbe est, dans l'iconographie, un cercle lumineux placé autour de la tête du Christ et des saints.)
Si par contre on sort de l'histoire religieuse pour rester dans l'histoire de l'art: l'icône est un objet portatif petit ou moyen sur lequel sont représentés des sujets sacrés; qu'il s'agisse de personnes, de scènes de vie, de la nativité etc...L'usage peut-être privé ou publique.

Origine des icônes:

Les premières icônes dateraient du 4°siècle ce qui semble cohérent puisque c'est en l'an 325 que le premier concile oecuménique de Nicée, reconnaissait une responsabilité particulière à l'église de Rome dans la sauvegarde de la doctrine orthodoxe.
Mais aucune icône de cette période ne fut retrouvée. On sait que dés le 4°siècle l'église commence à s'inquiéter de l'idolatrie qui peuvent engendrer les représentations de Dieu. Le problème se pose alors pour l'image du Christ: est-il un Dieu ou une divinité? Il est interdit de représenter Dieu

A ses débuts l'église s'est reposée sur les anciennes croyances pour s'installer. C'est ainsi que l'image de Zeus a parfois inspiré le portrait du Christ sur les premières icônes. De même il n'a pas toujours été barbu tel que représenté depuis des siècles
Les premières icônes retrouvées datent du 6° siècle (soit 2 siècles après leur supposée invention) et font partie de la collection du monastère Sainte Catherine du mont  Sinaï comme ci-dessous "le Christ Pantocrator" qui serait la plus ancienne connue à ce jour:

Le Christ bénit de la main droite et indique la route à suivre, tenant son évangile dans la main gauche.

Un Christ plus emblématique est le Christ "Acheiropoietos" qui signifie "pas peint à la main". Selon la légende il aurait essuyé son visage avec un drap.
En cherchant sur le net j'en ai trouvé plusieurs représentations différentes:

dont celle ci qui daterait des années 1100 et se trouve dans la galerie Tetriakov à Moscou

Ce qui nous permet de revenir en Russie et son Histoire religieuse

En 553 le deuxième concile œcuménique des églises orientales, dit concile de Constantinople, fut un concile de rupture avec l'église romaine. Je vous passe les détails, mais pour faire reconnaitre sa primauté Constantinople se désigna comme "Nouvelle Rome".
En 987-988 le prince Vladimir fit adhérer au Christianisme un nouvel Etat  créé sur les bords du Dniepr avec comme capital Kiev et dont le nom était Rous'
Sautons maintenant encore quelques siècles: les églises orientales étaient régies par une "Pentarchie" (c'est à dire 5 patriarches) dans l'ordre: Rome,  Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem. 
Rome  étant de fait exclu en tant que siège des églises orientales, on en est venu à reconnaitre comme élément de la pentarchie le patriarcat de "Moscou et toutes les Russies" institué en 1589. (j'ai beaucoup résumé...)

Et donc pour en venir à notre sujet, la vénération des Icônes est pour les orthodoxes un dogme de la foi.  et on en trouve dans toutes les églises.
Les premières apparaissent en 988, dés l'adhésion au christianisme.
Une des plus anciennes et des plus célèbres est "la Vierge de Vladimir" maintenant exposée dans la galerie Tetriakov:

La vierge de Vladimir est une Vierge Eleoussa ou de la tendresse: le visage de la mère est proche de celui de l'enfant. Jésus est sur le bras droit et le pied gauche de l'enfant est retourné.(pour plus d'explications cliquer sur le lien)

L'âge d'or des icônes russes se situe au moment de l'unification de l'Etat russe (aux 15° et 16° siècle) où l'école de Moscou devient une des plus prestigieuse grâce à 3 peintres: Théophane le Grec (moine  formé au mont Athos et à Constantinople), Andreï Roublev son élève et Dionissi un laïc d'origine noble.
Chaque icône se doit d'être différente.

Au 17°siècle l'art occidental influence l'iconographie et l'uniformise peu à peu.

Avant de vous mettre des liens vers 2 sites  sur lesquels vous découvrirez des icône russes, quelques clés de lecture découvertes dans le guide vert édition 2010 et résumés ici:

Les visages: sont basanés(rappel de la terre) et sont de face sauf ceux qui ne sont pas des saints et qui sont de profil.
Le corps est allongé
Les fonds dorés symbolisent le rayonnement terrestres des saints représentés.
Rouge et pourpre sont les symboles de la divinité
Vert et bleu le symbole de tout ce qui est terrestre

Et voici 3 liens

Quelques images de l'intérieur de la cathédrale St Basile ici

Une expo datant de 2010 sur "la sainte Russie à l'honneur au Louvre"
Qui n'est qu'un petit morceau de ce site pour ceux qui veulent en savoir encore plus:vous n'avez plus qu'à naviguer...

En tous cas aucune promesse pour le prochain billet: j'ai trop ramé pour celui là et sans chocolat je serais toujours devant ma page blanche à me demander par où commencer.

Pour ceux qui veulent faire des commentaires (hélas trop peu nombreux) je filtre mais vérifie tous les jours. De préférence évitez les pseudos ressemblant à une pub anglophone (n'est ce pas jeveupa...) car j'en reçois plus de 50 par jour et je ne voudrais pas rater votre prose si rare...

mercredi, mars 13 2013

Moscou, jour3: cathédrale Basile-le-Bienheureux extérieure

Cette cathédrale, fut construite sur ordre d'Ivan le Terrible, entre 1552 et 1561 pour commémorer sa victoire définitive sur les tartars, par la prise de la ville de Kazan, le jour de la fête orthodoxe de l'Intercession de la Vierge.
Fête qui aurait été instituée en 1164 par le Prince Andreï Bogolioubski. Comme la plupart des célébrations religieuses créées, elle coïncidait avec des fêtes païennes comme ici la fin des travaux des champs; par conséquent elle était très prisée par le peuple.

La nouvelle église est officiellement baptisée "Cathédrale de l'Intercession-de-la-Vierge"; mais elle est généralement désignée sous le nom de Saint-Basile-le-Bienheureux en souvenir d'un ascète, simple d'esprit, dont les restes sont enterrés à l'intérieur. Elle comprend 9 chapelles, la dernière ayant été construite pour Basile le Bienheureux. 

(Basile le Bienheureux
ou Vassili (connu aussi comme saint Basile, Basile le fol en Christ ou Basile le Béni, en russe Васи́лий Блаже́нный) est un saint de l'Église orthodoxe russe né de parents serfs en 1469 à Elokhovo, près de Moscou. On situe son trépas en 1551, ou le 2 août 1552 ou en 1557, à Moscou. Il fut canonisé vers 1580. Il est fêté le 2 août.)Source Wikipédia

La légende dit qu'Ivan le Terrible fut si émerveillé par la beauté de l'édifice qu'il fit crever les yeux de son auteur pour que l'artiste ne put plus jamais reproduire un tel chef d'oeuvre...

Mais place aux photos:



En 1583 les dômes d'origine en forme de casque, furent, à la suite d'un incendie, remplacés par des bulbes striés ou à facette. Ce n'est en 1670 que les dômes ont été peints de multiples couleurs. Auparavant l'église était rouge et blanche avec des dômes dorés.
Le dôme bleu et blanc est celui de la chapelle St Cyprien, fêté le 2 octobre, le lendemain de l'assaut final.


Le plus haut clocher coiffé d'un chatior éclaire la chapelle centrale de l'Intercession, par ses vitraux.


Quelques gros plans:



Et la photo à ne pas prendre:


Vive la fée électricité...

La nuit on est sauvé!





Et pour ceux qui veulent plus de précision, c'est ici!

Les photos étaient interdites à l'intérieur de l'église, mais je vous dirais 2 mots sur le musée d'Art Historique et les icônes la prochaine fois (avec quelques liens et peut-être 1 ou 2 photos...)

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